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Ton père et ami dévoué. Lettres de Jules Lelorrain, magistrat, à son fils Edouard, médecin militaire
Tanguy Jean-François ; Faure Raymond
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753522466
Jules Lelorrain, magistrat provincial sous le Second Empire, fit une carrière très honorable alors même que son positionnement républicain, bien connu de ses supérieurs, le plaçait un peu en marge des juges et procureurs de l'époque. Très tôt séparé (géographiquement) de ses deux fils, il entretint avec eux une correspondance suivie, presque hebdomadaire, échange représentant au total plusieurs milliers de lettres dont la plupart ont été conservées. On a sélectionné, au sein de cet immense corpus, les lettres envoyées par le père à son fils Edouard, étudiant puis médecin militaire, entre le 1e' janvier 1867 et la fin de 1871. L'intérêt de cette correspondance est considérable. Correspondance privée d'abord, plongée surprenante dans la vie quotidienne d'un notable désargenté mais entretenant avec assiduité un réseau social très développé, très varié, de parents, amis et connaissances, parlant simplement à son fils de promenades, excursions, vacances, mais aussi de ses difficiles relations avec sa femme - qui n'est pas la mère d'Edouard, de sa santé propre comme de celle des autres, d'argent, de questions de carrière (la sienne, celle d'Edouard, celle d'Eugène, le fils aîné). La liberté et la franchise des propos sont étonnantes et sans doute peu communes, tranchant avec le ton parfois compassé de nombre de correspondances privées anciennes. Mais, au-delà de ces peintures presque balzaciennes, de ces scènes de la vie de province, ces lettres abordent des questions d'un autre niveau. Les années 1867-1871 sont cruciales : vains efforts de libéralisation de l'Empire, affrontements politiques et sociaux, "guerre folle" de 1870, effondrement de la France, guerre civile... De tout cela et aussi de la religion et de la nature de la vie humaine en général, le père et le fils s'entretiennent avec la plus grande confiance, alors qu'ils ne sont pas en accord parfait. Jules, voltairien, spiritualiste, modéré s'oppose à Edouard, athée, radical, intransigeant - et ces dissensions font l'objet de débats parfois vifs sans compromettre aucunement les relations chaleureuses qu'entretiennent le père et le fils. C'est ce ton de liberté, cette absence de retenue, cette ouverture d'esprit rares qui font de ces lettres un document exceptionnel.
Résumé : Découvrez comment la police a développé puis perfectionné l'idée d'une brigade antigang compétente sur le théâtre national, pour en faire une unité de gestion de crise, devenue une référence en matière de contre-terrorisme. Fondé par l'emblématique Robert Broussard et Christian Lambert (qui fut ensuite chef du service), le RAID a acquis ses lettres de noblesses en effectuant des centaines d'interpellations de criminels dangereux et de terroristes basques, corses et islamistes. C'est cette unité qui a arrêté les quatre chefs d'Action Directe (1987), ou encore "Human Bomb", responsable de la prise d'otage d'une vingtaine d'enfants de la maternelle de Neuilly (1993). Le RAID a également neutralisé Mohamed Merah (2012) et Amedy Coulibaly, qui avaient pris en otage les clients de l'Hyper Casher (2015). Le livre rappelle aussi comment il a été confronté à des islamistes à Roubaix (1996) lors de véritables combats de guerre, mais aussi comment il protège les personnalités exposées en France, et les ambassadeurs à l'étranger.
Résumé : Créés en 1956, les commandos parachutistes de l'air sont, dès leur fondation, pensés comme un trait d'union entre ciel et terre. Appartenant à l'armée de l'air, ils opèrent le plus souvent à terre : ils doivent prolonger l'action des aviateurs sur le sol. Le général de Mauricourt qui est à l'origine de ces unités expliquent ainsi ce concept novateur : "Il est plus facile à un oiseau de marcher qu'à un serpent de voler". En soixante ans d'existence, les commandos parachutistes de l'air sont devenus incontournables : c'est eux qui assurent la désignation d'objectifs et le guidage laser des munitions pour le commandement des opérations spéciales, c'est eux qui sont chargés de récupérer les équipages des avions tombés en zone ennemie, c'est eux encore qui sont chargés d'assurer le balisage et la sécurisation des pistes d'atterrissage lors des opérations les plus périlleuses?. Grâce à plus de 200 photographies et à de nombreux témoignages inédits, ce beau-livre fait découvrir les métiers et les missions des commandos parachutistes de l'air.
La célèbre lithographie d'Honoré Daumier qui orne la couverture de ce volume est à la fois éclairante et injuste. Eclairante, car elle est l'illustration caricaturale mais réelle de l'irruption des ruraux dans la vie politique des Etats-nations en formation au XIXe siècle. Le vote, les clivages partisans, la campagne électorale deviennent une composante importante d'une vie sociale campagnarde qui en était jusqu'alors éloignée. Injuste, car elle reflète bien l'idée qu'avait la classe " éclairée " des villes de l'inculture de ruraux, de rustres, presque vus comme des sortes de " sauvages ". Le " bibiscite " se situe au c?ur d'un drame qui en cent ans va bouleverser une société très ancienne, nullement immuable - rien ne l'est - mais qui n'avait jamais connu évolution aussi rapide. Paradoxalement, on assiste dans les nations d'Europe occidentale à une modernisation des techniques, des marchés, des habitudes politiques, des m?urs, du langage, de la culture quotidienne des ruraux - alors même que le nombre de personnes concernées va d'abord lentement décliner puis, les grands bouleversements guerriers du XXe siècle aidant, entamer un effondrement rapide qui prendra aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale figure de cataclysme. Aux alentours des années 1830-1870, la civilisation paysanne millénaire qui avait façonné l'histoire de l'Europe depuis le néolithique connaît un apogée ultime et brillant. Puis, le basculement se produit, laissant certains incrédules : Jules Méline annonce le retour à la terre et la fin de l'exode rural remplacé par l'exode urbain. Il ne pouvait deviner que ce dernier serait celui des propriétaires de résidences secondaires. Ce siècle de bouleversements définitifs est ici évoqué à travers quelques contributions diversifiées qui sont autant de coups de projecteur sur le " théâtre des champs ".
Résumé : Ultime recours de la police, le RAID est appelé lors des crises les plus graves : cette unité d'élite, référence en matière de contre-terrorisme, intervient dès que la vie de citoyens français est en jeu. Fondé par l'emblématique Robert Broussard et par Christian Lambert (qui fut ensuite chef du service), le RAID a acquis ses lettres de noblesse en effectuant des centaines d'interpellations de criminels dangereux et de terroristes basques, corses et islamistes. C'est lui qui a arrêté les quatre chefs d'Action directe (1987) et qui a délivré les enfants de la maternelle de Neuilly pris en otage par Human Bomb (1993). Ce sont ces policiers qui ont neutralisé Mohamed Merah, le tueur de l'école Ozar-Hatorah (2012) et Amedy Coulibaly, le preneur d'otages de l'Hyper Cacher (2015). Grâce à une vingtaine de témoignages d'acteurs de premier plan et à de nombreuses photographies inédites, Le RAID, 30 ans d'interventions fait découvrir, de l'intérieur, cette unité hors normes. Cet album plonge le lecteur dans le quotidien de ces héros anonymes (sélection, entraînement, spécialités?) et fait revivre trente ¬ans d'opérations, des plus célèbres aux plus secrètes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.