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De bronze et de pierre dure. Un cadeau espagnol à Napoléon
Tamisier-Vétois Isabelle ; Beyeler Christophe ; Du
FATON
19,00 €
Épuisé
EAN :9782878441833
En avril 1808, Napoléon convoque à Bayonne Charles IV et Ferdinand VII d?Espagne. Le père et le fils se disputent la couronne et Napoléon les départage en nommant roi son propre frère Joseph, rappelé du royaume de Naples. C?est en vain que Charles IV a apporté dans ses bagages un cadeau somptueux : le surtout ou centre de table créé pour la "Casa del Príncipe" du palais de l?Escorial. Ce surtout, qui exprimait symboliquement la puissance de la monarchie des Bourbons, était un magnifique exemple du savoir-faire de la manufacture madrilène du Buen Retiro. Cet objet spectaculaire, constitué de pierres dures enrichies de bronze doré, d?intailles et de camées, fut incompris et dédaigné par les Français. Décision fut prise de démanteler l?ensemble, de restaurer certains éléments et d?en transformer la plupart. Intervinrent alors le sculpteur mosaïste Belloni, le bronzier Thomire et les horlogers Lepaute et Bailly. Les éléments provenant du surtout dépecé furent répartis entre les Tuileries, Fontainebleau, Trianon, Meudon et le Garde-Meuble impérial.
Cacher, protéger, ranger, tels sont, parmi d'autres, les services qu'un meuble peut rendre. A l'occasion de l'achèvement de la restauration d'un secrétaire à secrets de Martin Guillaume Biennais, le Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau fait découvrir, autour de ce meuble unique à travers les salles d'exposition permanente, une quarantaine de meubles et objets à secrets. S'il est un meuble des plus appropriés à soustraire aux yeux indiscrets papiers, billets galants ou argent, c'est bien le meuble à la mode dans les demeures du XVIIIe siècle le secrétaire, dont le nom même indique la principale fonction tenir au secret.
Les textes rassemblés ici étudient quelques situations où l'opinion et l'information se renouvellent mutuellement. Elles se relaient, puisque l'une reprend l'autre, et se critiquent pourtant, dans la mesure où cette reprise n'est jamais mécanique, bête comme une rumeur. Des images de l'actualité politique française, sur le web, dans la presse ou par les photographies officielles, jusqu'aux possibles imaginaires qu'ouvrent les pratiques artistiques, en passant par les ex-voto mexicains, le théâtre de Shakespeare ou l'exigence d'une philosophie de l'Histoire contre les terreurs, ces analyses montrent comment travaillent, de manière chaque fois particulière, les ressorts de la propagation de l'opinion, sans propagande.
Sabine Tamisier fait entendre ici la voix de Nina en guise d'épilogue ou de "lendemains" à La Mouette d'Anton Tchekhov. Nina est à Yelets et joue Ophélie dans Hamlet. Ce soir, le journal lui annonce la mort de Treplev qui l'a aimée et qu'elle a laissé. Il fait nuit, il neige. Nina part. Elle croise ceux qui l'ont connue : Arkadina, Trigorine, Medvedenko, Dom... Nina est traversée par leurs voix. Fantômes ou rencontres ? Traverses. Elle marche, chute, se relève, à l'aube arrive et rage. Rend ce qu'elle doit à Treplev pour encore marcher, avancer, jouer et se tenir debout, longtemps. Un monologue parcouru de voix, des fantômes, Hamlet, La Mouette, Tchekhov... c'est un hymne au théâtre qu'entonne Sabine Tamisier. Et c'est une déclaration d'amour à Nina, archétype du personnage tchekhovien et de l'actrice engagée. Une partition majeure et une écriture empathique qui laisse sourdre l'exaltation russe.
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
Comment soupçonner, en visitant aujourd'hui le domaine de Chantilly, qu'une des plus grandes orangeries de la France des XVIIe et XVIIIe siècles, édifiée par Jules Hardouin-Mansart, et son parterre, luxuriant et enchanteur, dessiné par André Le Nôtre, comblaient les sens aiguisés des visiteurs ? Ce bâtiment, né en 1683 de la volonté de l'illustre Grand Condé et de son fils, Henri-Jules, fut durant plus d'un siècle, et jusqu'à sa démolition en 1799, une insolente intrusion exotique en terre picarde. Le présent ouvrage, sur un sujet totalement inédit, s'appuie sur l'étude récente d'archives ainsi que sur l'analyse des plans et de l'iconographie connus. Il restitue à la fois l'existence et le fonctionnement d'un lieu prestigieux, à l'image des princes de Condé, et les trésors de savoir déployés à Chantilly pour y cultiver orangers et autres arbustes délicats.
La partie de l'orfèvrerie la plus répandue et utilisée est sans conteste le couvert et la coutellerie, que nous soyons en famille, seuls ou entre amis, dans la cuisine, la salle à manger ou au restaurant. En présentant d'abord le couvert modèle " filet ", très connu de nos grands-parents, l'ouvrage entend présenter un grand nombre de pièces individuelles et de pièces de service, dont nombre ne sont plus utilisées aujourd'hui : serpes à glace, cuillers à verre d'eau, pelles à foie gras et fourchettes à mangues, parmi tant d'autres. Il illustre également les diverses tendances qui ont marqué l'évolution du couvert : des plus japonisantes à l'Art Nouveau fin de siècle. Ce livre n'est pas un simple répertoire de couteaux, cuillers et fourchettes, mais bien davantage un témoignage de l'art de vivre et des arts de la table.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.