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Le hérisson et le renard : une piquantes alliance
Tamba Irène
KLINCKSIECK
29,00 €
Épuisé
EAN :9782252038390
La mention la plus ancienne de ce couple aussi énigmatique que paradoxal remonte à un aphorisme du VIIe siècle avant J.- C., consigné dans un vers isolé d'Archiloque, le premier poète lyrique grec : "II sait bien des tours le renard. Le hérisson n'en connaît qu'un, mais il est fameux". Et son dernier avatar date de 2002, dans l'ouvrage posthume du biologiste paléontologue, Stephen Jay Gould, Le renard et le hérisson. Union d'un symbolisme fluctuant. A la Renaissance, Erasme ressuscite le proverbe grec'sous un habit latin en opposant les multiples ruses du renard à l'unique niais imparable stratégie du hérisson, qui se roule en boule. Au XXe siècle, le philosophe essayiste oxfordien, Isaiah Berlin, réhabilite l'image d'Archiloque pour distinguer deux catégories antithétiques de penseurs et d'écrivains : les hérissons, monistes, face aux renards, pluralistes. Au début du XXIe siècle Gould veut dépasser la dichotomie de Berlin et rabibocher le renard et le hérisson, en les prenant pour emblèmes de la divergence et de la complémentarité des sciences et des lettres. Irène Tamba mène une véritable enquête retraçant le parcours sinueux où se croisent des problématiques telles que l'usage de mêmes noms pour certains animaux terrestres et marins ou encore la classification des animaux et leurs dénominations populaires ou scientifiques.
Georges Balandier est un grand anthropologue et sociologue français auquel de nombreux hommages solennels ont été rendus un peu partout sauf, à notre connaissance, en Afrique et par des Africains, malgré tout ce qu'il a fait pour ce continent en tant qu'africaniste. L'Afrique doit beaucoup à Georges Balandier. Il convient de signaler, pour commencer, qu'il a largement participé en son temps au mouvement anticolonialiste aux côtés de grands intellectuels d'alors gravitant autour de la revue "Présence africaine". Outre le fait qu'il a participé à la création de cette revue, il y a publié des articles antiracistes et anticolonialistes alors remarqués. Durant cette période et par la suite, il a contribué à faire connaître les cultures africaines, en particulier leurs littératures et leurs arts. Les plus grands apports de Georges Balandier ne se trouvent cependant pas là mais ailleurs, à savoir la recherche scientifique. En effet, il a fait partie des premiers africanistes français avant d'en devenir la figure de proue. Pour commencer, disons qu'il a contribué à la création des premières institutions de recherche africaines en sciences sociales tant en Afrique de l'Ouest qu'en Afrique centrale. Ce qu'il faut cependant retenir, ce sont surtout ses propres travaux de recherche. Ceux-ci constituent le principal domaine de son apport dans la mesure où il a contribué à la connaissance des sociétés africaines aux points de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension.
Après les indépendances africaines, les autorités politiques considéraient la sociologie comme une discipline bourgeoise, inutile et incapable d'apporter des solutions à leurs urgences. Elle est alors considérée comme une discipline de subversion ou un produit du marxisme-léninisme. Cependant, depuis les années 90, elle vit une phase nouvelle de son histoire caractérisée par l'organisation de colloques et de création de départements de Sociologie dans les universités sénégalaises. Voici l'évolution de cette discipline dans le contexte sénégalais.