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Al Jazeera. Liberté d'expression et pétromonarchie
Talon Claire-Gabrielle
PUF
20,50 €
Épuisé
EAN :9782130586197
La liberté d'expression: un privilège démocratique? La création d'une chaîne d'information pluraliste dans une pétromonarchie de la péninsule arabique laisse perplexe. Pourtant, la plus populaire des chaînes arabes s'est rapidement imposée dans le paysage médiatique mondial, au point de devenir une source d'information de référence sur la scène internationale, même pour ses concurrentes occidentales.Comment expliquer qu'Al Jazeera se soit affirmée comme un espace de liberté alors qu'elle était dépendante de la famille régnante du Qatar? Comment interpréter la création par l'État d'un média pluraliste dans un système politique dominé par une oligarchie tribale où les institutions démocratiques n'existaient pas encore? Comment la chaîne a-t-elle pu relayer pendant des années les aspirations démocratiques des peuples du Moyen-Orient allant jusqu'à jouer un rôle crucial dans la diffusion des révoltes tunisienne, égyptienne et libyenne sans menacer le régime de l'Émirat? Jusqu'où a-t-elle relayé la politique étrangère du Qatar? A-t-elle occulté ses affaires intérieures? Comment la société locale a-t-elle réagi à la chaîne? Plus de dix ans après le lancement d'Al Jazeera, ces questions sont restées largement irrésolues. La diffusion de vidéos d'Al-Qaida par des studios situés à quelques dizaines de kilomètres du Commandement central américain dans le Golfe reste à cet égard le plus célèbre des paradoxes de ce média hors normes.Ce travail précurseur, fondé sur une analyse exhaustive des émissions de la chaîne arabe et des entretiens sur le terrain avec de très nombreux acteurs et témoins, montre comment, au sein d'une monarchie tribale, a émergé un discours médiatique pluraliste qui a su efficacement concurrencer les normes de production de l'information du journalisme occidental.
PrésentationCarole Talon-HugonÉtudesGisèle Sapiro, Aux origines de la modernité littéraireDominique Chateau, L'éthique dans le contexte de la dé-définition de l'artAlessandro Giovannelli, Pour une critique éthique des moyens de production des oeuvresPaul Ardenne, L'avenir éthique de l'artRuwen Ogien, De la réprobation morale à la répression pénaleNathalie Heinich, Éthique et art contemporainSophie Djigo, L'écrivain comme « tâche de l'humanité »Patrick Marcolini, Les situationnistes et le dépassement de la moraleRonald Shusterman, Olafur Eliasson et la métaéthique de l'artJérôme Meizoz, Éthique du récit testimonial, Annie ErnauxVariaJerrold Levinson, Plaisanteries immoralesJean Robelin, Saillies et orifices du corpsH. Maibom et J. Harold, Sans goût: l'art et le psychopatheMaryvonne Saison, Le théâtre et le souci du communAnne Sauvagnargues, L'éthique de l'ornement... Riegl et WorringerMiguel Egana, La vie comme l art, l'art comme la vie: expressionniste ou dandy? Claude Thérien, La pratique valéryenne du savoir-pouvoir faireJérôme Glicenstein, La rhétorique au muséeVu, lu et entenduCharlène Dinhut, Suspended Spaces #1, depuis FamagustaOndine Bréaud-Holland, Philosophie de la scèneMaud Hagelstein, Survivance des luciolesMaud Hagelstein, Why Photography Matters as Art as Never BeforeValérie Glansdorff, Mimésis, Approches actuellesGilda Bouchat, Penser l'art, Histoire de l'art et esthétique Résumés, auteurs
Résumé : Méprisé et taxé de toutes les fainéantises ou intellectualisé à l'extrême, l'art du XXe siècle aura modifié l'ensemble des paradigmes : les codes ont éclaté, les artistes se sont multipliés et les oeuvres d'art elles-mêmes ont semblé disparaître. Caractérisé par une succession accélérée des mouvements d'avant-garde, par une prolifération de pratiques nouvelles, d'oeuvres singulières et inclassables ainsi que par une extraordinaire production discursive (manifestes, écrits d'artistes, etc.), le siècle dernier apparaît comme l'un des moments les plus riches et les plus prolifiques de l'histoire de l'art. En opérant une déconstruction de l'idée d'art, telle que définie par la modernité autour des notions de talent, de goût, de beaux-arts et de contemplation désintéressée, les artistes ont ouvert la voie à une " artification " généralisée jusqu'à produire une paradoxale " désartification " de l'art. Pour comprendre ces mutations, Carole Talon-Hugon analyse conjointement les oeuvres et leurs discours, de l'avant-garde dadaïste jusqu'à la montée en puissance des industries culturelles et des technologies digitales.
Résumé : Comment juger d'un tableau ? Que dire de l'émotion ressentie devant une oeuvre d'art ? Si le beau et l'art sont des sujets philosophiques anciens, l'esthétique en tant que discipline indépendante dotée d'un objet autonome n'apparaît qu'au XVIIIe siècle, lorsque les notions d'art, de sensible et de beau se sont liées entre elles. De Platon à Michel Henry en passant par Kant ou Adorno, cette discipline semble difficile à définir. Est-elle une critique du goût, la théorie du beau, la science du sentir, la philosophie de l'art ?
Présentation de l'éditeur Au Moyen Âge, les arts se déploient dans un univers mental très différent du nôtre, et selon des catégories (celles d'« arts mécaniques » et d'« arts libéraux », par exemple) et des formes (pensons aux genres théâtraux des « mystères » et des « miracles », ou bien au genre littéraire de l'hagiographie) qui pour nous sont insolites. La production picturale et sa réception sont marquées par les écrits de Plotin puis par la synthèse du néo-platonisme et de la pensée des Pères de l'Église. La querelle des images qui agite le monde byzantin au VIIIe siècle montre l'incidence des réflexions théologiques sur la production picturale et permet de comprendre les contraintes stylistiques de la peinture d'icônes. La Renaissance est non seulement marquée par des nouveautés stylistiques remarquables, mais aussi par des changements considérables dans la manière de penser ces pratiques (qui cessent d'être vues comme des arts mécaniques), leur enseignement (création des Académies), leurs acteurs (invention du mot « artiste »), et la production artistique de l'Antiquité (apparition des premières collections et débuts de l'histoire de l'art).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).