Les frères de Flore lui ont offert un stage de yoga. Impatiente à l?idée de passer trois jours hors du temps au ceur de la Bretagne, elle décide d?embarquer son amie Flora dans l?aventure. Une fois sur place, les deux sémillantes quincagénaires retrouvent Didier, un professeur hors pair à la personnalité lumineuse, pleine de gaieté, d?amour et de spiritualité. Au sein d?un groupe hétéroclite d?amateurs, elles découvriront les vertus de cette pratique de plus en plus convoitée !Guidées par leur mentor, les deux femmes s?essaieront entre autres à la méditation, au chant - très important dans le yoga - ou encore à des postures physiques pour le moins étonnantes. De la philosophie non-violente à l?alimentation végétarienne, ce stage intense et convivial aborde chacun des points essentiels du yoga.La mise en parallèle avec des flash-backs de leur vie parisienne, automatique et stressante, rend le constat d?autant plus saisissant : cette expérience leur a permis de se recentrer sur elles-mêmes ! Trois jours de partage et de bonne humeur durant lesquels se tissent également des relations amicales.Une aventure humaine pleine de découvertes et? de courbatures !Notes Biographiques : Après une expérience de cadre de l?industrie et du conseil, Flore Talamon a publié une douzaine de romans jeunesse et deux romans graphiques en tant que scénariste (Nathan, Delcourt, Steinkis), sous le pseudo Claire Dallanges.En parallèle de Ommm, sur les chemins du Yoga, elle prépare également un album sur les lanceurs d?alerte, chez Delcourt. Flore est aussi enseignante de scénario et coach au CESAN, à Caen. Après une première carrière professionnelle d?ingénieur, Flora est aujourd?hui psychologue dans un hôpital de jour pour adolescents. Grande amatrice de bandes dessinées. Ommm, sur les chemin du Yoga est son premier projet en tant que co-scénariste. Diplômée de l?Ecole des Beaux-Arts d?Angoulême, Savine Pied s?est rapidement spécialisée dans le domaine de l?enfance : albums illustrés, illustrations de presse, livres d?activités manuelles, ou encore jeux (Père Castor, Nathan, Fleurus, Belin, Djeco?). Elle a ensuite développé une activité d?illustratrice sur le web, avant de réinvestir la BD et de suivre une formation au CESAN. Depuis, elle a signé un premier projet de BD et développé un projet personnel autour des relations toxiques. Elle pratique le yoga et l?ayurvéda.
Avec Vol-ce-l'est, "quelque chose encore troué bossu avec deux bras l'écart du ciel", oui, quelque chose "entre hébétude et vertige" qui malmène la syntaxe sur fond de paysage calciné. Nous la suivons ici sur les ruines de Pompéi, ruines prétexte à ce long poème en trois strates : flux de conscience, histoire antique et bien sûr, ce qui est, là, sous nos yeux, et qui rejoint l'universel.
Recueil de courtes chroniques, diptyque photo/texte pour se laisser questionner sur des situations de vies professionnelles ou personelles et ouvrir de nouvelles perspectives. Le détour par une approche sensible et visuelle, permet de développer au fil des chroniques un regard créatif sur les évènements et incite à passer à l'action.
1995, Tchétchénie. Des populations meurtries sont poussées hors de leur pays par une stratégie de la terreur. Volontaire de MSF France, Béatrice Sagot est sur la frontière, en Ingouchie, pour les accueillir dans des camps. Pour ce médecin de l'action humanitaire, qui compte déjà un an d'expérience en Guinée Conakry, il s'agit seulement d'une mission d'assistance médicale, à des réfugiés, dans une zone sécurisée. Tout se passe aussi bien que possible, jusqu'à ce matin du 8 avril... Ce jour-là, le village tchétchène de Samachky, tout proche, est la proie des militaires russes et des mercenaires. Alertée par le bruit du canon, Béatrice Sagot veut intervenir, sauver ce qui peut encore l'être. Mais elle est arrêtée à un barrage militaire russe, à portée de vue des maisons où, après le passage des chars, les paramilitaires se livrent au pire sur les femmes et les enfants. Elle n'a droit qu'aux regards, chargés de souffrance, des hommes qui ont réussi à fuir. De retour en France, elle va progressivement connaître les nuits sans sommeil, les angoisses, l'hyperactivité, l'hypervigilance et aussi la profonde tristesse du syndrome de stress post-traumatique. Ignorante du mal qui la ronge, en quête seulement d'apaisement, elle ira de psychologues en psychiatres, de traitements médicamenteux en hospitalisations. Sans succès, pendant six longues années d'errance. Revenue enfin à la vie, elle témoignage aujourd'hui pour ceux qui se destinent à l'action humanitaire ; pour ceux aussi, du corps médical, qui sont appelés à recevoir ces hommes et ces femmes qui rentrent de mission pareils à des naufragés...
Avec grâce, poésie, simplicité et érudition, Etienne Appert conte l'origine du dessin, sa signification, sa raison d'être. "Pourquoi tu dessines ? " demande un jour un enfant à Etienne. Pour répondre à son questionnement, l'auteur choisit d'emprunter ce qu'il nomme la rivière d'encre : celle qui coule depuis le tout premier trait. La légende veut que le premier dessin ait été tracé en Grèce bien avant l'antiquité, par la main d'une femme qui voulu accrocher sur le mur de sa maison l'ombre de son aimé. C'est son histoire que nous suivons, mêlée aux souvenirs de l'auteur et à ceux de l'enfant qui l'accompagne. Et, pour un bout de chemin, François Boucq et Edmond Baudouin leur serviront de guides. Dessiner, mais pour quoi alors ? Pour laisser quelque chose dans l'au-delà, nous qui sommes mortels ? Pour donner forme à l'innommable ?
Polly Amorous, artiste burlesque new-yorkaise et Molly M. Morris, gérante d'un café à Oakland en Californie ont un grand nombre de points communs : elles sont toutes les deux rondes, ont toutes deux un vagin particulièrement petit, ont toutes deux été adoptées, avec la même date de naissance, mais ne se connaissent pas... Du moins pas encore ! Alors que les deux femmes, continuent à prendre du poids chacune de leur côté, un étrange phénomène se produit... L'augmentation respective le leur "chakra du Mulhadara" semble à l'origine de distorsions étranges de l'espace temps, autour leur pelvis. Suite à une séance de masturbation, le vibromasseur de Polly se retrouve aspiré dans son vagin, pour se retrouver dans celui de Molly... Une histoire totalement loufoque et échevélée où le vagin des deux femmes se retrouvent connectés comme la porte magique du monde de Narnia !
Franck est considéré comme un des plus grands architectures de son temps. Rongé par la culpabilité quitte à un terrible accident sur l'un de ses chantiers, il rêve de tout plaquer. Devant l'insistance de ses partenaires et commanditaires, il se rend tout de même au Japon pour participer à un important concours dont il se sait déjà le vainqueur programmé... A peine a-t-il posé le pied au Pays du soleil levant que le voici pris en charge, dorloté voire manipulé... Franck ne croit plus en ce projet pour lequel on l'a fait venir ni à plus rien de ce qu'il a fait jusqu'ici. Dans un Japon qu'il découvre pas à pas, Franck suit une sorte de voyage initiatique... Mais on ne se dérobe pas impunément à la gloire qui vous est promise... Quand un architecte est Lost in translation.
Espagne, 1937, la ville de Guernica est ravagée par une attaque aérienne sans précédent. Ce crime de guerre entrera dans l'histoire comme le premier bombardement aérien de civils et comme la source d'inspiration pour Pablo Picasso d'un de ses tableaux les plus célèbres. Guernica de Bruno Loth, est une fenêtre ouverte sur l'histoire qu'on ne raconte pas : la destinée de ceux dont la vie fut anéantie, en même temps que leur ville. Il met ce récit en parallèle avec le cheminement artistique de Pablo Picasso, qui voudrait exprimer sa rage de voir son pays ravagé par la guerre, menacé par le fascisme mais qui peine à trouver l'inspiration pour ce faire. Dans cet album, Bruno Loth nous plonge dans l'intimité des habitants et de l'artiste pour donner les clés d'une oeuvre majeure de l'art.
Résumé : Férouze décide de partir un été en Algérie, tout comme Sélim, Nesrine et Sabrina. Leur point commun : des origines familiales à Sétif. Mais ils ne vont pas chercher les mêmes choses au bled : routine familiale, quête des racines ou éclate entre potes, l'été s'annonce contrasté.
La nouvelle voix du féminisme marocainHshouma, signifie " honte " en dialecte marocain. Plus précisément, ce mot désigne l'ensemble des sujets tabous que l'on ne doit pas aborder en société ou en famille. Mi-projet artistique, mi-initiative éducative, cette bande dessinée se veut une tentative d'ébrécher les tabous liés au genre, à l'éducation sexuelle, aux violences faites aux femmes. Les femmes dessinées par Zainab Fasiki peuvent sembler provocantes et fatales, parfois même sarcastiques. Nues, en lingerie ou portant le voile, en ville ou au hammam, elles se moquent d'un masculisme hypocrite et effrayé par les corps, faisant ainsi fi des canons de beauté imposés par les autres. Ces dessins sont ainsi autant de manières de célébrer les corps et leur beauté, mettant à mal un des piliers sur lequel repose nos sociétés patriarcales, autant au Maroc qu'en Europe. Outre la beauté du trait, Hshouma est un livre important, qui milite pour la libération de la femme dans le monde arabe.
Sophie rencontre Marcus et tombe amoureuse instantanément. Cette fois elle y croit, cette fois c’est le bon. Petit à petit, la personnalité de son compagnon lui semble étrange : entre mensonges, incohérences et crises violentes, Sophie tient bon, aveuglée par ses sentiments et sa peur d’abandon. Mais jusqu’à quand ? Dans cette bande-dessinée de 300 pages, Sophie Lambda nous plonge dans son histoire d’amour. Et pas n’importe laquelle… Celle avec un manipulateur. Avec humour, franchise et brio, l’autrice lève le voile sur la spirale infernale d’une relation toxique avec un pervers narcissique, décrypte les comportements nocifs, les étapes douloureuses et livre les moyens pour s’en défaire et ne plus tomber dans ses filets.
Comment vivre avec ses différences quand personne ne sait les expliquer ? Lusun n'est pas comme les autres. Elle déteste qu'on la touche, regarder les gens dans les yeux lui fait peur, le bruit la rend anxieuse et sa franchise maladroite pousse le monde à la considérer d'un oeil curieux... A l'école, tout le monde la rejette et à la maison, elle communique difficilement... Petit à petit, des idées noires s'immiscent dans son esprit : elle ne correspond pas à la norme et c'est un mal dont elle est la seule responsable. Aucun mot n'est posé sur ses différences, aucune explication ne lui est donnée sur ses états d'âmes... Pour apprendre à comprendre qui elle est vraiment, devenir autonome et s'accepter, Lusun traverse les vingt premières années de son existence entre doutes, colères et tristesse. Parfois pourtant, elle accède à quelques moments de répits, des petits instants de joie offerts par sa famille, son meilleur ami Jérôme Bouton et son obsession pour le rubik's cube. Elle reste toutefois instable jusqu'au jour où un diagnostic est posé sur sa situation : Lusun est Asperger. Enfin elle sait ! Enfin elle comprend ! Enfin ! Elle s'explique ses comportements décalés. Enfin ! Lusun peut être correctement accompagnée. Une nouvelle vie peut commencer. Témoignage autant qu'outil de compréhension Couleur d'asperge met en scène l'anxiété sociale provoquée par le syndrome d'Asperger. Cela dit, au fil de la lecture, il devient clair que le mal-être des personnes touchées par cette forme d'autisme n'est pas tant lié à ses symptômes qu'à un manque d'accompagnement et de compréhension. Drakja au scénario et Gery au dessin livrent dans les pages de leur première bande dessinée, un récit de fiction juste et réaliste inspiré de leurs vécus et parsemé d'histoires personnelles. Un roman graphique touchant, optimiste et chaleureux.