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Betie-son-nan ! Fresque pittoresque
Taky Francis ; Etty Macaire
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343191317
Le poète Taky refuse les positions partisanes et les flatteries stériles. Ce dont il rêve c'est un monde d'égalité, de liberté et de. justice. Aussi stigmatise-t-il avec véhémence les politiques sans vision, le règne de la terreur, la prédation internationale, la violence sous toutes ses coutures... Les vers qui s'égrènent dans ce recueil sont aussi tranchants que le verbe de Jean-Marie Adiaffi fustigeant les ignares galonnés, aussi violents que des "coups de pilon" d'un David Diop prenant fait et cause pour son peuple martyrisé. A boulets rouges, le poète tire sur ceux qu'il nomme "Vicieux politiciens" et "dirigeants mythomanes". Malgré son ardeur et sa véhémence, le poète, quand il le faut, sait faire preuve de tendresse. Au-delà de la grisaille, il sait arracher à sa plume des vers langoureux et faire chanter à sa cathare le chant sacré de l'amour, à l'honneur de toutes les "Tanella". La beauté qu'il célèbre est celle qui tire son suc de la terre d'Afrique ; l'identité qu'il revendique est celle qui, libérée, désaliénée, tête à la mamelle de la Terre-matrice, la terre d'ébène. C'est admirable que la prise de parole du journaliste-écrivain, cette fois-ci, épouse la forme poétique. La poésie a cela de particulier : elle fait dire aux mots ce qu'ils n'ont jamais pu dire, et ne peuvent pas dire dans un cadre utilitaire et quotidien. La poésie c'est le domaine de l'expressivité, de la suggestion et de l'évocation dans leur forme achevée. Les images, les rimes et les ruptures syntaxiques qui se côtoient dans ce livre n'ont pas d'autres buts que de rendre possible le cri de coeur du poète désabusé, le cri de protestation d'un esprit déçu. Derrière les signes et les codes se dessine un univers à déchiffrer, à débrouiller en vue d'accéder à la substance. Betié-Son-nan ! est un livre engagé, et le poète l'assume entièrement. l'engagement ici est à la fois politique, social que culturel. Cet ouvrage est une invite à l'Afrique à s'aimer, à travailler, à rechercher le beau et le bien. C'est à cette condition qu'elle retrouvera l'âge d'or perdu." Extrait de la préface de Etty Macaire.
Avec Adjoumani, le tout politique, Francis Taky signe une oeuvre sur un homme politique très engagé. En 30 ans sur le toit du Zanzan, Kobenan Kouassi Adjoumani demeure un soldat pour la Côte d'Ivoire, un homme politique dont la longévité politique est sans équivoque. Adjoumani est-il dans le pouvoir ou aux portes du pouvoir ? Une remarquable occasion pour l'auteur de BETIE-SON-NAN ! Fresque pittoresque de mettre en lumière, dans son style particulier, l'homme politique qui se définit comme "l'Elephant du Zanza ".
Lee Bruce ; Kimura Taky ; Tadman David ; Plée Thie
Extrait Mon père. Je suis extrêmement chanceux d'être le fils de Taky Kimura. Lorsque j étais plus jeune, il m'était difficile d'avoir à le partager avec tous ses élèves et ses fidèles, avec qui il se comportait comme un père. En grandissant, j'ai pu comprendre et accepter son rôle de professeur, d'ami et de père. J'ai réalisé qu'il reproduisait simplement ce que Bruce Lee avait fait pour lui, des années auparavant. Taky Kimura est un homme merveilleux. Il a le coeur sur la main et est doté d'une âme généreuse. Je suis éternellement reconnaissant à Bruce Lee et à sa famille pour l'influence qu'ils ont eue sur sa vie. Je suis certain que si mon père n'avait pas rencontré Bruce Lee, il n'aurait jamais pu devenir l'homme qu'il est aujourd'hui. En effet, Bruce Lee ne lui a pas seulement offert le précieux cadeau que représente le kung-fu - qui a enrichi nos vies - il a en plus restauré chez mon père, la confiance en soi, la fierté et l'humanité qui furent altérées par de sombres chapitres de l'Histoire, lorsque les Nippo-Américains furent incarcérés durant la Seconde Guerre mondiale*. Tout au long de ces années et de celles qui ont suivi la guerre, mon père a dû affronter le racisme et la haine. Il n'a toutefois jamais oublié qui il était vraiment, même si ces souffrances l'avaient profondément meurtri. U a suffi qu'un bon ami - Bruce Lee - le lui rappelle pour le libérer de ce joug. Pour surmonter ses difficultés, il puisa dans l'inestimable héritage de ses parents, dans la philosophie du peuple japonais, et s'inspira de la manière dont vivaient les samouraïs. Taky Kimura est un homme bon, généreux et humble. C'est l'homme le plus fort que j'aie rencontré. Je suis honoré de pouvoir l'appeler "père" et "sifu" (maître), tout autant d'ailleurs que "mon meilleur ami". Je peine à écrire cet avant-propos car les mots me manquent. Comment en effet décrire cet homme dont je suis tellement fier ? Tous ceux qui l'ont connu, qui l'ont approché, ou qui ont ne fût-ce que passé un moment avec lui, confirmeront que nous sommes tous bénis d'avoir pu le rencontrer, et que cette rencontre a fait de nous des hommes meilleurs. Lorsqu'il vous parle, il émane de lui une force tranquille et une profonde sagesse. Il donne simplement de sa personne en espérant que vous vous imprégniez d'un peu de connaissance et de compréhension de notre monde, pour vous approcher un peu plus de l'illumination. C'est un homme qui a toujours accordé la priorité à sa famille et à ses amis, tentant toujours d aider chacun du mieux qu'il pouvait, en qualité d'ami, mais aussi en tant que sifu. Et parce que les mots viennent à me manquer, je vais vous relater quelques histoires à son sujet, dans l'espoir que vous aussi, lecteurs, puissiez réaliser à quel point Taky Kimura est un être humain exceptionnel. (...) Andrew Kimura
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.