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Vivre à Toulouse sous l'Ancien Régime
Taillefer Michel ; Mouysset Sylvie
VERDIER
28,01 €
Épuisé
EAN :9782913911581
Le livre, Vivre à Toulouse sous l'Ancien Régime, fut publié en 2000 et resta indisponible durant plusieurs années. Nous avons choisi de respecter à la lettre la première édition de cet ouvrage, qui demeure indispensable à la connaissance de la capitale du Languedoc, et par extension de l'Histoire de la France. Par ce tableau d'ensemble, Michel Taillefer nous donne la plus brillante synthèse sur l'histoire de Toulouse du l'I° siècle à la fin du xVIIIe. Après une ample description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène et le vêtement, les activités économiques et le monde des métiers, les loisirs et les divertissements, les fêtes et les cérémonies, les formes de la sociabilité, les réactions face à l'insécurité engendrée par la violence des hommes et celle des éléments naturels. Les derniers chapitres sont consacrés aux aspects religieux et intellectuels, caractéristiques d'une ville qui avait alors la réputation d'être à la fois< sainte" et "savante". A la fin des années 1990, alors qu'il enseignait à l'Université du Mirail, Michel Taillefer fonda ses travaux sur les acquis les plus dynamiques de la recherche historique, et l'écriture de ce livre s'enrichit de nombreux travaux universitaires inédits. Disparu prématurément en 2011, l'historien, spécialiste de l'" ère moderne">, eut toujours le souci de mettre la précision et la clarté de ses recherches à la disposition d'un public large, au-delà des limites de la spécialité, au-delà des limites régionales. Cette vocation universaliste est particulièrement en lumière dans ce livre vêtu d'habits nouveaux pour l'occasion de sa réédition.
Biographie de l'auteur Yann Taillefer est né en 1978 à Pau. Alors pensionnaire de l'école des beaux-arts d'Angoulême, il participe dés 2000 à la création du collectif d'auteurs la maison qui pue. Aujourd'hui installée à Toulouse, cette structure continue de promouvoir les arts séquentiels dans toute leur diversité au travers de multiples parutions, d'expositions ou encore de films d'animations. Preuve que l'indéniable talent de ce jeune auteur est loin de passer inaperçu il essaime régulièrement ses planches dans diverses revues et collabore notamment au prestigieux Hôpital Brut des éditions du dernier cri.
Dominique Noguez et Michel Taillefer se sont rencontrés en septembre 1962 dans la khâgne du lycée Louis-le-Grand. Ils sont entrés ensemble à l'Ecole normale supérieure. Les lettres que Dominique Noguez a décidé de publier après la mort de son camarade couvrent les dix premières années de leur amitié, de leurs débuts de jeunes intellectuels à leur entrée dans la vie adulte. Jeux, plaisanteries, inventions langagières, récits drolatiques ou passionnés de leurs journées, de leurs rencontres, de leurs voyages, ces lettres, quelquefois émaillées de disputes, font revivre tout un pan de la vie politique et culturelle de l'époque — Mai 68, le référendum de 1969, les colloques de Cerisy, les premières publications, la découverte de New York, de la contre-culture, du cinéma expérimental... Deux garçons s'amusent, et tiennent ensemble la chronique de leur jeunesse, avec une vivacité, un plaisir d'écrire qui donnent le sentiment de les entendre parler de vive voix, et d'entrer joyeusement dans la conversation.
Michel Taillefer était un Pyrénéen de naissance et de coeur, mais aussi un Toulousain au plus profond de son être. Il a consacré sa vie d'universitaire à l'étude des multiples formes de sociabilité des Lumières à Toulouse et dans sa région. Ses collègues et amis ont souhaité offrir au public une quarantaine de ses textes sur les académies, la franc-maçonnerie, la presse sous l'Ancien Régime et la Révolution. Michel Taillefer a ouvert nombre de voies nouvelles en parcourant les chemins méridionaux qu'il connaissait parfaitement et pour lesquels il a su nous faire partager sa passion.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.