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La jouissance des titres sociaux d'autrui
Tadros Antoine ; Revet Thierry
DALLOZ
64,00 €
Épuisé
EAN :9782247126293
La problématique qu'Antoine Tadros a choisie, relève autant du droit des sociétés que du droit des biens. Loin de régir concurremment la question de la jouissance des titres sociaux d'autrui, le droit des biens et le droit des sociétés oeuvrent de conserve à sa résolution. Il n'existe pas une définition propre au droit des sociétés, et différente de celle à l'oeuvre en droit des biens, de la propriété, de l'usufruit, de la nue-propriété ou de la jouissance. Le régime des titres sociaux n'est pas dans les cadres généraux du droit des biens mais dans la réglementation des sociétés. L'étude proprement dite commence par l'examen de la situation des titres sociaux au regard de la notion et des critères du bien. Antoine Tadros identifie l'utilité des titres sociaux dans "la participation" : un titre social est un pouvoir de prendre part à la direction et aux résultats, positifs ou négatifs, d'un groupement formé par une mise en commun ; cette opération initiale fonde la participation à partir de la figure de l'indivision, que la société prolonge et dépasse mais qui ne demeure pas moins comme dans ses gènes (apport, part sociale, participation, partage). Les titres sociaux ne constituent donc pas des droits de créance, non plus que des droits réels. Le titre social est un bien. Notre auteur se préoccupe de déterminer en quoi consiste la jouissance d'un titre permettant de participer, sous toutes les dimensions, à la vie d'un groupement. Jouir, c'est accéder aux utilités, autrement dit, aux services que peut rendre la chose. Lusufruitier et le locataire de titres sociaux participent à la vie politique et économique du groupement dans toute la mesure permise par les orientations que le propriétaire a données à cette participation ; pour ce faire, ils exercent, dans la même mesure, les pouvoirs inhérents au titre ; au-delà de cette mesure, la participation demeure l'apanage du propriétaire. Il ne s'ensuit aucun transfert de telles ou telles des prérogatives impliquées par un titre social : la jouissance de ce bien n'emporte, ni peu ni prou, aucun partage matériel des pouvoirs qui lui sont afférents - autrement dit : aucun démembrement. L'importance, dans la vie économique et sociale, des titres sociaux et des situations dans lesquelles un autre que leur propriétaire est en droit d'en user est telle que l'adoption des propositions énoncées par le présent ouvrage servirait grandement le souci d'efficacité du droit - toujours premier ; et elle ne constituerait pas le moindre hommage rendu à une analyse qui a su faire toute sa part aux conceptions pures." Thierry Revet.
Pikler Emmi ; Tardos Anna ; Caffari-Viallon Raymon
Ce livre présente les recherches d'Emmi Pikler sur le développement moteur et la mobilité ainsi que des études plus récentes, sur l'hyperactivité, l'attention, la manipulation, l'humour. Elles se fondent, et ce n'est pas courant, sur l'observation de l'activité spontanée de l'enfant dans son milieu de vie. Présentées par Raymonde Caffari à l'intention des lecteurs d'aujourd'hui, largement illustrées par des photos noir et blanc et des dessins à la fois précis et poétiques, les recherches d'Emmi Pikler et de ses disciples montrent que, par son activité motrice spontanée, le bébé maîtrise progressivement, et de manière harmonieuse, mouvements et postures. Auprès des adultes bienveillants qui ont confiance en lui, il construit ainsi son développement global : psychomoteur, cognitif, psychique. Longtemps inaccessibles au public français, ces recherches, aujourd'hui encore originales dans leur sujet et dans leur méthodologie, complétées par des études récentes, dressent un tableau presque complet de l'activité spontanée des petits enfants et de leurs capacités d'autodéveloppement.
Qu'est-ce qui se passe de si particulier à Lôczy ? Quelle est la spécificité de l'atmosphère thérapeutique qui y règne ? C'est la question rétrospective que pose Mària Vincze en revenant à la fin de sa vie sur l'histoire de deux petites filles qui ont vécu leurs premières années à l'Institut Pikler de Budapest. A travers les cahiers d'observations de Grete et Aniko, Mâria Vincze analyse quel accueil au quotidien permet aux enfants privés de leurs parents de grandir en institution. Pour elle, un séjour en pouponnière doit être non pas simplement l'attente d'une autre solution mais un temps porteur de sens, "susceptible d'apporter une sécurité à des enfants privés de leurs mères, blessés dans leur être, au moral, et souvent aussi sur le plan physique, de favoriser une bonne socialisation et le développement sain de leur personnalité". Extrêmement vivants et sensibles, les récits du vécu de ces tout-petits donnent des clés pour comprendre le développement cognitif et émotionnel de tout enfant et transmettent l'ouverture d'esprit, l'enseignement, la pensée de Lôczy, son originalité profonde et son ancrage éthique.
Accueillir de très jeunes enfants et leur famille en pouponnière, est une mission complexe. Les professionnels sont confrontés à la souffrance d'enfants blessés dans leur corps et dans leur être, contraints de vivre une séparation souvent brutale ou peu préparée, et à celle de parents en grande difficulté, qui acceptent mal le placement de leur enfant. Pour prendre soin du développement physique et psychique de ces tout-petits ainsi que de la restauration de leurs premiers liens fortement mis à mal, un cadre institutionnel contenant est indispensable. Il doit être pensé pour que chacun ? enfant, parent, professionnel ? soit assuré de son bien-être, de sa place, mais aussi qu'il soit acteur d'un projet commun et de la dynamique de son évolution. Malgré la discontinuité générée par une vie en institution, ce fonctionnement a pour objectif d'assurer sécurité, fiabilité et continuité. Tous les auteurs de cet ouvrage travaillent ou ont travaillé en pouponnière et se réfèrent à l'approche piklérienne dont ils ont cherché à en déployer différents aspects dans leur clinique. Cette attention portée à l'enfant dans le quotidien apporte des étayages solides, consistants, cohérents pour prendre soin des tout-petits et de leur famille, pour accompagner et soutenir les professionnels et faire des pouponnières de véritables "maisons pour Grandir" .
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?