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PROUST. La cathédrale du temps
Tadié Jean-Yves
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070534920
Poète et philosophe de la société, Proust est un auteur universel, traduit dans toutes les langues. À la recherche du temps perdu, ce monument de la littérature française, propose à la fois l'histoire d'un individu qui ressemble à Marcel Proust, l'histoire d'une société qui est d'un temps et de tous les temps et une philosophie de l'existence. On y parcourt deux chemins secrètement mêlés : celui de l'?uvre, telle qu'elle se donne à lire, et celui de la vie de l'écrivain. Ainsi, de Combray à Illiers, de Balbec à Cabourg, d'Odette à Reynaldo, d'Albertine à Alfred, des lieux ou des personnages du roman à ceux du réel, le lecteur suivra le parcours d'une création poétique. Déroulant, au fil des volumes qui composent la Recherche, les grands thèmes, la biographie des principaux personnages et l'identité de leurs modèles, Jean-Yves Tadié révèle les jeux de la mémoire et de l'imagination qui constituent l'art de Proust.
Résumé : Cet essai veut montrer, pour la première fois, l'existence d'un genre littéraire autonome, le récit poétique, d'habitude rejeté par les manuels en fin de chapitre, parmi les inclassables. Il en relève les caractères, à travers des ?uvres françaises du Xxe siècle, dont certaines sont très connues (Breton, Cocteau, Giraudoux, Gracq) et d'autres, méconnues (Limbour, Jouve, Supervielle). Donnant à lire, il veut aussi donner à aimer : suivant une méthode déjà appliquée à Proust et le roman, l'analyse épouse l'écriture des textes qu'elle commente, et fait de cet ensemble épars de quatre-vingt chefs-d'?uvre, un livre " unique, total, neuf, et comme incantatoire ".
La création romanesque de Proust, écrit l'auteur, s'appuie sur deux formes essentielles, le je et le Temps. La première unifie les perspectives du récit, soumet les héros à un point de vue central ; la seconde contrôle le déroulement du roman, l'histoire de la vocation du narrateur et la vie des personnages. ce sont les deux formes de la sensibilité du romancier, son esthétique transcendantale. C'est ainsi que se succèdent, dans une composition savante qui n'est pas sans évoquer le roman proustien, le côté du je - des problèmes du narrateur à la peinture des personnages - et le côté du Temps - de l'étude du romanesque à celle des techniques du récit - , tandis qu'une analyse charnière concerne l'architecture de l'oeuvre, le je reconstruisant le Temps pour qu'il soit ainsi comme l'espace d'un mouvement, et qu'une analyse finale, « Du roman des lois au roman poétique », montre comment, de la phrase jusqu'au récit, une même figure, celle de la métaphore, confère à l'oeuvre une forme, la forme de sa forme, qui est aussi un rythme.
Résumé : Qu'apportait Malraux aux enfants de Vichy, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie ? La lumière dans la nuit, la poésie dans la prose. Il nous arrachait au souvenir de la défaite, au moment où le général de Gaulle reconstruisait une histoire égale à nos rêves et se proposait, à l'instar de Chateaubriand, de mener les hommes par les songes. Et pourtant, ses romans racontent tous une défaite. Le paradoxe n'est qu'apparent : il s'agit de retrouver la grandeur malgré la défaite, la vie malgré la mort, la gloire malgré l'oubli. "L'artiste n'a pas été trop vaincu". Quant à l'histoire de l'art, voici que quelqu'un apparaissait, qui nous disait que l'Histoire pouvait se raconter à rebours, à partir de l'art moderne vers le passé, tous les passés. Raconter n'était pas le mot, cette nouvelle histoire était faite d'apparitions, comme celle de Mme Arnoux dans L'Education sentimentale. C'était aussi une nouvelle géographie : surgissaient l'Afrique, l'Asie aux mille ateliers, l'Amérique de l'art précolombien, les îles d'Océanie. Mais tout sauf le médiocre, qui n'explique que la prose du monde. L'histoire volait en éclats sous le choc des éclairs.
Spécialiste reconnu de Proust, mais aussi admirateur passionné d'Alexandre Dumas et de Jules Verne, amateur de musique en général et d'opéra en particulier, cinéphile de longue date, grand lecteur, grand voyageur, Jean-Yves Tadié, qui n'a cessé d'écrire depuis ses vingt ans, fête cette année ses soixante-dix ans.À cette occasion, de très nombreux textes - souvent introuvables - dont il est l'auteur ont été réunis ici, dans l'esprit des célèbres Suites de Jacques Rivière : commentaires sur Proust et Dumas, notes de lectures parues dans La N.R.F., critiques de films et de concerts, récits de voyages....Cet ensemble constitue une véritable autobiographie intellectuelle d'un homme curieux de tout, qui a réussi à concilier en sa personne et sous sa plume ces trois figures souvent adverses que sont l'universitaire, l'écrivain et le journaliste.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.