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Histoires / Tacite Tome 2 : Livres II et III
TACITE/HELLEGOUARC'H
BELLES LETTRES
55,00 €
Épuisé
EAN :9782251013411
Les livres II et III des Histoires de Tacite forment un ensemble constitué par le récit des faits de l'année 69, depuis le début de la lutte entre Othon et Vitellius, jusqu'à la chute et à la mort de ce dernier. Il est riche en événements d'une grande intensité dramatique. Ce sont d'abord les rivalités à l'intérieur de chacun des deux camps entre Fabius Valens et Alienus Caecina chez les Vitelliens, Suetonius Paulinus et Salvius Titianus, frère d'Othon, chez les partisans de ce dernier. Tacite évoque ensuite, en de sobres et puissantes couleurs, la première bataille de Bédriac suivie du stoïque suicide d'Othon. Puis, alors que les troupes de Vitell pénètrent à Rome et s'y perdent dans le désoeuvrement, le désordre, la maladie et l'indiscipline, apparaît la figure de Vespasien. Ses premières troupes arrivent en Italie, sous la conduite de l'aventurier gascon, Antonius Primus ; c'est la deuxième bataille de Bédriac et le terrible saccage de la ville de Crémone. Tacite décrit alors la rapide décadence de Vitellius, marquée par la disparition de ses deux principes généraux : Caecina qui se rallie aux Flaviens, Valens, fait prisonnier et exécuté. C'est enfin la prise de Rome, le siège et l'incendie du Capitole, la mort lamentable de l'empereur, conspué et déchiré par la populace déchaînée.
Dans les Annales, on trouve d'abord un siècle d'histoire romaine - le plus grand - d'Auguste à Néron. Les scènes dramatiques ou sanglantes, les catastrophes y abondent, comme les personnages complexes, les figures hors série, du philosophe Sénèque au monstrueux Néron. Par-delà, Tacite propose une théorie du pouvoir politique: comment devient-on dictateur? Comment une démocratie se soumet-elle à un pouvoir totalitaire? Comment se comporter dans ces situations d'exception? La Cour, la bureaucratie, l'armée, les intellectuels, autant de sphères dont Tacite analyse les mouvements. Rien de tout cela ne nous est étranger. Le style dense, imagé, toujours surprenant, vient d'un temps disparu où l'Histoire était un art, servi par la traduction souple du grand latiniste Pierre Grimal.
Résumé : Tacite est né entre 55 et 57 après J.-C. Après s'être formé à l'éloquence, il exerce le métier d'avocat. A partir de 78, il s'engage dans la carrière des honneurs. Après 93, il doit subir avec ses contemporains la tyrannie sanguinaire de Domitien. A la fin de sa vie, il est le témoin de l'autoritarisme croissant de Trajan et des intrigues de la cour impériale. En choisissant de raconter dans les Annales l'histoire des premiers empereurs de Rome, Tacite a souhaité remonter aux sources du mal qui rongeait sa propre époque. L'histoire de celui que Racine a qualifié de "plus grand peintre de l'Antiquité" a en effet pour finalité de proclamer les vertus et de stigmatiser les vices. Ce volume comprend les trois premiers livres et Annales et retrace les premières années du règne de Tibère (de 14 à 22 après J -C.). Le récit de Tacite s'ouvre de manière dramatique avec la mort et les funérailles d'Auguste. La narration témoigne de l'intérêt de Tacite pour les causes des événements et leurs conséquences dans l'esprit et le coeur des hommes. Tacite dresse un portrait noir de Tibère. Il met en lumière ses capacités intellectuelles, de son sens de l'Etat et de la majesté impériale mais relate aussi ses crimes. Par opposition, il exalte son neveu Germanicus dont il relate aux livres I et II l'expédition contre les Germains. Cette expédition offre une série de tableaux émouvants qui témoignent de l'art littéraire de l'historien. La Collection des Universités de France met a disposition du lecteur le texte latin des trois premiers livres des Annales accompagnés de la traduction de Pierre Wuilleumier. Le texte est précédé d'une introduction comprenant une courte biographie de Tacite et une présentation de l'oeuvre, de son contenu et de sa valeur historique ainsi qu'artistique.
Résumé : La fin des Annales, qui comprend les livres XIII à XVI, est consacrée au règne de Néron, soit aux années 54 à 66 après J.-C. Son règne est présenté par Tacite comme une horrible tragédie et offre aux Annales une fin pathétique. Néron apparaît comme fou d'orgueil et de jouissance, mégalomane et comédien. L'approche de l'histoire par Tacite dans ces derniers livres est teintée de pessimisme. Le récit est enveloppé d'une atmosphère de crimes qui s'alourdit peu à peu. L'empoisonnement de Britannicus, rival de Néron, est traité avec un art concis et vigoureux, sobre d'effets mais riche d'émotions qui témoigne de l'art de Tacite. Le style de ce dernier résume par sa concision l'évolution de la prose romaine après la mort de Cicéron. Le récit de Tacite procède par tableaux successifs où la narration est condensée pour rendre l'action plus dramatique. Ainsi, la tentative de meurtre d'Agrippine au livre XIV, précédée d'une évocation suggestive du calme et de la tranquillité de la nuit, est un des passages fameux des Annales. Enfin, l'incendie de Rome au livre XV est traité au moyen d'une métaphore saisissante où le feu est assimilé à un monstre lancé sur sa proie. Le récit est ponctué par des événements marquants tels que le meurtre d'Octavie ou la conjuration de Pison. Progressivement, l'empereur que Racine a qualifié de "monstre naissant" s'émancipe pour devenir un paradigme de démesure et de cruauté. Son portrait ne semble néanmoins pas avoir été noirci par Tacite. L'édition de la Collection des Universités de France présente le texte latin des derniers livres des Annales accompagné de la traduction en français de Pierre Wuilleumier. Le volume est précédé d'une courte introduction ainsi que d'une bibliographie. Chaque livre est précédé d'un sommaire résumant les différents épisodes relatés.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français