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Une malle pleine de gens. Essais sur Fernando Pessoa
Tabucchi Antonio
BOURGOIS
15,45 €
Épuisé
EAN :9782267010473
Antonio Tabucchi est aujourd'hui l'une des figures les plus importantes et incontestées de la littérature italienne. Depuis Piazza d'Italia, en 1975, jusqu'à Il se fait tard, de plus en plus tard, l'écrivain professeur de littérature comparée à l'université de Sienne s'est imposé avec une ?uvre située au carrefour de plusieurs cultures : Lisbonne, Macao, Les Açores, tout comme naturellement l'Italie, forment les pôles de sa géographie personnelle. Au c?ur de ce laboratoire intime, le Portugal, et plus précisément Fernando Pessoa qui occupe une place à part, privilégiée et dont le toscan de naissance a traduit l'essentiel de l'?uvre. Traduit et étudié, commenté. Cette Malle pleine de gens rassemble justement plusieurs textes, plusieurs essais brefs sur Fernando Pessoa. Tabucchi lui-même touché par les domaines de l'absurde, les contradictions de notre existence, ne pouvait qu'être séduit par l'écrivain portugais. Il rappelle donc ici l'univers de Pessoa, ses jeux littéraires, ses vraies fausses fictions, ses imposteurs créés par lui-même, sa poésie subtile, dolente et tragique de l'homme moderne, ses abus du paradoxe, son ironie, ses objets de raillerie, mais aussi un Pessoa esthéticien, philosophe, politique, critique littéraire... Autant d'éléments constituant une personnalité insaisissable. Et surtout, des éléments qui donnent des pistes, sans jamais fournir une image définitive du poète portugais. C'est là toute l'intelligence de Tabucchi ; il ne rentre pas de front dans son "modèle", il tourne autour pour mieux l'approcher. --Céline Darner
Une Toscane secrète et ensorcelée, une gare de la Riviera, une Lisbonne baudelairienne, un rallye automobile d'époque, un implacable persécuteur à l'air distingué dans un train de Bombay à Madras, la veuve d'un grand écrivain, la soeur d'un autre écrivain à l'agonie, un gardien de prison qui part à la retraite. Ces récits ont l'apparence, à première lecture, de petits morceaux de vie, de carrefours existentiels, de portraits de voyageurs ironiques et désespérés. Mais un trouble s'installe. Et les histoires de Tabucchi se transforment en une réflexion sur le hasard et les choix, comme une tentative d'observer les interstices qui traversent le tissu des destins. Une inquiétude métaphysique flotte chez ces personnages excentriques ou banals, dans ces vies ratées ou brisées. On ne cherche pas tant des réponses qu'un message, un signal, une apparition. Tout n'est pas dit. Il faut lire entre les lignes, entre les pages. Le sens bifurque. Cela commence par de petites équivoques sans importance qui aboutissent à de grandes équivoques sans solution.
Résumé : " Les anges sont des êtres exigeants, surtout ceux de la race dont il est question dans ce livre. Ils n'ont pas de douces plumes, ils ont un pelage ras, qui pique. Suffit. Qu'ils s'en aillent comme ils sont venus. Que rien ne les justifie, que rien ne les protège, et moins que tout une note en bas de page tissée de paroles de circonstances. (...) Le titre de ce livre appartient à Eugenio Montale, qui avant nous s'est trouvé par hasard face à un ange aux ailes noires. C'est un titre qui veut être un hommage, mais qui est avant tout un affectueux souvenir. " Antonio Tabucchi.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski