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Tubes. La philosophie dans le juke-box
Szendy Peter
MINUIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782707320421
C'est Boris Vian qui semble avoir inventé l'usage argotique du mot tube, pour désigner une chanson à succès. C'est-à-dire, le plus souvent. une chanson quelconque. qui ressemble à toutes les autres et qui chante volontiers sa banalité même. Or, ces mélodies, ces airs comme ça nous hantent, prolifèrent en nous comme des vers d 'oreilles. Jusqu'à devenir parfois la bande-son de notre vie, commémorant tel moment passé, tel vécu singulier. Comment penser cette conjonction paradoxale, propre sans doute aux tubes, entre le plus banal et le plus singulier'' Comment le cliché musical qui circule jusqu'à l'usure peut-il être porteur de l'unique, d'un affect à nul autre pareil ? À ces questions, ce sont d'une part les tubes eux-mêmes qui répondent, si on sait leur prêter l'oreille : les histoires que racontent nombre d'entre eux (Je suis venu te dire que je m'en vais ou Parole, parole, parole, parmi tant d'autres qui habitent ces pages) parlent indirectement de leur propre pouvoir, des obsessions qu'ils suscitent. Mais, d'autre part, les tubes demandent aussi à être pensés, à être élevés à la dignité d'objets philosophiques. Aussi est-ce en lisant Kierkegaard, Kant, Marx, Freud ou Benjamin que l'on tente ici d'interpréter leurs rapports avec l'argent, ainsi que l'épreuve de la reprise dont ils nous font faire l'expérience. Enfin, pour les voir à l'?uvre dans leur manière unique d'articuler la psyché et le marché, il fallait se rendre au cinéma. De Fritz Lang à Alain Resnais, en passant par l'incontournable Hitchcock, les tubes apparaissent comme cette production inouïe du capitalisme avancé : un hymne intime à l'échange.
Résumé : Que se passe-t-il lorsque nous "prêtons l'oreille" ? Dire qu'on écoute avec ses oreilles n'a rien d'évident, même si c'est bien sûr la situation la plus courante : ne peut-on pas écouter avec le coeur ou avec l'esprit ? Peter Szendy, dans ce petit texte très original, propose au lecteur de s'interroger sur ses propres pratiques d'écoute. Ne sommes-nous pas tiraillés souvent entre une écoute du dedans et une écoute du dehors ? Comment écoutons-nous ? Quand on écoute, on fait quelque chose. Et, forcément, quand on fait quelque chose, cela a des conséquences, bonnes ou mauvaises...
Lorsque György Ligeti commente ses travaux à ses étudiants, lorsque Brian Ferneyhough parle des exercices simples qu'il donne à ses apprentis-compositeurs, lorsque Pierre Boulez décrit son désarroi devant le face-à-face pédagogique, on ne fait pas que réfléchir avec eux sur les méthodes de l'enseignement de la composition: on touche du doigt la notion de cohérence musicale telle qu'elle s'est définie au cours de ce siècle; on la voit à l'oeuvre, dans la fabrique de la musique en train de se faire, au-delà des querelles de style ( sériel, répétitif, complexe, aléatoire...). Le florilège qui clôt ce volume donne à lire des témoignages de Schoenberg, Stravinsky, Dallapiccola, Messiaen, Cage, Huber, Kagel ou Berio...
Ce qu'il s'agit d'analyser, d'ausculter, c'est ce que Walter Benjamin, en 1929 déjà, décrivait comme un espace chargé à cent pour cent d'images. Autrement dit : cette visibilité saturée qui nous arrive de partout, nous entoure et nous traverse aujourd'hui. Un tel espace iconique est le produit d'une histoire : celle de la mise en circulation et de la marchandisation générale des images et des vues. Il fallait ébaucher sa généalogie, depuis les premiers ascenseurs ou escalators (ces travellings avant la lettre) jusqu'aux techniques actuelles de l'oculométrie traquant les moindres saccades de nos yeux, en passant par le cinéma, grand chef d'orchestre des regards. Mais, sous-jacente à cette innervation du visible, il y a une économie propre aux images : ce qu'on tente d'appeler leur iconomie. Deleuze l'avait entrevue lorsqu'il écrivait, dans des pages inspirées par Marx : " l'argent est l'envers de toutes les images que le cinéma montre et monte à l'endroit ". Une phrase que l'on n'entendra dans toute sa portée ontologique qu'à condition de se souvenir que " cinéma " veut aussi dire ici : " l'univers ". C'est pourquoi, tout en se laissant guider par des séquences d'Hitchcock, de Bresson, d'Antonioni, de De Palma ou des Sopranos, ces pages voudraient frayer la voie qui conduit d'une iconomie restreinte à ce qu'on pourrait nommer, avec Bataille, une iconomie générale.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
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