Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques
Szendy Peter
MINUIT
19,80 €
Épuisé
EAN :9782707321473
« Kant, oui, a parlé des extraterrestres ». Ainsi pourrait s?ouvrir ce petit traité de philosofiction (comme on parle de science-fiction). Ce qu?il s?agit avant tout d?interroger, avec ces aliens que Kant a dû prendre au sérieux comme nul autre dans l?histoire de la philosophie, ce sont les limites de la mondialisation. C?est-à-dire ce qu?il nommait le cosmopolitisme. Toutefois, avant de lire les considérations kantiennes sur les habitants des autres mondes, avant de suivre son aliénologie raisonnée, on en passe par l?analyse de la guerre des étoiles qui fait rage au-dessus de nos têtes. Et l?on envisage d?abord les actuels traités internationaux réglant le droit de l?espace, ainsi que la figure de ces cosmopirates que Carl Schmitt a pu évoquer dans ses écrits tardifs. A suivre ensuite les allées et venues des extraterrestres dans l?oeuvre de Kant, il apparaît qu?ils sont la condition nécessaire pour une introuvable définition de l?humanité. Infigurables, échappant à toute expérience possible, ils sont pourtant inscrits au coeur même du sensible. Ils en sont le point d?Archimède, depuis lequel se trame son partage. Lire Kant, le lire en le faisant dialoguer avec des films de science-fiction qu?il semble avoir vus d?avance, c?est le faire parler des questions qui nous pressent et nous oppressent: notre planète menacée, l?écologie, la guerre des mondes? Mais c?est aussi tenter de penser, avec lui ou au-delà, ce qu?est un point de vue.
Résumé : Que se passe-t-il lorsque nous "prêtons l'oreille" ? Dire qu'on écoute avec ses oreilles n'a rien d'évident, même si c'est bien sûr la situation la plus courante : ne peut-on pas écouter avec le coeur ou avec l'esprit ? Peter Szendy, dans ce petit texte très original, propose au lecteur de s'interroger sur ses propres pratiques d'écoute. Ne sommes-nous pas tiraillés souvent entre une écoute du dedans et une écoute du dehors ? Comment écoutons-nous ? Quand on écoute, on fait quelque chose. Et, forcément, quand on fait quelque chose, cela a des conséquences, bonnes ou mauvaises...
Né en 1943, le compositeur britannique Brian Ferneyhough sillonne le monde pour enseigner son art. Autodidacte, il est parmi les professeurs de composition les plus recherchés. Ces textes ici réunis permettent de découvrir une des musiques des plus marquantes de cette fin de siècle sous des angles divers: depuis l'approche la plus intuitive ou auditive jusqu'à la visite guidée de l'atelier du compositeur, dévoilant pas à pas la fabrique de la « complexité » en musique, à l'aide des outils récents de la « Composition assistée par ordinateur ».
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu'on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l'on se trouve ; je me croirais le plus heureux des mortels. Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu'ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés. J'appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu'on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu'on s'ignore soi-même. C'est en cherchant à instruire les hommes, que l'on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l'amour de tous. L'homme, cet être flexible, se pliant dans la société aux pensées et aux impressions des autres, est également capable de connaître sa propre nature lorsqu'on la lui montre, et d'en perdre jusqu'au sentiment lorsqu'on la lui dérobe.
Du Contrat social - Écrits politiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de François Bouchardy, Jean-Daniel Candaux, Robert Derathé, Jean Fabre, Jean Starobinski et Sven Stelling-Michaud.
TOME I : Confessions - Dialogues - Rêveries du Promeneur solitaire - Fragments autobiographiques et documents biographiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de Robert Osmont.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Derniers Écrits: Les Écrits de 1792-1793 - Des réflexions sur «La Fin de toutes choses» à l'examen d'«Un prétendu droit de mentir par humanité» - Le Métaphysique des moeurs et le conflit des facultés - Anthropologie et pédagogie - Oeuvres inachevées. Traduction de l'allemand par Ferdinand Alquié, Alexandre J.-L. Delamarre, Victor Delbos, Jean Ferrari, Luc Ferry, François de Gandt, Pierre Jalabert, Jean-René Ladmiral, Marc B. de Launay, Bernard Lortholary, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue, Jean-Marie Vaysse, Heinz Wismann et Sylvain Zac. Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié. Avec, pour ce volume, la collaboration d'Alexandre J.-L. Delamarre, Luc Ferry, Pierre Jalabert, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue et Heinz Wismann