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Journal d'un copiste Tome 2 : Il n'y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur
Szabowski François
FORGES VULCAIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782919176243
I. LA PERSONNE ÂGÉE EST UN ANIMAL À SANG CHAUDLa nuit est noire et je n'entends rien. Je suis couché sur le flanc. Je sens la masse chaude de Rose lovée contre mon dos. Elle doit ronfler sans doute, mais j'ai pris soin de mettre des bouchons d'oreille, que j'ai doublés d'un bandeau élastique en tissu éponge, qui recouvre complètement les lobes et maintient ma tête dans une gangue étroite. Un espace capitonné, qui me laisse tout le loisir de réfléchir et de faire le point, seul avec moi-même. J'ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment j'aurais pu éviter le triste dénouement dont j'ai été victime hier soir, quand Clémence, ma compagne, m'a chassé manu militari de ce qui était jusqu'à lors notre foyer. Qu'aurais-je donc bien pu faire? Sacrifice, tendresse, dévouement, j'ai déployé sans ménagement toutes les ressources que mon âme recèle, et il semble bien que tout cela fut en vain. L'homme a beau s'échiner: pour construire un couple, il faut être deux, et Clémence, manifestement, durant ces six mois de vie commune, avait en tête d'autres priorités. Doit-on l'en blâmer? Nous vivons une époque où malheureusement l'individuel prime sur le collectif, où la lutte pour la survie est sans pitié et Clémence a eu sans doute raison, dussé-je en subir les conséquences, de penser avant tout à elle et à sa carrière. Je vis maintenant avec Rose, une vieille femme qui, au crépuscule de sa vie, et alors qu'elle vient d'être lâchement abandonnée par un mari stupreux et vicelard ayant préféré partir dépenser sa pension dans les lupanars dorés des pays pauvres plutôt que de s'occuper d'une femme qui lui avait dévoué sa vie, a besoin de voir les maigres années qui lui restent à vivre illuminées par le néon de l'amour et de la tendresse. Et je serai là, à n'en pas douter, pour lui offrir cette félicité, en dépit de notre différence d'âge et des sacrifices que cela implique pour moi en matière d'érotisme. Mais Rose aura-t-elle les ressources financières pour assurer à notre amour mutuel une longévité propre à m'accorder le calme et la stabilité indispensables à la poursuite de ma carrière d'artiste? J'ai des frais, elle le sait. Le métier d'écrivain est épuisant physiquement tout autant que moralement pénible, et nécessite de larges plages de lâcher-prise où la tension s'évacue. Pris par la tornade des événements, nous n'avons pas encore eu le temps, malheureusement, d'aborder ces questions. Officiellement, je ne suis d'ailleurs là que pour une seule nuit. Mais nous avons bien conscience, elle et moi, que nous avons pris goût l'un à l'autre, et que, dans la situation de précarité sentimentalo-immobilière où nous nous trouvons, cette déclaration de principe, dictée par la prudence et la timidité, ne fera pas long feu.
Une farce tragique et absurde sur un monde déshumanisé.Dans un avenir proche, un président aux abois décrète du jour au lendemain que la société n'est plus en mesure de faire face aux accidents de ses citoyens, et doit donc s'organiser pour en réduire le nombre. Pour ce faire, il estime qu'il n'a d'autre choix que de mettre en place un état d'urgence où les rapports humains seront, au moins temporairement, drastiquement limités. Les premières mesures sont prises dès les jours suivants...Avec son goût habituel pour l'absurde, François Szabowski décrit dans États d'urgence un monde proche du nôtre, et trouble, où le langage se vide un peu plus encore de son sens et où les liens sociaux achèvent de se déliter. Où on se méfie de la vie et des voisins. Où la peur l'emporte sur le désir. Bref, un monde où un capitalisme agonisant dévore un peu plus encore les vivants.
1. LA PERSÉVÉRANCE FINIT TOUJOURS PAR ÊTRE RÉCOMPENSÉEÇa y est, c'est le grand jour enfin, et j'ai peine à réprimer le sourire de triomphe qui frémit sur mes lèvres. Je suis un peu tendu cependant, car j'ai beaucoup d'attentes et j'ai peur d'être déçu. Tout s'est très bien passé pourtant à l'entretien. J'ai senti aussitôt qu'il régnait entre nous une atmosphère de confiance et une véritable envie d'être ensemble. Pourquoi cette nervosité, alors? Je manque peut-être de confiance en moi. A moins que ce ne soient les expériences passées, parfois riches en déceptions, qui m'inclinent à tant de prudence.L'autocar file le long des champs recouverts de brume. Il fait gris et je jubile: dans une heure à peine, je prendrai mon poste au CIRMEP.2. RIEN N'EST PLUS BEAU QU'UNE MOUSTACHEA mon arrivée, Clémence, la responsable du service, celle qui m'a fait passer l'entretien et que j'ai su convaincre, n'est pas encore là. C'est Michel qui m'accueille. Je n'ai pas besoin d'aller de moi-même le trouver dans son bureau. Il est là, à l'entrée du bâtiment. Il m'attend. Il sourit, timidement. Il était présent, lui aussi, le jour de l'entretien. Clémence ne l'a pas beaucoup laissé parler et pourtant c'est avec lui que je serai amené à travailler le plus clair de mon temps. Il porte une fine moustache, brune, et hérissée, à la manière d'un tapis brosse. Il est très doux cependant, et j'aime la façon dont ses yeux se détournent avec timidité derrière ses grandes lunettes carrées quand on le complimente. Il rougit facilement. Ses vêtements sont simples, assortis, il est parfumé et je crois que ses collègues ne l'apprécient pas à sa juste valeur. Nous nous entendons tout de suite très bien. Il m'explique que la direction tient à ce que les stores soient baissés à la fin de chaque journée, c'est un bâtiment en préfabriqué qui donne sur la rue et il y a souvent eu des vols par le passé. Madame Plouchon, elle, qui occupe le bureau de l'autre côté du couloir, a peur d'oublier et préfère les laisser fermés en permanence. Il allume la lumière et m'installe dans son bureau en attendant l'arrivée de Clémence. Il revient un instant plus tard et me tend quelques brochures qu'il me conseille de parcourir pour mieux comprendre l'activité du service. Nous nous sourions à nouveau.
J'ai regardé le ciel. Il était gris et noir. Je ne l'ai pas lâché des yeux. J'étais si petit, il était si grand". 4 janvier 1998, Montréal. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l'aider. Le lendemain, débute la plus grande tempête de verglas que le pays ait jamais connue. Si ce déluge n'empêche pas son père de quitter la maison. des événements incroyables ou anodins vont peu à peu faire basculer la vie du voisinage vers le meilleur...
Résumé : Qui, dans sa vie, n'a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans L'Amour est une maladie ordinaire, un homme succombe à ce dangereux fantasme. Parce qu'il refuse que l'amour ne soit pas éternel, parce qu'il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l'âme, d'organiser son décès auprès des femmes qu'il aime. Pour le meilleur et pour le pire...
Notre monde est fait de règles. Si toutes ces injonctions permettent la cohabitation pacifique de tous, elles assurent aussi le complet malheur de chacun. Les dés peuvent nous libérer, comme ils ont libéré Luke Rhinehart, un psychiatre à la vie étriquée, qui décide de jouer aux dés tous ses choix.... quelles qu'en soient les conséquences.Luke Rhinehart est né en 1932 à Albany dans l?État de New York. Il est l?auteur de neuf romans dont le plus connu est "L?Homme-dé", roman semi-autobiographique racontant l?histoire d?un homme jouant le destin de sa vie aux dés.
Résumé : Notre héros répare les machines à voyager dans le temps. Il a pour seuls compagnons un chien et une intelligence artificielle qui a le béguin pour lui. Un jour, il se trouve lui-même prisonnier d'une boucle temporelle et devra partir à la recherche de son propre père, un inventeur frustré et méconnu, qui créa la machine à remonter le temps. Un roman drôle, virtuose et touchant, rencontre improbable mais réussie entre Proust et Asimov.
Pauchet Adrien ; Szabowski François ; Girard Hugue
Résumé : Paris, de nos jours, la canicule. Le taux de mortalité grimpe, à mesure que monte l'angoisse : les plus âgés ne sont pas seuls à mourir. Une drogue étrange et hors de prix, l'Orphée, fait croire à ceux qui la consomment qu'ils peuvent revoir leurs morts. L'ensemble de la société s'effondre. Mais un dernier rempart improbable se dresse : Caroline, capitaine de police, elle-même consommatrice de la drogue miracle. Qu'est-ce qu'Orphée ? Qui la fabrique ? Pourquoi ? Dealers et flics, jeunes et vieux, riches et paumés vont tous être embarqués dans une enquête en forme de descente aux enfers dont le rythme effréné est rendu délicieusement douloureux par la moiteur étouffante de la capitale au soleil de plomb. Portrait d'une société à la dérive, grand tableau d'un Paris vénéneux, ce premier roman policier nourri de séries télévisées, lorgne à la fois vers la violence incandescente de The Shield et la justesse descriptive de The Wire.
Issu d'une famille de pêcheurs, Liesse doit quitter son village natal à la mort de son père. Fruste mais malin, il parvient à faire son chemin dans le comptoir commercial où il a été placé. Au point d'être pris comme secrétaire par Malvine Zélina de Félarasie, ambassadrice impériale dans l'Archipel, aristocrate promise aux plus grandes destinées politiques. Dans le sillage de la jeune femme, Liesse va s'embarquer pour un grand voyage loin de ses îles et devenir, au fil des ans, le témoin privilégié de la fin d'un Empire.Dans ce conte merveilleux, relatant une vie entière avec un art consommé du suspense, et un talent inouï pour mêler humour et lyrisme, naît une nouvelle voix majeure de la fantasy.Claire Duvivier est née en 1981. Un long voyage est son premier roman.