Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les îles Aran
Synge John Millington
TERREDEBRUME
13,50 €
Épuisé
EAN :9782843620959
C'est à l'extrême ouest de l'Irlande, au large du Connemara, que sont ancrées les Iles Aran - Inis Mor, Inis Meáin et Inis Oirr -, îlots rocheux qui gardent la baie de Galway et préservent, depuis la nuit des temps, la tradition gaélique. C'est ici que John Millington Synge séjourna, de longs mois durant, entre 1898 et 1902, partageant la vie des pêcheurs, parlant avec eux le gaélique, saisissant la musicalité des phrases et la richesse imagée de leur langage, collectant histoires, légendes et chants, au c?ur de paysages amples et nus, battus par les vents et l'océan. Mais c'est surtout là qu'il connut, après avoir tant hésité à tous les carrefours de la littérature, la révélation de son art : il devait être simple et puissant comme l'âme de tous ceux qu'il rencontra sur ces îles d'un autre âge, faisant sien ce que Liam O'Flaherty écrivit bien plus tard : " cette île [...] paraît un endroit béni du ciel, parce qu'elle a survécu à tous les changements qui ont bouleversé l'Europe. " Les Iles Aran, plus qu'un récit de voyage, est avant tout une lettre d'amour à l'Irlande.
John Millington Synge (1871-1909). Esprit ouvert et non conformiste, passionné par l'ornithologie, et la musique, qui baigne littéralement sa vie et son écriture, ce solitaire nous est un dramaturge familier. Mais ses poèmes, moins connus, accompagnent sa vie, dans une démarche assez parente de celle de Saba ou de Séféris. Ainsi, dans Vita Vecchia (la référence à Dante n'est pas fortuite), Synge mêle rencontres, récits et songes, jusqu'à "douter" les avoir consciemment traduits de son vécu. Ce "réalisme onirique" captant les "instants de grâce" en quatrains, sonnets ou ballades, rejoint son théâtre dans la culture irlandaise. Une grande part de ces poèmes, choisis, traduits et présentés par René Agostini, sont inédits.
Présenté par Pierre Leyris. "J'ai rencontré John Synge pour la première fois pendant l'automne de 1896, alors que j'avais trente et un ans et lui vingt-quatre." (?) Quelqu'un dont j'oublie le nom m'annonça qu'il y avait un Irlandais pauvre sous les toits de l'hôtel et nous présenta l'un à l'autre. Synge était venu récemment d'Italie, il avait joué du violon pour les paysans de la Forêt Noire ?six mois de voyage à raison de cinquante livres? et il étudiait à présent la littérature française tout en écrivant des poèmes morbides et mélancoliques. Il me dit qu'il avait appris l'irlandais à Trinity College, sur quoi je le pressai d'aller aux îles d'Aran pour y trouver une vie qui n'eût pas été exprimée en littérature, au lieu d'une vie où tout avait été exprimé. (?) Plus d'une année devait s?écouler avant qu'il n'allât s'établir pour un temps dans une chaumière d'Aran et ne trouvât le bonheur, ayant enfin échappé, comme il l'écrivit, à la sordidité des pauvres et à la nullité des riches". William Butler Yeats. Le poète et dramaturge irlandais John Millington Synge (1871 - 1909) voyagea très tôt à travers l'Europe et fit de longs séjours à Paris, où il se lia avec Yeats."
J'ai rencontré John Synge pour la première fois pendant l'automne de 1896, raconte Yeats. Il me dit qu'il avait appris l'irlandais à Trinity College, sur quoi je le pressai d'aller aux îles Aran pour y trouver une vie qui n'eût pas été exprimée en littérature. Plus d'une année devait s'écouler avant qu'il ne suivit mon conseil, n'allât s'établir pour un temps dans une chaumière d'Aran et ne trouvât le bonheur, ayant enfin échappé, comme il l'écrivit, à la sordidité des pauvres et à la nullité des riches." Ce séjour sur les trois îles Aran sera l'occasion pour le jeune Synge de redécouvrir le gaélique et d'entendre de la bouche des îliens des contes et légendes en voie de disparition. Son livre est un monument de la culture irlandaise.
C'est une histoire bien ancienne que celle de Deirdre ; presqu'aussi ancienne, et non moins belle, que l'histoire d'Hélène de Sparte. Elle appartient à l'un des cycles les plus épiques de l'Irlande que l'on nomme le cycle de la Branche-Rouge. Les Celtes n'ayant pas d'écriture, elle n'a subsisté pendant plus de dix siècles que de mémoire en mémoire, par tradition orale. Nous sommes dans la province du Nord-Ouest de l'Irlande, le pays des Ulates. Alors qu'il se rend chez un de ses sujets, le roi Conor assiste à l'accouchement de l'épouse de ce dernier. Elle donne naissance à une fille à qui l'on donnera, suite à la terrible prophétie du druide Cathfa, le nom de Deirdre, ce qui signifie " danger " et " douleurs " à la fois. Dès sa naissance, Conor décide qu'elle entrera dans sa couche à l'âge nubile. Mais le destin en décide autrement lorsque Deirdre rencontre Naoise, un jeune guerrier noble dans lequel elle reconnaît immédiatement le visage de l'amour. Dès lors, il ne reste plus aux jeunes gens que la fuite éperdue. Des années durant, ils sont traqués par les hommes de Conor qui refuse l'affront. Durant cette période d'errance, la beauté de Deirdre ne cesse de grandir alors que rien n'entrave la concupiscence du roi. S'ensuivra toute une série d'événements et d'aventures, entre le magique et l'héroïque, qui conduiront Deirdre et Naoise vers un destin terrible et grandiose, digne des plus grandes tragédies de l'histoire humaine...
Même si l'on semble découvrir aujourd'hui seulement les grands romans victoriens que sont La Femme en Blanc, La Pierre de Lune ou Armadale, leur auteur, Wilkie Collins, a toujours été lu et apprécié en France. un pays qu'il visita souvent et où il avait eu la chance de trouver un traducteur qui était aussi un ami, Émile Forgues... Si les nouvelles qui composent La Reine de C?ur ne sont pas inédites en français, elles ont toujours été publiées "hors contexte" et de façon disparate. L'écrin de ces récits est, lui, inédit. Car La Reine de C?ur n'est pas seulement un recueil, c'est aussi un hommage de Collins aux Mille et Une Nuits et au bel art de la narration. Trois frères, trois vieux gentlemen campagnards, offrent à une jeune fille des contes chers à leur imagination, afin qu'elle prolonge son séjour jusqu'au retour de leur neveu et fils. amoureux de cette " reine de c?ur "... Le bizarre, le drôle, le ténébreux, le fantastique alternent, soir après soirs, et la jeune fille patientera jusqu'au retour de son soupirant, charmée, tel le sultan, par ces trois insolites Shéhérazades. Avec " Monkton le fou ", " La Femme du rêve ", " Le Secret de famille ", " Fauntleroy ", et six autres contes, Collins recrée pour le lecteur fasciné l'univers tragi-comique, lourd de secrets, de traditions et de contraintes mystérieuses, de l'Angleterre victorienne.
Quiller-Couch Arthur ; Homassel Anne-Sylvie ; Legr
Jasper Trenoweth, dernier représentant d'une grande famille de Cornouailles, est confronté dès l'enfance au destin tragique que lui a préparé l'étrange testament de son grand-père, Amos Trenoweth. En revenant de Ceylan, où il était parti chercher la fortune promise par ce document, le père de Jasper meurt, apparemment victime d'un naufrage. Sa mère ne survit pas à ce tragique événement... tandis qu'un des naufragés rôde autour de la vieille maison des Trenoweth. Sous les yeux de Jasper, ce marin énigmatique et menaçant a poignardé un de ses compagnons d'infortune. Ne serait-il pas le vrai meurtrier du père de Jasper ? Le journal du disparu tend à le prouver... Un grand roman d'aventures dans la plus pure tradition de L'Île au Trésor de Robert-Louis Stevenson.
Les trois nouvelles fantastiques regroupées ici sous le titre de La Voix maudite sont profondément marquées par la personnalité hors du commun de l'auteur. On doit à ses recherches inédites, à son empathie fusionnelle pour les choses du temps jadis et à l'incomparable magie de sa puissance d'évocation de l'âme du passé, mais aussi à d'irrémédiables tourments intimes, à sa solitude fondamentale et à sa difficulté d'être, une cinquantaine d'ouvrages récits de voyage, essais sur la peinture, la sculpture, la musique ou la littérature, romans, contes inspirés par les traditions populaires ou la Commedia dell'arte et nouvelles fantastiques. Dans « La Voix Maudite » (dont nous présentons la version original en français), « Winthrop, fantaisie musicale » et « La Vierge aux Sept Poignards », c'est le retour de l'Histoire qui suscite les songes: dans ces villes mythiques (exquises et mortelles Florence et Venise; envoûtante Grenade baroque, entre catholicisme et culture arabe), la fascination dangereuse pour le passé et pour l'art est liée à la violence d'un érotisme contenu. Les cauchemars sont peuplés de fantômes dignes d'un E.T.A. Hoffmann ou d'un Füssli (portraits animés et statues trop humaines), mais aussi de spectres infiniment plus étranges et inquiétants parce qu'insaisissables: voix assassines assoiffées de chair et de sang, musiques refoulées, chanteurs contre nature idolâtrés et immolés (Farinelli)...