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Le pouvoir. Nature, genèse et enjeux
Sylvestre Jean-Pierre
EUD
8,00 €
Épuisé
EAN :9782364411470
Le pouvoir désigne des situations relationnelles fort diverses mais qui sont toutes caractérisées par un certain degré d?inégalité. Cette capacité d?imposer sa volonté à des personnes ou à des choses peut être explicitement intentionnelle ou institutionnellement incarnée. Elle peut aussi prendre une forme plus diffuse et ne pas être exercée directement, ou seulement partiellement, par des "titulaires" patentés ou autoproclamés. En outre, tout pouvoir sécrète également et inévitablement des contre-pouvoirs qui vont se déployer avec une efficacité variable en fonction des lieux, des circonstances et de l?habileté stratégique des acteurs concernés. Enfin, le pouvoir étant au coeur de la vie politique, on ne peut, dans les sociétés modernes et contemporaines, en comprendre l?essence, la fonction et les rouages sans prêter une attention particulière à l?Etat. Cet essai propose une analyse de la nature du pouvoir, de ses fondements, de ses instruments et des modalités de son exercice. Il la complète par celle de la singularité du pouvoir étatique et de la genèse occidentale de ce mode d?instauration de l?ordre politique devenu quasiment universel.
Résumé : Le rythme d'extinction des mammifères marins est très supérieur à celui de l'extinction naturelle (on parle aujourd'hui d'une accélération de mille fois supérieure !) et n'a aucune raison de diminuer dans les siècles à venir. Sur les 5491 espèces de mammifères recensées, 1131 sont menacées (493 sont "vulnérables", 450 en "danger", 188 "en danger critique d'extinction"), et 78 sont éteintes (76 définitivement et 2 uniquement à l'état sauvage). Pour quelles raisons ces espèces disparaissent-elles ? On invoque souvent la responsabilité de l'homme, mais il ne semble pas toujours être seul en cause. A travers l'étude de cas précis, Jean-Pierre Sylvestre montre les différents facteurs mettant en danger ou causant l'extinction des espèces. Il nous rappelle tout d'abord la diversité des mammifères marins, puis évoque les histoires d'espèces disparues ou actuellement menacées baleines, morses, sirènes ou loutres dont il a parfois suivi en direct la disparition. Mais l'ouvrage n'est pas qu'un long message désespéré ; il envisage même la découverte d'espèces nouvelles et nous plonge au coeur de la question de la biodiversité.
Le monde de l'action et son ordre propre ne sont pas justiciables d'un savoir et d'une scientificité identiques à ceux requis dans le monde de la nature. Il existe bien une raison pratique, de même qu'il existe des savoirs savants de la vie sociale, mais il n'existe pas une science de la pratique qui permettrait aux acteurs sociaux d'agir de manière objectivement fondée et donc toujours assurée. L'action est marquée du sceau de la contingence, précisément parce qu'elle est le résultat de décisions qui témoignent de la liberté humaine, de son pouvoir créateur, mais aussi, inséparablement, de sa finitude. La reconnaissance du statut médian de la raison pratique permet d'en appréhender la portée et les limites. Articulant considérations théoriques et références empiriques, l'ouvrage met en évidence comment les rapports sociaux sont le résultat à la fois stable et provisoire d'une dynamique transactionnelle qui voit les individus, les groupes et les institutions se construire, s'influencer et se transformer de manière concomitante au sein de ce que l'on peut appeler un "sens commun social".
Aucun pouvoir ou contre-pouvoir ne peut se passer d'une représentation de soi et d'un discours sur soi qui ne proposent en même temps une justification et une valorisation de soi. Ainsi, l'idéologie joue-t-elle un rôle d'intégration irremplaçable dans les sociétés fortement sécularisées. De ce fait, elle est inévitablement portée à distordre et à masquer tout ce qui serait susceptible d'affaiblir ou de relativiser sa vision du devenir historique. L'ouvrage commence par analyser les fonctions de l'idéologie en confrontant les interprétations marxistes à celles d'inspiration philosophique libérale. Ensuite il examine la manière dont s'articulent la raison et les passions dans l'offre et la demande idéologiques. Enfin, il montre que la finalité pratique des énoncés idéologiques leur impose de se présenter comme des "bricolages".
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.