Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Croyances, raison et vérité
Sylvestre Jean-Pierre
EUD
8,00 €
Épuisé
EAN :9782364414020
C'est parce que nous éprouvons un besoin et un désir irrépressibles de savoir, mais que les ressources de notre entendement sont trop limitées pour satisfaire pleinement ces attentes, que nous avons souvent recours à des opinions incertaines, ou croyances, pour guider notre existence. Toutefois, celles-ci ne se présentent pas comme un ensemble homogène et stable, mais plutôt comme un dégradé d'assertions : des plus mesurés aux plus douteuse, voire aux plus absurdes ; des plus prudentes aux plus dogmatiques, des plus argumentées aux plus péremptoires. Avant d'être des options discutables, les croyances répondent à une exigence vitale : celle de disposer de critères pour juger et agir en conséquence. Cet essai analyse successivement la pluralité des manifestations des croyances, leurs significations, les conditions de leur élaboration et de leur stabilisation, leurs liens avec la vérité et la véracité. Pour terminer, il en examine les propriétés.
Aucun pouvoir ou contre-pouvoir ne peut se passer d'une représentation de soi et d'un discours sur soi qui ne proposent en même temps une justification et une valorisation de soi. Ainsi, l'idéologie joue-t-elle un rôle d'intégration irremplaçable dans les sociétés fortement sécularisées. De ce fait, elle est inévitablement portée à distordre et à masquer tout ce qui serait susceptible d'affaiblir ou de relativiser sa vision du devenir historique. L'ouvrage commence par analyser les fonctions de l'idéologie en confrontant les interprétations marxistes à celles d'inspiration philosophique libérale. Ensuite il examine la manière dont s'articulent la raison et les passions dans l'offre et la demande idéologiques. Enfin, il montre que la finalité pratique des énoncés idéologiques leur impose de se présenter comme des "bricolages".
La culture est consubstantielle à l'humanité, mais la grande variété de ses manifestations empiriques rend problématiques la comparaison et l'évaluation de celles-ci en toute neutralité et toute probité. Quand les sectateurs de l'anti-universalisme (anti-spécistes, racialistes, communautaristes, culturalistes radicaux et déconstructionnistes de tout poil) font grand tapage médiatique et que certains thuriféraires du relativisme voudraient imposer leurs oukases dans les universités, il nous paraît opportun de rappeler, sans dogmatisme, mais sans faiblesse, la solidité des fondements de l'humanisme libéral, mais aussi les vertus pratiques de ses déclinaisons institutionnelles. Par sa réflexivité critique, il autorise et encourage - contre les préjugés ethnocentristes - l'acceptation de la pluralité des cultures humaines ; par sa défense de certaines valeurs universelles, il met en garde contre le risque de transformer l'acceptation de l'altérité en promotion de l'enfermement identitaire et en apologie du repli sur soi culturel.
Comment expliquer l'unité, la régularité et l'homogénéité relatives des interactions sociales ? Comment se fait-il que les individus paraissent le plus souvent adaptés aux exigences de la situation dans laquelle ils se trouvent ? Comment se produisent et se reproduisent les structures des rapports humains dans les divers domaines et circonstances de la vie sociale et quelle place y tiennent les motivations des acteurs ? La sociologie de Pierre Bourdieu propose une réponse approfondie et très argumentée à ces questions qu'il convient d'examiner en détail. Elle présente aussi des difficultés épistémologiques et fait preuve d'un réductionnisme explicatif qu'il importe de mettre en évidence et d'interroger avec toute l'objectivité et la probité intellectuelle requises. Tous les rapports sociaux ne sont pas des rapports de pouvoir, aussi fréquents et importants soient-ils, et tous les rapports de pouvoir ne sont pas réductibles à des rapports de domination.
Le monde de l'action et son ordre propre ne sont pas justiciables d'un savoir et d'une scientificité identiques à ceux requis dans le monde de la nature. Il existe bien une raison pratique, de même qu'il existe des savoirs savants de la vie sociale, mais il n'existe pas une science de la pratique qui permettrait aux acteurs sociaux d'agir de manière objectivement fondée et donc toujours assurée. L'action est marquée du sceau de la contingence, précisément parce qu'elle est le résultat de décisions qui témoignent de la liberté humaine, de son pouvoir créateur, mais aussi, inséparablement, de sa finitude. La reconnaissance du statut médian de la raison pratique permet d'en appréhender la portée et les limites. Articulant considérations théoriques et références empiriques, l'ouvrage met en évidence comment les rapports sociaux sont le résultat à la fois stable et provisoire d'une dynamique transactionnelle qui voit les individus, les groupes et les institutions se construire, s'influencer et se transformer de manière concomitante au sein de ce que l'on peut appeler un "sens commun social".
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.