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Le tireur
Swarthout Glendon ; Derajinski Laura
GALLMEISTER
10,65 €
Épuisé
EAN :9782351785232
Il pensa: Quand j'arriverai là-bas, personne ne croira jamais que j'ai réussi un tel voyage à cheval et, Dieu m'en est témoin, je n'y croirai pas non plus.Il était midi en cette journée maussade. Le soleil était pareil à un oeil injecté de sang dans la poussière. Son cheval souffrait d'une fistule. Une friction entre la selle et la couverture, une épine, un caillou ou un noeud de ficelle avait créé un abcès au niveau du garrot, profond et purulent, et l'unique traitement, il le savait, aurait été de cautériser la plaie et de la laisser sécher à l'air libre sans remonter sur l'animal, mais il ne pouvait pas s'arrêter. Si le cheval souffrait, l'homme souffrait davantage encore. C'était son neuvième jour de voyage, et le dernier.Il arborait un Stetson gris, une redingote noire, un gilet et un pantalon gris, une chemise blanche, une cravate grise et des bottes en lézard noires.Entre le cuir de la selle et son arrière-train, il avait calé un coussin moelleux en velours écarlate orné de glands dorés. Il n'aurait pas supporté le voyage sans ce coussin. Il l'avait volé dans un bordel de Creede, au Colorado.Il chevauchait au pied des Organ, une chaîne de montagnes désolée qui s'étendait au sud et à l'est à travers des plateaux sablonneux ridés de vaguelettes desséchées. Il avait fixé à l'arrière de sa selle une valise noire et une cafetière en porcelaine. Le couvercle avait émis un claquement monotone toute la matinée. Il s'arrêta et, pivotant lentement, il détacha la cafetière, se tourna à nouveau et la lança aussi haut qu'il put dans les airs. Il comptait dégainer et tirer pour la cribler de balles avant qu'elle ne touche terre, mais l'effort de son lancer lui provoqua une telle douleur dans l'aine qu'il ne parvint pas à dégainer. Il s'affala, agrippa le pommeau de sa selle et la cafetière heurta le sol, roulant au bas d'une vaguelette de sable, claquant et claquant encore.Il y avait désormais de nombreux basques, ou bosquets, qu'il contournait. Mais le sentier l'obligea à passer entre deux arbustes, et alors qu'il s'y employait, un homme surgit d'un buisson et, braquant un revolver antique à barillet, lui croassa de jeter son portefeuille à terre. L'homme était mince et âgé, évoquant au cavalier son propre grand-père qui avait été parfois poussé à commettre des actes désespérés. Il avait la main gauche en griffe, pliée en permanence au niveau du poignet, les doigts raides et écartés. Serrant les rênes, le cavalier fouilla dans sa redingote. Main Tordue agita son revolver en guise d'avertissement.- Je ne suis pas armé, lui assura le cavalier. Fais attention avec ce revolver.Il sortit le portefeuille de sa redingote et le lança. Le regard du vieil homme en suivit la trajectoire et il n'aperçut pas l'arme dans la main du cavalier, apparue aussi soudainement qu'une vague de sable soufflée par le vent, ni n'entendit la détonation de la balle qui explosa dans son abdomen, perfora ses organes vitaux et, déviée par la colonne vertébrale, vint se loger et terminer sa course dans la cavité de la hanche gauche. Il lâcha son arme et tomba à genoux, couinant comme un cochon qu'on égorge.
Résumé : Et si réussir sa vie, c'était aussi savoir transmettre ? S'interroger sur le rôle et la place de la transmission dans nos existences ? Nathalie Sarthou-Lajus s'interroge sur la transmission comme philosophe, mais aussi comme mère, femme, et citoyenne. Son livre est à la fois un essai brillant et profond sur l'héritage, nécessaire mais parfois terriblement encombrant, ou absent, et un témoignage intime sur le lien entre les générations, l'oubli et la mémoire des familles, des communautés. Ce livre poursuit son travail de réflexion sur la manière dont chacun d'entre nous vivons nos vies et comment nous pouvons tenter de mieux vivre.
Résumé : En mars 1916, une troupe de cavalerie sous le commandement du chef révolutionnaire mexicain Pancho Villa franchit la frontière des Etats-Unis, attaqua la ville de Colombus, dans le Nouveau Mexique, tua quelques hommes, militaires et civils. En représailles, le président Wilson ordonna une expédition punitive contre le Mexique. Elle fut commandée par le général Pershing, dura onze mois et détruisit les forces de Villa, sans toutefois pouvoir se saisir du général mexicain. Tel est le contexte historique où prend place l'histoire du major Thorn et des cinq hommes proposés pour la Médaille d'Honneur, qu'il a reçu mission d'escorter à travers le désert de Chihuahua jusqu'à Cordura. Une femme, espionne présumée, fait partie de la troupe, et sa présence est l'occasion de conflits qui ne font qu'accroître les conditions périlleuses du voyage. Or le major Thorn a eu une conduite déplorable au cours d'un combat ; c'est un lâche, et il le sait. Il y a donc un paradoxe à ce que ce soit lui qui ait été chargé de conduire les cinq héros en lieu sûr. Le sujet de ce très beau roman n'est autre que le drame d'un lâche qui s'interroge sur le courage. Fasciné par les hommes qu'il conduit, Thorn leur voue une sorte de culte. Ils se conduisent brutalement, presque bestialement tout le long de la route, obsédés par la faim, la soif, la luxure, la fièvre et la peur. Il ne s'en sent pas moins le devoir de les conduire sains et saufs à Cordura, où ils recevront la récompense promise pour leur conduite magnifique. Thorn remplit sa mission, mais lui-même n'atteindra pas Cordura. Ce roman d'aventure, qui est aussi une admirable étude psychologique, a connu aux Etats-Unis un immense succès et fait l'objet d'un film important.
Résumé : Parler d'une éthique de la dette, identifier la vie éthique à un rapport créancier-débiteur ne va pas de soi. C'est en effet remettre en question la part du devoir et du don dans les relations morales. Or, la vie éthique est traditionnellement comprise en termes suffisance de ses ressources intérieures et la présence de la gratuité dans les rapports humains. Toute une éthique s'est ainsi constituée dans un effacement de la dette afin d'éviter à tout prix les problèmes d'héritage et de filiation qui compromettent la souveraineté et la divinité de l'homme. Cependant, l'opposition entre la dette et le devoir, entre la dette et le don, est réductrice d'un point de vue éthique car elle maintient un clivage schématique entre utilitarisme et idéalisme, une conception marchande et une conception désintéressée des rapports humains. La notion de dette inscrit certes la vie éthique dans l'ordre de l'économie de l'échange dans la mesure où elle implique une certaine comptabilité et l'exigence d'un retour. Cependant, la dette n'est pas nécessairement un simple mode différé de l'échange. De façon plus essentielle, la dette est indissociable de la question de l'origine. Poser la question " Qu'avons-nous reçu ? ", voire même pour reprendre l'interrogation de saint Augustin " Qu'avons-nous que nous n'ayons point reçu ? ", c'est reconnaître que l'homme n'est pas l'auteur de son existence et ne peut se rendre seul créateur de lui-même. La dette révèle ainsi, à l'origine, un rapport asymétrique, une structure de dépendance qui permet l'émergence de la subjectivité. L'éthique de la dette est une éthique de la finitude. Elle réfute la prétention de la subjectivité à être parfaite suffisance à soi et prend en compte la précarité de la condition humaine.
La crise des dettes appelle une réflexion philosophique au-delà de l?analyse économique et sociologique par ailleurs indispensable. Car la dette ne désigne pas simplement un fait économique (ce que je dois) ou social (une relation d?obligation) fondamental, à côté de l?échange et du don. Elle est indissociable de la question des origines. Se demander avec saint Augustin: « Qu?avons-nous que nous n?ayons point reçu? », c?est reconnaître une expérience fondatrice de la dette qui fait de l?homme un héritier et du lien de filiation un paradigme de la condition de l?homme débiteur. Si sous sa première forme, le capitalisme a participé à l?émancipation de l?individu et à la libération de toute forme de dette congénitale, il a ensuite contribué à forger des débiteurs insolvables en vidant l?individu et le lien social de toute substance propre. L?utopie d?une société sans dette, en voulant faire table rase des origines, débouche sur la production d?individus désaffiliés sur lesquels pèsent à rebours des dettes impayables.
Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s'aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu'elle est enceinte, leur vie s'en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l'avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d'insomnies, de doutes et de joies inattendus.4e de couverture : La Vie en chantier est une histoire qui touche au coeur. À travers ce troublant mélange de peine et d'amour, Pete Fromm écrit magnifiquement sur la vie qui donne toujours une seconde chance àcelui qui sait la saisir.
Un vendeur de jouets émerveillé face au plus précieux jouet du monde dont l'existence n'était jusqu'ici qu'un mythe ; une bande de gamins dont la musique transforme le quotidien d'un ghetto noir en Pennsylvanie ; un conte de la guerre de Sécession avec un Abraham Lincoln aux allures de Père Noël ; un zoo avec des animaux qui parlent et se moquent des humains, si maladroits... Ces miniatures ont en commun la part de magie qui peut surgir à tout moment de notre existence. Lumineuse et imprévisible, la vie bouillonne et prend toujours le dessus, surtout si l'on tend la main aux autres.4e de couverture : James McBride, lauréat du National Book Award, explore avec tendresse et humour la condition humaine pour nous réconcilier un peu plus avec nous-mêmes.
A quoi sert d'avoir dix millions de dollars en devises variées si, comme Neal Nathanson, on se trouve perdu en mer à bord d'un voilier en train de sombrer ? Strictement à rien, sauf à en brûler un sac ou deux dans l'espoir fou d'attirer l'attention. Sauvé in extremis, Neal se réveille attaché au garde-fou d'une navigatrice en solitaire, méfiante et bien décidée à entendre son histoire. Neal lui parle alors de Bryan, un jeune loup de Wall Street qui a réussi à détourner un magot conséquent avant de s'enfuir dans les Caraïbes. Bien sûr, la banque qui l'employait a lancé des enquêteurs à sa poursuite, avant que les clients spoliés ne s'aperçoivent (enfin) que les traders sont des voleurs. C'est ainsi que Neal, accompagnée d'une pro de la finance, la très douée Seo-yun, s'est retrouvé en charge de récupérer l'argent. Simplement, il n'était pas le seul. Coup de vent est une folle course-poursuite sanglante dans les Caraïbes, aux rebondissements multiples et à l'humour féroce.
Le privé C. W. Sughrue s'occupe désormais d'un bar à plein temps, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des soucis d'argent. Assailli de procès, il se met au vert chez son vieil ami Solly, un avocat toxico qui lui trouve une mission insolite : récupérer de poissons tropicaux rares auprès d'un mauvais payeur, le chef d'un gang de bikers connu sous le nom de Norman l'Anormal. Après une confrontation musclée à coups de mitrailleuse, l'affaire prend un tour inattendu, et Norman engage Sughrue pour rechercher sa mère, kidnappée par son mari. C'est début d'une course effrénée qui le mènera des montagnes du Montana aux immensités désertiques du Nouveau-Mexique.