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La solidarité. Enquête sur un principe juridique
Supiot Alain
JACOB
33,55 €
Épuisé
EAN :9782738131430
La solidarité n est ni assurance ni assistance. Elle ne divise pas le monde entre ceux qui donneraient sans recevoir et ceux qui recevraient sans avoir rien à donner : tous contribuent selon leurs capacités et reçoivent selon leurs besoins. Le droit européen a récemment hissé la solidarité au rang de principe fondamental, à l instar de la liberté, de l égalité et de la justice. Dans le même temps, l'idéologie libérale en promeut le démantèlement méthodique, considérant qu'une "grande société" fondée sur l ordre du Marché "n'a que faire de la solidarité" (F. Hayek). La question se pose donc de savoir si la solidarité est le témoin provisoire d un ordre juridique condamné à disparaître ou bien l'un des ferments de sa recomposition. L'enquête conduite dans ce livre vise à y répondre. Elle commence par retracer l'histoire du concept de "solidarité", depuis son apparition en droit romain jusqu'à sa moderne diffusion en biologie, en sociologie et en droit social. Elle se poursuit en examinant cette notion d origine européenne au prisme d'autres civilisations. Explorant les évolutions politiques et législatives les plus récentes, elle met enfin en évidence l'extrême actualité du principe de solidarité dans toutes les grandes régions du monde.
Résumé : Objet de débats politiques aussi passionnés que réducteurs, "l'entreprise", ou plus exactement les entreprises saisies dans leur diversité, sont le laboratoire des formes juridiques de la globalisation. Issu d'un séminaire organisé au Collège de France par Alain Supiot, ce livre donne accès à ce laboratoire, en même temps qu'il fournit les bases d'une réflexion sérieuse et informée sur l'état de l'entreprise dans un monde sans frontières. L'entreprise y est appréhendée comme liberté d'agir ensemble, dont la mise en oeuvre diffère selon les buts qu'elle poursuit et les cultures nationales où elle s'inscrit. Après avoir tracé ses cadres conceptuels, tant du point de vue de l'histoire et de la théorie du droit que des théories économiques et du management, l'ouvrage étudie les divers aspects de l'impact de la globalisation sur le droit de l'entreprise. Sont ainsi mises en lumière les transformations du pouvoir et de la responsabilité qui s'opèrent en son sein, sous l'influence notamment de la doctrine de la Corporate governance. Sont aussi analysées la capacité d'autorégulation et de "responsabilité sociétale" des entreprises, de même que leur soumission à des programmes de conformité imposés par les Etats les plus puissants, et enfin les conditions de leur contribution à l'intérêt général. Croisant les analyses des meilleurs spécialistes français et étrangers de droit interne, de droit comparé et de droit international dans différentes disciplines, associées ici à celles d'économistes, L'entreprise dans un inonde sans frontières est une contribution importante à l'intelligence des mutations de l'ordre institutionnel dans la société du XXIe siècle.
Résumé : Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n'est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd'hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. La saturation de l'espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d'une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l'Etat, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d'une harmonie fondée sur le calcul. Réactivé d'abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd'hui la forme d'une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l'égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n'est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement. Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d'objectifs mesurables plutôt que l'obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d'une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation. Mais dès lors que leur sécurité n'est pas garantie par une loi s'appliquant également à tous, les hommes n'ont plus d'autre issue que de faire allégeance à plus fort qu'eux. Radicalisant l'aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l'affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d'allégeance.
Détenir les clés d'intelligibilité du droit du travail est aussi important d'un point de vue pratique, pour qui est engagé dans la vie professionnelle, que d'un point de vue théorique, pour qui veut comprendre les bases juridiques de l'économie de marché et les grands problèmes sociaux contemporains.Organisé autour des concepts fondamentaux du droit du travail (contrat de travail, liberté professionnelle, subordination, représentation, négociation et action collective, temps de travail, salaire, sécurité physique et de l'emploi), cet ouvrage met aussi ce droit en perspective historique et internationale.
Résumé : " Qu'on y voie ou non de véritables " sciences ", les savoirs sur l'être humain ont toujours occupé une place centrale dans la vie des sociétés. Et il est vain de penser que ces savoirs puissent un jour être complètement dissous dans les sciences de la nature. Car l'Homme ne se laisse pas enfermer dans la détermination biologique. Il se reconnaît au monde de fictions et de représentations qui constitue, au travers du langage, sa marque distinctive. Etant celui de l'esprit humain, ce monde ne peut être entièrement transparent à l'esprit humain. Mais, à défaut de pouvoir être entièrement expliqué, il demande à être compris, car c'est en lui que se trouvent les ressorts de la raison comme de la folie. Il faut donc essayer de l'aborder de façon rationnelle et ?uvrer, non à supprimer, mais à réduire l'obscurité de l'Homme pour lui-même. Cet effort de la raison n'est pas nouveau mais il incombe aujourd'hui aux " sciences humaines et sociales ", et c'est en cela qu'elles méritent l'attention de tous. " Alain Supiot, président du Conseil national du développement des sciences humaines et sociales.
Faut-il préférer le concubinage au mariage ? Comment maintenir le bon équilibre entre intimité et autonomie ? Comment faire durer la passion ? Comment se disputer sans se déchirer ? Quand consulter et comment choisir la thérapie adaptée à votre cas ? A l'heure où le couple traverse une crise sévère, ce livre, nourri d'exemples très concrets, nous fait mieux connaître le territoire mystérieux des rapports entre les hommes et les femmes. Si toute histoire d'amour comporte un risque, le bonheur à deux est cependant possible.
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.