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Le grand remue-ménage. La crise de la famille
Sullerot Evelyne
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213598185
Evelyne Sullerot retrace ici notre histoire, celle des familles dont nous sommes issus et des familles que nous avons constituées, depuis l'époque du baby-boom jusqu'au baby-krach de ces dernières années. Que de chemin entre le consensus familialiste de la Libération et le démaillage de la famille d'aujourd'hui, refuge de la vie privée, dernier lieu de cohésion sociale ! De génération en génération, de moins en moins de naissances, de moins en moins de mariages, de plus en plus d'enfants séparés d'un de leurs parents à la suite de ruptures. Les lois, sans cesse refaites, ont peine à suivre les moeurs et les progrès de la génétique et de la procréatique. Et la politique familiale, de moins en moins familiale, se rétrécit comme peau de chagrin. Une histoire mouvementée, passionnée, où les grands débats se succèdent dans l'intimité des foyers : les conceptions du couple, les rôles des parents, l'éducation des enfants, l'émancipation des adolescents, la libération des femmes, les formes nouvelles d'unions et de désunions, l'optimisme des individualistes qui entendent vivre leurs désirs. Une démonstration décapante qui remet en question bien des idées reçues et nous invite à réfléchir sur la société du XXIe siècle. Evelyne Sullerot, sociologue, co-fondatrice du Planning familial, a siégé quinze ans au Conseil économique et social et douze ans au Haut Conseil de la population et de la famille. Elle est membre de la Commission nationale consultative pour les Droits de l'homme depuis dix ans. Entre autres ouvrages, elle a publié Pour le meilleur et sans le pire et Quels Pères ? Quels Fils ?
La guerre est finie depuis seize ans et Boumediène se meurt, on vient de l'apprendre. Est-ce pour cela que lui, trois jours seulement après son arrivée à Paris, a voulu repartir pour Alger ? Ils venaient à peine de se retrouver. Elle ne lui a rien demandé, comme au temps de la clandestinité, du don de soi, de l'ascèse. Par tendresse ressuscitée ? Par indifférence au présent _ leurs vies sont désormais si différentes... _ et parce que seul importe le passé? Voici qu'il tombe, inanimé, à Orly. Edith veut savoir pourquoi, aller auprès de lui, vite. Le commissaire la retient : qu'est revenu faire en France, à ce moment délicat, ce vieux révolutionnaire algérien ? Qui a-t-il rencontré? Quand et comment se sont-ils connus ? Edith se mure dans ses réminiscences et leur reviviscence. F. L. N. , colonisation, révolution. Planques, traques, valises de fric. Faux-noms. Les petites failles et les grandes scènes. Mais aussi la forêt, la Clairière, l'allégresse au milieu des arbres et des enfants qui étaient alors encore des enfants. Et, au sommet des montagnes, le " contraire de la guerre ", la communion, l'aman. L'aman : la trêve, la paix, la confiance. Mais aussi la sauvegarde. Sera-t-il sauvegardé, le passé? Et lui, au présent, qui maintenant seul importe ? Le temps des âges d'une vie, le temps dilaté de l'amour, le temps effiloché des souvenirs, le temps minuté de la maladie à pic sur la mort, le temps long des civilisations qui séparent, le temps haletant des guerres qui fracturent ou rapprochent, le temps des continents qui dérivent, débordant notre temps, notre vie comme notre mort. Evelyne Sullerot, sociologue, a publié une douzaine d'ouvrages et de rapports d'expert, nationaux et internationaux, sur la condition féminine, l'emploi, les salaires, la formation, la démographie, et en particulier, chez Fayard, un ouvrage collectif sous sa direction, Le Fait féminin. Elle est membre du Conseil Economique et Social. Ce livre est son premier roman.
Biographie de l'auteur Sociologue, Evelyne Sullerot a choisi d'écrire une fiction car, pour évoquer quarante années d'évolution des opinions et des murs, surtout dans les rapports entre les femmes et les hommes, il lui semble que, préservant la sensibilité, l'inattendu et l'ambiguïté de la vie, le roman est plus près de la vérité. Elle sait de quoi elle parle. Elle a su, la première, prévoir et analyser l'émancipation des femmes (Le Fait féminin), la nouvelle fragilité des couples (Pour le meilleur et sans le pire), la détérioration de l'image du père (Quels pères ? Quels fils ?) et les effets du grand remue-ménage (La crise de la famille).
L'évolution des moeurs a bouleversé, sans le redéfinir, le rôle du père. Privé de l'autorité traditionnelle, n'est-il plus qu'une mère en second? Célibataire, il n'a aucun droit sur l'enfant, même s'il l'a reconnu; divorcé, il est le plus souvent "éjecté"; et dans les deux cas, sommé de payer... Autre dimension du problème: quel rôle joue-t-il véritablement dans l'évolution des enfants? Quels effets entraîne son absence dans un pays où deux millions d'enfants ne le voient que de temps en temps, ou jamais? Sociologue et féministe convaincue, Evelyne Suilerot pose ici toutes les questions, juridiques, psychologiques, biologiques, touchant à la paternité. Et donne, pour finir, la parole aux garçons de 15 à 18 ans, qui seront pères au XXIe siècle.
Quel parcours depuis la Famille 1945, respectée de tous et aidée par l'Etat, jusqu'au PACS 1999! Au cours d'une histoire mouvementée, on voit que plus le pays s'enrichit, moins on fait d'enfants, moins on se marie, plus on se sépare. Les lois peinent à suivre les moeurs. Les prestations de l'Etat s'amenuisent. Libération des femmes, émancipation des adolescents, effacement des pères: le démaillage familial affranchit les individus. Mais à l'aube du XXIe siècle, il apparaît que les enfants n'ont plus de repères, et que chacun aspire à trouver parmi les siens une solidarité chaleureuse et durable. La famille aurait-elle de l'avenir? Une démonstration très documentée qui bouscule les idées reçues.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine