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Alias
Sullerot Evelyne
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213595917
Depuis qu'elle a pris sa retraite, le Dr Olga Stoliaroff s'aperçoit qu'avec l'âge, l'avenir s'affadit. Seul son propre passé est porteur du sens de sa vie. Aussi bondit-elle, partante, quand une surprenante échappée lui est offerte vers l'année de ses vingt ans : on vient de découvrir des documents vieux de cinquante ans relatifs au séjour clandestin qu'elle fit, en 1943-44, dans une clinique psychiatrique en pleine forêt où, alias Odile Soulez, elle prétendait être infirmière pour échapper à la Gestapo. La voilà aussitôt en route, piquée de curiosité, envahie de souvenirs. Elle ne se doute pas qu'elle va aller de surprise en surprise, de révélations en énigmes à jamais closes. Car, avec ses papiers de jeune fille alors recherchée, ont été exhumés ceux de plusieurs alias au milieu desquels elle avait vécu presque une année sans les identifier. Tout entière habitée par son amour pour Paul, _ arrêté, emprisonné, disparu _ tout entière obsédée par le désir de quitter son refuge pour reprendre la lutte, elle croyait soigner des dépressifs et des délirants, comme le lui demandait le Docteur qui l'avait recueillie. Elle s'était bien doutée que le médecin assistant était un Juif polonais qui se cachait. Mais, en 1943, en dépit des discussions de ses parents à ce sujet, Olga-alias-Odile ne savait pas bien ce qu'était un Juif et encore moins ce que signifiait alors être Juif. Cinquante ans plus tard, le Dr Olga Stoliaroff, allant de mystère éclairci en mystère épaissi, revit et révise son passé. Qui était qui ? Les preuves lui sont données qu'elle n'avait rien compris, ni auprès de qui elle avait vécu, ni auprès de quoi elle était passée, ni comment elle avait perdu sa virginité, ni pourquoi elle avait dû payer si cher. Et ce qu'elle avait réellement assumé et vécu, son grand amour et son fervent patriotisme, quel sens revêtent-ils aujourd'hui, dans un monde d'oubli ?
Résumé : Dans l'autobus, Evelyne Sullerot ironise sur l'état de nos m?urs que régentent des tartufes sexolâtres. Passant devant la maison où mourut Diderot en 1784, elle le prend à témoin. "Monsieur Diderot vous qui n'étiez point bégueule, mais avez été le meilleur des pères, que pensez-vous du PACS et des familles recomposées ? Monsieur Diderot, vous, le seul philosophe des Lumières qui pressentiez l'unicité du vivant (la molécule ADN, en somme !), vous qui vous inquiétiez de l'hérédité, que pensez-vous des empreintes génétiques, du déchiffrage du génome, du tri pré-implantatoire des embryons, du clonage ? Aujourd'hui où le dévoilement de la génétique nous presse de décider d'une morale du vivant, notre société ne confond-elle pas dangereusement le vice et la vertu, l'éphémère et le durable ? N'est-ce pas l'avenir même de l'espèce humaine qui est à terme menacé ? " Et Diderot, avec jubilation, de se gausser de nos m?urs et de s'émerveiller de notre science.
L'évolution des moeurs a bouleversé, sans le redéfinir, le rôle du père. Privé de l'autorité traditionnelle, n'est-il plus qu'une mère en second? Célibataire, il n'a aucun droit sur l'enfant, même s'il l'a reconnu; divorcé, il est le plus souvent "éjecté"; et dans les deux cas, sommé de payer... Autre dimension du problème: quel rôle joue-t-il véritablement dans l'évolution des enfants? Quels effets entraîne son absence dans un pays où deux millions d'enfants ne le voient que de temps en temps, ou jamais? Sociologue et féministe convaincue, Evelyne Suilerot pose ici toutes les questions, juridiques, psychologiques, biologiques, touchant à la paternité. Et donne, pour finir, la parole aux garçons de 15 à 18 ans, qui seront pères au XXIe siècle.
Depuis soixante-dix ans, ces enfants du désastre se taisaient. En six mois, pourtant, ils ont connu la défaite de leurs pères, le désarroi des familles, l?inquiétude de leurs mères, le désordre général, la débâcle. Ils sont partis vers l?aventure forcée dans toutes sortes d?équipages, parfois apeurés, le plus souvent excités, désorientés par la dilution soudaine de toutes les autorités mais cherchant à sauver leurs études: où passer le brevet et le bachot? Au fil de leurs pérégrinations, ils vont découvrir les ponts coupés, l?ennemi qui tombe du ciel en les mitraillant, mais aussi l?aventure, la campagne profonde. La voix chevrotante de Pétain leur annonce la fin de leur France, de leur enfance. Leurs parents leur avaient parlé des Boches, ils voient arriver les Panzerdivisions de Hitler. A la rentrée, ces adolescents font connaissance avec les restrictions et on les appelle les J3, en référence à leur carte d?alimentation. En zone dite « libre », ils doivent sans cesse saluer le drapeau tricolore, défiler, chanter la gloire du Maréchal. En zone occupée, tout est interdit, le drapeau, la Marseillaise, s?assembler à plus de trois, courir dans la rue ? Mais ce sont eux, les lycéens, qui vont organiser à Paris la première manifestation de résistance, le 11 novembre 1940 à Paris. Evelyne Sullerot, qui a vécu au même âge cette saison si particulière, a recueilli, mis en forme, recoupé les témoignages de ces ex-adolescents murés dans le souvenir de la « honte de 40 ». Nourri de son expérience de sociologue, ce document unique leur rend enfin la parole.
Quand l'histoire se fait tourmente, elle bouscule les destins d'êtres aux corps différents : corps ennemi de la malade exténuée ; corps tout nouveau et surprenant de l'adolescente ; corps somptueux de l'amoureuse désirée. Emilie, Viviane, Hélène : à travers chacune d'elles, tour à tour, se déroule ce roman qui est à la fois l'Histoire et leur histoire. Juin 1940. L'exode. Emilie s'efforce de conduire sa famille jusqu'à la clinique psychiatrique de son cousin Raymond dans le Midi. La France se couche dans la défaite, la disette, la " Révolution nationale " de Vichy, la peur, les dénonciations. On ne vit plus que le quotidien de la misère et l'attente des absents. Pourtant Hélène s'exalte d'amour pour celui qui, tel un capitaine, a tenté de contenir le désordre et la folie des hommes. La passion lui fait écrire une lettre enflammée, qui tombe en des mains adolescentes, puis dans les mains compatissantes d'Emilie. Mais est-il possible d'assumer le corps d'une autre ? Un homme part, un autre revient, qui ne le sauront jamais. C'est parce que le registre de la sensibilité permet au roman de se nourrir d'ambiguïtés, ce qu'aucun essai sociologique ne saurait faire, qu'Evelyne Sullerot, sociologue internationalement connue (Demain les femmes, Le Fait Féminin, Pour le meilleur et sans le pire, L'Age de travailler) a choisi d'écrire, après L'Aman, ce deuxième roman.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.