Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ENFANCES THAILANDAISES
SUDHAM PIRA
JUBILE
15,25 €
Épuisé
EAN :9782213025674
Loin de l'artifice du folklore, Pira Sudham nous propose une rencontre vraie avec l'enfance de Thaïlande, plus précisément avec l'enfance de l'Easarn où il est né et où il vit encore aujourd'hui. En quelques nouvelles, superbement écrites, ce très grand écrivain Thaïlandais contemporain, nous fait partager la vie d'un peuple oublié qui vit ses peines et ses joies simples au rythme de la mousson. Qu'elle tarde trop et la misère quotidienne bascule dans le drame. Alors des émissaires venus de la grande ville rôdent autour des enfants. Comment se défendre lorsque se lève le spectre de la famine et que les petits, trop nombreux, réclament leur part de nourriture ? Pira Sudham a été l'un de ces enfants, il a connu le compagnonnage de cette nature âpre et belle, il a lu sur le visage si doux et si rude de ses parents l'anxiété qui monte lorsque les lourds nuages se font attendre. Il écrit avec une tendresse qui masque mal une révolte contenue. Ce livre nous invite à une véritable communion avec un peuple que nous allons aimer, bien au-delà des clichés touristiques. Pira Sudham, né en 1942, est originaire d'une famille de paysans du nord-est de la Thaïlande. A 14 ans, il rejoint la capitale Khrung Thep (Bangkok) où il est accueilli dans une pagode. Remarqué par ses professeurs, il obtient une bourse qui lui permet de poursuivre ses études à l'étranger, puis de concrétiser sa vocation littéraire. Ecrivain, Pira Sudham a déjà publié " Terre de Mousson ", aux Editions Olizane, à Genève, et " People of Esarn " aux Editions Shire Books qu'il dirige à Bangkok.
Mars 1954En l'an du Cheval, Boonliang Surin donna naissance à son sixième enfant. C'était un garçon. Après la naissance de ce fils, les pluies de mousson commencèrent à redonner vie au village de Napo. L'été était passé et la saison des pluies avait débuté. Les pluies s'abattaient jour et nuit, torrentielles, fécondes et pleines de promesses. Comme la plupart des villageois, les Surin regardaient d'un oeil rempli de joie et d'espoir les champs de riz alentour, qui étaient maintenant inondés et prêts à être travaillés. Une nouvelle saison des semailles arrivait. Ils s'apprêtaient à planter le riz.La naissance du bébé était associée à cette bonne saison. Ses parents le nommèrent donc Prem, ce qui signifie joie.Quand il fut temps, Kum Surin alla à la maison du chef du village et, s'étant assis humblement sur le plancher, dit:- Je viens d'avoir un autre enfant que nous avons appelé Prem.Majestueusement étendu sur le sol, le chef, à demi-nu - c'était un jour de grande chaleur - toussa spasmodiquement. Le temps sembla soudain immobile, alors qu'il réajustait son pagne. On ne pouvait lire sur son visage ridé si cette irruption au milieu de sa sieste l'indisposait, mais à ce moment, il s'assit en tailleur et cracha dans le crachoir près de lui. Pour se donner une contenance, il passa plusieurs fois ses doigts noueux et tremblants sur son visage et dans ses cheveux gris.Le chef représentait le monde des maîtres, il inspirait crainte et respect.- L'autre jour ma femme... Kum hésita, craignant de prendre la parole à un moment inopportun.Il se contint et décida de se taire jusqu'à ce que le vieil homme daigne l'écouter.- Apporte un plateau avec du tabac ainsi que ma chemise! lança le vieux chef.Cet ordre, donné d'une voix impérieuse, fit tressaillir le visiteur. On remua dans la maison, et le bois grinça.- Vous avez vraiment de la chance d'avoir un autre fils, dit le chef.Le père du nouveau-né perçut comme une nuance de déception dans la voix du vieil homme. Celui-ci désirait un fils; il n'avait que des filles, et maintenant sa femme n'était plus en âge d'avoir des enfants. Aussi Kum avait-il soigneusement choisi les termes de son annonce. Il avait intentionnellement utilisé le mot «enfant» pour éviter de rappeler son infortune à cet homme influent. Ne pas avoir de fils pour perpétuer le nom de la famille était considéré comme le châtiment d'une mauvaise action passée. Kum, qui n'était qu'un pauvre paysan de Napo, craignait alors de se placer au-dessus de celui qu'on avait élu chef.Après avoir attisé les braises du foyer à la cuisine, l'épouse du chef secoua les cendres de ses vêtements. Alors, ce dernier revêtit gravement sa chemise noire, qui sentait le vieux et la poussière. Changeant de position, il saisit l'énorme registre qui avait été son oreiller. L'épais volume dégageait une odeur de vieux. Son poids et ses dimensions faisaient trembler ses mains desséchées. Le vieil homme, avec délicatesse, commença alors à tourner les pages, une à une. Dans un grand recueillement, il pencha sa tête sur le livre, pour mieux voir. «Ah! ma vue baisse!» murmura-t-il.
Résumé : Largement autobiographique, ce singulier roman d'apprentissage entraîne le lecteur à la suite du jeune Prem, depuis sa petite enfance dans une région rurale très pauvre de Thaïlande jusqu'à son retour de l'étranger, quand il décidera de devenir moine bouddhiste. Les péripéties, toujours cruelles, du déchirement entre les tensions de la modernité et les valeurs traditionnelles deviennent sous la plume de Pira Sudham une aventure intime, nimbée de poésie et de délicatesse.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.
L'auteur, journaliste brésilien, conduit le lecteur à travers le Brésil sur les traces des petites filles esclaves de la prostitution. Avec lui, c'est la descente dans l'enfer où se débattent des enfants innocents livrés à des adultes sans scrupules. Misère, mais aussi drogue et corruption politique, forment l'arrière-plan du pays désolé où il nous entraîne. Ce temps est le nôtre. Ce pays pourrait être le nôtre demain et ces victimes seront nos propres enfants si nous n'y prenons garde. Gilberto Dimenstein nous avait déjà ouvert les yeux, avec un rare courage, sur ces garçons des rues que des tueurs tirent comme des animaux malfaisants. A nouveau, il ouvre le premier un dossier qui sera médiatisé lorsqu'il sera bien tard pour agir. Pourtant, l'opinion publique seule peut provoquer le nécessaire sursaut. C'est tout l'objectif de ce livre. On se souviendra, devant l'abjection de certaines situations, que le combat passe par la lucidité. Les petites filles de la nuit sont victimes de leurs bourreaux et de notre indifférence. Reporter brésilien connu internationalement, Gilberto Dimenstein, 36 ans, est aujourd'hui directeur de l'agence de Brasilia de la Folha de São Paulo. Son précédent livre, Brésil, la guerre des enfants, a été salué dans le monde comme un exemple d'enquête de journalisme d'investigation. Gilberto Dimenstein a obtenu plusieurs prix de journalisme au Brésil, dont le Prix Maria Moors Cabot.
Diptyque : Premier volet. Enracinement. Jésus reconnu comme ami en son Eucharistie. Enfance préservée dans la proximité des grands témoins : Maritain, Foucauld, Journet, Ghikha... tant d'autres ! Jeunesse fécondée à la lumière des pères de l'Eglise dans la grande tradition monacale puis érémitique (sur une île au Rwanda ! ). Deuxième volet. Partage. Jésus reconnu comme pauvre en ces jeunes assoiffés de sens. Maintenant, le témoin c'est lui. La lumière il la porte. Pour eux, ordination sacerdotale, fondation de l'école catholique de prière et d'évangélisation "Jeunesse lumière". 44 tournées missionnaires en 50 pays, près d'une centaine de livres, des milliers d'enseignements, d'articles.... Un diptyque ouvert pour nous sur deux icônes de transcendance, de beauté, de fécondité. Dès lors, suspendons notre marche, oublions réseaux sociaux, déceptions, blessures et partageons cette contemplation, retrouvons la transcendance, osons, à notre tour, ouvrir notre intelligence et notre coeur à la beauté, laissons-nous emporter par le courant tantôt paisible, tantôt jaillissant, d'une vie de prêtre d'autant plus heureuse que donnée. Il nous en dévoile la source. Déjà le vent du large. Enfin l'océan... mais c'est l'Amour... la Vie Eternelle !
Résumé : Le meurtre de Céline Jourdan en 1988 cristallise chez Jean-Maxime Baye la douleur d'une profonde révolte, à l'origine d'un combat, individuel puis associatif. Un combat autour d'une conviction : une société se meurt lorsqu'elle tolère l'anéantissement de l'esprit même de la vie : l'enfance. Lutter contre l'oubli, tel est l'un des messages forts des témoignages recueillis par l'auteur auprès des familles d'enfants victimes, car l'oubli est une deuxième mort. Le devoir de mémoire appelle aussi un devoir de réflexion et d'action pour que, d'une vie perdue, puissent peut-être germer des vies préservées. L'auteur développe longuement les facteurs individuels et sociaux, qui sont souvent à la base de tels actes, au prix d'une plongée dans l'univers des criminels mais également dans des réalités socialement destructrices : pornographie, culture de la violence, inversion des valeurs... Le fonctionnement du système judiciaire est également abordé au terme d'une analyse n'éludant ni le dilemme de la peine perpétuelle ni le débat autour de la médicalisation de la lutte contre les infractions sexuelles. L'analyse débouche sur des propositions concrètes. Ce livre, par l'étendue des thèmes abordés, s'adresse à un très large public heurté par les violences criminelles contre les enfants.