Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Leçons indiennes. Itinéraires d'un historien
Subrahmanyam Sanjay ; Dalarun Jacques
NUVIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782363673022
Sanjay Subrahmanyam retrace son itinéraire intellectuel, de l'Inde aux Etats-Unis, en passant par la France, le Portugal, Israël... Il raconte la naissance de cette "histoire globale de la première modernité" dont il reste le plus brillant représentant. Ses Leçons indiennes, réunissent une vingtaine d'articles écrits entre 1995 et 2012. On y voit l'historien au travail mais aussi l'observateur engagé de la vie politique et culturelle, toujours soucieux de décentrer son regard. Non pas pour offrir une approche universelle mais pour favoriser une perception multipolaire des faits. L'historien voyage entre le passé et le présent, de Vasco de Gama jusqu'aux attentats du 11 septembre 2011. Il revisite aussi bien la légende très fantasmée des Thugs (qui étranglaient leurs victimes avec un foulard) qu'Indiana Jones ; s'interroge sur la France des terroirs, sur l'Etat d'Israël autant que sur Salman Rushdie ou V. S. Naipaul. Il met en cause avec brio "le sentiment antiscience, antimoderne, et antitechnique" ainsi que les nationalismes ou les intégrismes à l'oeuvre en Inde et dans le reste du monde. Soutenus par son talent de conteur, son esprit critique et sa liberté de pensée se révèlent plus brillants que jamais.
Quand, à la fin du XVe siècle, les Portugais franchirent le cap de Bonne-Espérance pour aborder le sous-continent indien ils ne disposaient guère de témoignages directs sur ces immenses contrées connues depuis l'Antiquité mais essentiellement légendaires. Très vite les Italiens, les Français, les Allemands, les Anglais et les Hollandais leur emboîtèrent le pas. Marchands, diplomates, missionnaires, militaires et savants : nombreux furent les Européens à tenter l'aventure. Dans cette étonnante suite de portraits, Sanjay Subrahmanyam montre que leurs points de vue sur l'Inde - ou les Indes - dépendent largement de leur nationalité et de leur profession, sans compter les traits de caractère personnels. Du XVIe siècle jusqu'à la veille du XIXe siècle et de la colonisation britannique c'est tout un savoir sur l'Inde qui se constitua mais aussi une certaine manière de penser... l'Europe et le christianisme ! Le grand historien indien montre une nouvelle fois combien il est délicat de parler d'une simple " rencontre " des cultures. L'objet " Inde " construit par les Européens a nourri leur réflexion sur le langage, la religion et le commerce plus qu'il ne leur en a appris sur l'Inde elle-même. La connaissance que l'on a de l'autre doit toujours être comprise en tenant compte du contexte et des circonstances de la rencontre.
Biographie de l'auteur Né en 1961, Sanjay Subrahmanyam est aujourd'hui considéré comme l'un des grands maîtres de la world history. Il a occupé de prestigieuses chaires universitaires à l'Université de Delhi, à l'EHESS de Paris, à l'Université d'Oxford et depuis 2004 à l'UCLA (Los Angeles). Il a participé à la mise au point de la version française de Vasco de Gama. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Subrahmanyam Sanjay ; Gruzinski Serge ; Capelle Ma
Résumé : L'empire portugais d'Asie. Le XVIe siècle européen fut le grand siècle ibérique. Amérique, Philippines, Afrique, Extrême-Orient : Espagnols et Portugais ont établi des liaisons maritimes régulières entre l'Europe et ces régions et jeté les bases d'une première économie mondialisée. C'est dire l'importance et même l'actualité d'une histoire de l'expansion portugaise en Asie. Devenue un classique, cette synthèse magistrale nous fait découvrir l'empire portugais d'Asie, de 1500 à 1700, à partir des rivages de l'Asie et pas seulement depuis les bords du Tage. Sanjay Subrahmanyam signe ici une contribution fondamentale au débat sur la nature de l'édification de l'empire européen au début de la période moderne.
Comment devient-on Vasco de Gama? Le découvreur de la route maritime des Indes était un homme de petite noblesse, âpre et rude, qui mourut vice-roi des Indes. Le Portugal fit de lui un héros messianique. L'Occident inscrivit sa légende au chapitre flamboyant des "grandes découvertes". La très active Asie des XVe et XVIe siècles prêta pourtant peu d'attention à ce marchand venu de l'Europe, continent marginal et mal connu. Voici enfin traduite en français l'oeuvre magistrale de l'historien indien. Un livre plein de bruits et de fureur qui satisfera ceux que passionne une histoire désormais globale et tout autant les amateurs de récits d'aventure ou de voyage.
Résumé : Le CIGREF est un réseau de 120 Grandes Entreprises qui a pour mission de " Promouvoir la culture numérique comme source d'innovation et de performance ". A l'occasion de son 40e anniversaire, le CIGREF présente la vision de son plan stratégique 2015 : l'entreprise numérique. " ...Cet ouvrage propose aux dirigeants une première réflexion sur l'entreprise dans le monde numérique, avec une grille de lecture les incitant à agir et développer des stratégies numériques ambitieuses. C'est une opportunité unique d'innovation et de croissance dans un marché mondial de plus en plus compétitif. C'est surtout l'urgence de redynamiser la création d'emplois à valeur ajoutée pour les entreprises et les futures générations... ".
Résumé : Ce livre résulte des investigations menées par l'auteur sur la création de valeur que génèrent les systèmes d'information, et donc sur leur effectivité. L'auteur commence par analyser avec précision tous les éléments du " décor numérique " dans lequel apparaissent trois éléments-clé : le sujet, l'objet et l'usage. Ce qui lie et relie le sujet à l'objet, ce sont les relations d'usage qu'ils entretiennent. Ces relations provoquent des interactions qui sont multiples, complexes et diversifiées ; leur mise en évidence permet d'en saisir la portée et de leur donner un sens. L'auteur reconfigure ensuite ce " décor numérique " en situant l'individu dans son rapport aux autres avec l'émergence des communautés, puis l'entreprise dans ses rapports aux clients avec la transformation de son offre, puis l'entreprise dans ses rapports aux salariés avec la convergence entre les sphères privée et professionnelle ; et plus généralement en situant le service rendu par les systèmes d'information dans leurs interfaces avec les utilisateurs ou les usagers. Mais ce livre dépasse le cadre des systèmes d'information. Au-delà de la valeur économique, l'auteur s'interroge sur les valeurs d'effectivité liées à l'usage, lesquelles ne se réduisent pas à une équivalence monétaire, et propose une taxinomie de ces valeurs. Enfin, il dénonce les déviances de notre société qu'exacerbe, sur fond de mondialisation, le développement du monde numérique. Ce qui l'amène à s'interroger sur la finalité des immenses moyens informatiques disponibles aujourd'hui et à dresser un plaidoyer pour l'émergence d'une éthique numérique.
Résumé : La Psychologie des Foules a été publiée en 1895. Elle fut remarquablement bien accueillie à l'époque, parce que Gustave Le Bon (1841-1931) y exposait des idées novatrices. Mais elle fut un peu décriée par la suite, peut-être parce qu'elle est censée avoir inspiré les dictatures de l'Entre-deux-Guerres. Aujourd'hui, chacun s'accorde à dire que la Psychologie des Foules est un texte majeur, voire même le texte fondateur de la psychologie sociale. D'ailleurs, son importance n'avait pas échappé à Sigmund Freud puisqu'il lui a consacré, en 1921, le deuxième de ses Essais de Psychanalyse. Dans sa "Relecture", Jean-François Phelizon replace les idées de Gustave Le Bon dans leur contexte et précise les remarques formulées par Freud à leur sujet. Il souligne ensuite la discontinuité qui existe entre les foules et les groupes agoniques, c'est-à-dire les groupes en compétition mettant en oeuvre une stratégie. Cette "Relecture" montre comment la Psychologie des Foules a pu marquer des domaines aussi divers que la sociologie politique, le marketing moderne et plus généralement le développement des médias. Elle est destinée à éclairer tous ceux qui cherchent à mettre en place une politique de communication conséquente et convaincante.
Résumé : Entre 1937 et 1939, Charles de Gaulle a exercé le commandement du 507e régiment de chars de combat à Metz. Cet épisode peu connu de sa vie ne manque pas d'intérêt. Sur le plan humain, il révèle les qualités et les travers d'un officier tenace et exigeant, pragmatique et audacieux. Mais il montre aussi une tragédie : celle d'un pays qui refuse de voir la guerre qui approche et d'une armée aveuglée par le souvenir de sa victoire de 1918. Les officiers d'état major se montrent sourds, pour ne pas dire hostiles aux théories nouvelles que défend de Gaulle quant à la façon dont il faut désormais employer les chars. Ironie du sort : le seul homme qui l'écoute vraiment se nomme Guderian, il est allemand, et c'est à lui qu'Hitler confiera le soin d'envahir la France avec ses divisions blindées... Pour mener à bien cette enquête, Joël Cambre, lui-même Saint-Cyrien et ancien officier de carrière, a interrogé de nombreux témoins directs et consulté des archives inédites à ce jour. Toujours le plus a été écrit dans le cadre d'un travail de recherche universitaire.