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Voix et regards
Sublon Roland
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204041744
L'Esprit n'a pas de figure. Il peut donc toutes les revêtir, les subvertir et les renouveler : flux ou écart, énergie ou discontinuité, savoir ou question, puissance émanée ou rature, mana ou sujet, forment une série de couples qui partagent deux discours, l'institué et l'instituant. Seul un travail d'écriture mettant en scène la lecture peut évoquer le tracement de l'Esprit incarné qui insiste dans la "lettre", questionne dans la "voix", scrute dans le "regard" et brise les images qui fixent et condamnent. Dire l'Esprit, ne pas cesser d'écrire le reste qui échappe et que l'institution ne peut apprivoiser, telle est la marque de cet essai ; fiction et prosopopée y déclinent un sujet qui s'éclipse, et offrent au lecteur un espace où aucun chemin n'est fermé.
Le corps de Delmare est retrouvé sans vie dans sa propre scierie. La commissaire Aglaëe Boulu est dépêchée dans un village perdu dans les forêts du Vercors... Les habitants se révoltent : la rumeur désigne un coupable, il ne reste plus qu'à l'enfermer... Les villageois aspirent à conclure rapidement cette enquête... Pour autant, ils ne coopèrent guère... Ont-ils peur qu'une vérité enfouie n'éclate au grand jour ?
Une série d'infanticides suscite effroi et colère. Et l'horreur atteint son comble lorsque des séries de photos relatant ces meurtres sont mises en ligne. Il est alors fait appel à la commissaire Aglaé Boulu, que l'on retrouve pour la sixième fois dans un roman de Jérôme Sublon. Parallèlement à cette histoire, une équipe de télévision a décidé de monter une nouvelle émission, "Criminel show", mettant en scène des criminels condamnés et incarcérés, afin de revenir sur leurs crimes, leur arrestation et leurs conditions de détention. On comprend rapidement que "l'invité du jour" est en lien avec la série de meurtres. Mais est-il le coupable ? Les vieilles jambes d'Emile vacillaient. Néanmoins, il eut la force de retourner auprès de sa femme en pleurs. Il s'assit à ses côtés. En tremblant, il composa le numéro des pompiers. Les éclats de mer prisonniers de la roche griffue, auparavant miroirs resplendissants, n'étaient plus que les larmes noires d'un ressac en deuil.
Pour beaucoup de cinéphiles, Jean-François Stévenin est une figure inclassable et incontournable du cinéma français. Réalisateur rare des mythiques Passe Montagne (1978), Double messieurs (1986) et Mischka (2002), acteur dans plus de 150 films de cinéma et de télévision de 1968 à 2021, il est apparu chez Truffaut, Rivette, Demy, Mazuy, Cavalier, Masson, Jarmusch, Giannoli, Rochant... Sa démarche et sa gouaille sont devenues familières d'un film à l'autre, dressant des ponts entre différents univers de cinéma. Pendant un an, Romain Sublon s'est entretenu avec Jean-François Stévenin, évoquant en toute liberté sa vision du cinéma, ses films, ses débuts d'assistant réalisateur, sa fascination pour la littérature de Céline et pour les riffs de Hendrix, son enfance dans le Jura, son rapport à l'alcool, ou encore les grandes rencontres qui ont marqué sa vie, de Nicholas Ray à Johnny Hallyday en passant par Lucette Destouches. Préface de Pierre Stévenin
Psychanalyse et théologie constituent deux approches qu'on aurait tort d'opposer artificiellement, de juxtaposer paresseusement ou de confondre indûment. L'une et l'autre ont des points communs : refusant tout rationalisme qui évacuerait la coupure de l'affect, elles reconnaissent la nécessité de penser l'acte de leur pratique, c'est-à-dire de leur écriture. Il ne s'agit pas pour autant de les confondre. Dieu n'est pas l'objet du souci de la première ni le fantasme l'affaire de la seconde et si l'une possède une certaine connaturalité avec la religion, l'autre a toujours considéré la religion comme une menace planant sur ses institutions. Et pourtant la rencontre a lieu là où l'une et l'autre sont à l'écoute du sujet parlant. Roland Sublon, psychanalyste praticien et théologien, expose ici de façon convaincante la fécondité de cette rencontre. La théologie se trouve rajeunie en relisant, à l'école du désir, ses élaborations séculaires et elle rend la psychanalyse attentive aux tentations gnostiques auxquelles elle-même ne fut pas seule à succomber.
On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.Notes Biographiques : Prêtre du Diocèse de Bourges (ordonné en 1949). Enseigne à l'Institut catholique de Paris (en 1990).
Scola Angelo ; Geninazzi Luigi ; Armogathe Jean-Ro
Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement. Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde. Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel. Quarante ans d'histoire de l'Eglise dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.