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Les forges, un roman
Suaudeau Jean-Pierre
JOCA SERIA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848093024
A la fin du XIXe siècle, près de Saint-Nazaire, l'édification des Forges de Trignac répond au besoin de fournir le métal nécessaire à la construction de bateaux en fer par la Compagnie Général Transatlantique. En quelques mois, 2000 ouvriers sont embauchés. Une véritable épopée industrielle, commence sans que ceux qui y participent en aient forcément conscience eu égard aux conditions de travail qu'ils subissent. L'entreprise occupera jusqu'à une centaine d'hectares dont il ne reste aujourd'hui que de maigres vestiges aux imposantes dimensions. Si le point de départ de Jean-Pierre Suaudeau a été de questionner l'idée de friche industrielle, le texte emprunte résolument le chemin de la littérature, de la fiction capable de faire revivre le lieu, d'incarner les protagonistes, d'en entendre battre le coeur par-delà les ruines, lieu d'histoire et de mémoire que recèlent des murs en passe de s'effondrer.
Dix ans après avoir disparu au Sahara, un chasseur alpin rentre chez lui. Tout le monde le croit mort. Seule sa fille attend encore son retour. Soldat perdu, Ulysse furieux, il rapporte sur sa montagne les crimes d'une lignée qui a pillé l'Afrique de l'Ouest au temps des colonies, avant d'installer son empire sur les Alpes du Sud. Des terres brûlantes aux sommets enneigés, une ombre l'accompagne. A la fois jeune et vieille, blanche et noire, cette force se joue des époques et des continents. Pour que justice soit faite, elle oeuvre dans la nuit des âmes, dressant les femmes contre les hommes, les frères l'un contre l'autre, les fils contre les pères. Sous le regard des animaux de la forêt, dieux silencieux, le temps s'enroule autour de la faute originelle. Ici et là-bas, autrefois et maintenant, ni les vivants ni les morts ne trouvent le repos. Le sang noir de la vengeance coule dans leurs veines.
Le "Saint Suaire", appelé aussi "suaire de Turin" ou, mieux, "linceul de Turin", est une bande rectangulaire de lin (4,36 mètres de long, 1,10 mètre de large), très ancienne, d'une grande qualité de tissage, légère et souple, qui est aujourd'hui conservée dans une chapelle de la Cathédrale de Turin en Italie. Cette étoffe a servi, il y a des siècles de cela, comme linge funéraire. Sa particularité est que le cadavre qui avait été enveloppé dans ce tissu a laissé sa double empreinte, antérieure et postérieure, très claire, brun sépia, indélébile. Il s'agissait d'un jeune adulte supplicié par flagellation suivie de crucifixion. Les marques de ce supplice évoquent de façon saisissante ce que nous rapportent les Evangiles sur la Passion et la mort du Christ en croix, en 33 après J.-C. Ce tissu pourrait être le linceul dans lequel le corps du Christ aurait été enveloppé, une fois descendu de la croix. Jusqu'à une époque récente, nos connaissances sur le linceul et sur son image étaient limitées à ce qu'il était possible de voir de cette image à la lumière du jour. Les premières photographies (1898) ont révélé la curieuse nature de l'image portée par le tissu, qui est comme un négatif photographique par rapport au cadavre qui s'y est imprimé, avec inversion des orientations et inversion des ombres et lumières. A partir de 1978, les explorations scientifiques menées sur le linceul ont apporté une moisson de données qui permettent aujourd'hui d'avoir une idée plus précise de cette image portée, du phénomène qui a pu en provoquer l'apparition, du lieu et de l'époque où le linceul a pu avoir été tissé et des pays où il a pu séjourner. Cette toile demeure en elle-même une énigme, car elle est unique en son genre et que nul n'a jamais pu reproduire le type d'empreinte qu'elle porte. Elle offre une fascinante icône du Christ mort, majestueuse et puissante, qui invite à l'espérance.
Jean-Pierre Suaudeau, dans Courir à ce qui me brûle, évoque la figure de Pétrarque, poète humaniste du XIVe siècle, considéré comme l'un des pères de la poésie lyrique moderne. Il revient sur l'histoire passionnée et idéalisée qui lia Pétrarque à Laure, cette muse insaisissable qui hanta son Canzoniere, et tisse un parallèle avec sa propre relation à la Fontaine de Vaucluse. Ce lieu emblématique, où le poète italien trouva refuge et inspiration, devient sous la plume de Jean-Pierre Suaudeau un espace de résonance intime, où l'écho de la poésie de Pétrarque dialogue avec son propre imaginaire et sa quête d'absolu.
Résumé : Le narrateur arrive en Suisse, au bord du lac Léman, pour y séjourner. On n'en saura absolument pas plus sur lui-même. Sa passion à écrire, son enquête sur Rousseau, ne sont pas un prétexte suffisant pour l'ampleur du récit. L'eau sans doute est importante. Jean-Pierre Suaudeau est d'ouest, il habite la région nantaise, est instituteur dans un village des marais qu'a si bien décrit Julien Gracq dans La Presqu'île. C'est plutôt chez Claude Simon qu'il faut chercher son horizon de langue : l'ampleur parfois lyrique de la phrase, l'attention aux signes, aux objets, aux dispositifs de représentation, et la volonté aussi de ne jamais rien laisser s'installer de stable. La phrase se casse, le récit s'ouvre, sa teneur poétique est scrutée dans l'intérieur des mots.
La troupe errante des guérilleros avec le Che dans les forêts de Bolivie. Trois points de vue, trois types d'écriture viennent restituer la fin du parcours héroïque d'Ernesto Guevara dans le réseau complexe et contradictoire des relations humaines et des enjeux politiques de l'époque. Personnages de fiction et personnages historiques peuplent ce roman d'aventures politique. Extrapolations qui content les gloires et les déboires d'une utopie
1941: un drôle de paquebot, l'Admiral Tromp, rapatrie, des îles de la Sonde vers l'Europe, un fort contingent d'épouses de coloniaux - sans compter quelques "dérangés". La guerre est aux deux bouts; le Tromp revient, repart, pour d'improbables navettes. A bord, mère au loin, un jeune garçon avec un père qui, aux escales, dés qu'il peut, fugue avec fils et bagages jusqu'au passage suivant du navire. Les accompagne une grand mère française qui ne survivra pas à une des relâches paternelles et Njei, jeune bonne javanaise que l'adolescent s'approprie, pour partie. Ainsi va le dés-orient. Mais tout cela a-t-il bien été? Des doutes, des fissures apparaissent, se multiplient. Un trio de psychiatres se retrouve ainsi, à ne plus savoir démêler le réel de la fiction, embarqué dans un suivi où ils deviennent parfois vaisseau, écueil, équipage, épave et cargaison. Balisée de trois langues: français, néerlandais et indonésien, la géographie bourgeonne et se noue, avant de rejeter, tel Ulysse en Phéacie, le père puis le fils sur une terre d'utopie: l'Illyrie, "haut lieu commun" d'un monde méditerranéen. Depuis, en tout port, un navire attend une lecture qui l'affrète. Choisir alors les pavillons de ses complaisances