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Dissection d'une chute de neige
Stridsberg Sara ; Ségol-Samoy Marianne
L ARCHE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782381980256
Cette pièce de Sara Stridsberg éclaire la destinée de Christine de Suède (1626-1689) en interrogeant la représentation de la royauté exercée par une femme qui refusait de se plier aux exigences du pouvoir. Cette figure féminine à la personnalité peu commune, farouchement éprise de liberté et d'une conception de l'amour non normée, en dehors du mariage et des alliances classiques, est dépeinte avec humour et désinvolture. Héritière du trône de Suède à l'âge de six ans à la mort de son père, qui l'élève comme un garçon, elle accède au pouvoir à l'âge de 18 ans, et se passionne d'arts et de philosophie, enjoignant Descartes de venir à la cour lui dispenser des enseignements quotidiens. Elle choisit d'abdiquer en 1654 et se convertit au catholicisme, se détournant de la foi luthérienne. Dans la pièce de Stridsberg, la "Fille Roi" est une personnalité duale, impulsive et réfléchie, éclairée et despote, amant et amante, émancipée et tyrannique. Une fiction librement inspirée de l'histoire de la monarchie européenne.
Ainsi que l?indique le sous-titre du roman, Variations Dolorès, Darling River est une variation autour du thème de Lolita (diminutif de Dolorès) ? tant le personnage fictionnel de Nabokov que la figure symbolique. Lo est l?une de ces Lolita. Elle a treize ans et, avec son père, elle parcourt les routes à bord d?une vieille Jaguar, sous les lueurs d?incendies de forêts et à travers un paysage apocalyptique. Dolorès Haze, elle, est la créature même de Nabokov, dont Sara s?empare pour imaginer son destin jusqu?à sa mort, en Alaska, alors qu?elle donne naissance à un enfant. Une autre héroïne est la femelle chimpanzé à laquelle un scientifique français du Jardin des Plantes aurait cherché à apprendre le dessin. Nabokov a confié qu?il s?était inspiré de cette histoire pour écrire sa Lolita. Le dernier personnage enfin est une mère anonyme errant sur les autoroutes qui entourent la ville. Le ton serein, léger, quasi aérien tranche avec le caractère parfaitement amoral du récit, empreint d?une étrange poésie. Nulle dénonciation ou discours féministe et pourtant un rapport ambivalent et critique à la maternité symbole de mort existentielle. Sara Stridsberg souligne qu?il faut « considérer ce roman comme un oiseau qui tournoierait au-dessus de ces quatre créatures et les observerait ».
Alemagna Beatrice ; Stridsberg Sara ; Coursaud Jea
Notes Biographiques : Beatrice Alemagna, née à Bologne, vit désormais à Paris. Elle a publié de nombreux albums, souvent primés. Son travail est reconnu internationalement.
Résumé : En 1995, Beckomberga ferme ses portes. Ouvert en 1932 dans la campagne près de Stockholm, il devait être "une nouvelle sorte d'hôpital psychiatrique, un nouveau monde où personne ne serait laissé pour compte, où l'ordre et le souci de l'autre seraient de mise", où les fous allaient "enfin être libérés et sortir dans la lumière". Beckomberga a marqué l'adolescence de Jackie, l'héroïne de ce roman : c'est là qu'elle a rendu de nombreuses visites à son père, Jim, au "château des Toqués". En dépit de son amour pour Lone, la mère de Jackie, en dépit de l'existence même de Jackie, cet homme n'a cessé d'affirmer son mal de vivre. Beckomberga : Ode à ma famille est le roman d'un amour passionné, celui d'une jeune femme pour son père, personnage chancelant mais charismatique, et celui qu'elle éprouvera pour son propre fils, Marion, dont l'apparition constituera un rempart contre la folie familiale. Sara Stridsberg retrace deux odyssées palpitantes : celle du rêve qu'a incarné Beckomberga et celle d'une famille, somme toute ordinaire, qui s'aime, se déchire, se retrouve. Elle évoque aussi la famille que l'on se crée : ces fous auprès desquels Jackie l'adolescente se sent chez elle. L'auteure, qui va et vient dans le temps, bâtit une narration magnétique, faite d'éclats de voix : celle de Jackie, de ses souvenirs, de ses rencontres, mais aussi de documents d'archives. Avec une tendresse infinie pour ses personnages, Sara Stridsberg livre ici un grand roman sur la folie, dans une langue sublime.
« Femme âgée de vingt-sept ans, d origine étrangère. Est arrivée dans le service après avoir tué ses deux enfants. N a ni adresse fixe ni emploi. Plus « Femme âgée de vingt-sept ans, d origine étrangère. Est arrivée dans le service après avoir tué ses deux enfants. N a ni adresse fixe ni emploi. Plus aucun contact avec ses parents. Est sous observation dans le service en attente du procès puis de l expulsion vers son pays d origine. » Dans un décor d hôpital peu hospitalier, Médée dort, allongée sur le sol dans la salle d attente du néant, un espace conscient ou peut-être rêvé. Un royaume des morts stérile. En faisant de Médée un cas psychiatrique, Sara Stridsberg se révèle dans l art du glissement du général au particulier, du mythe au cas clinique. « Une des raisons d être de ma littérature est de faire naître le paradoxe. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde. » Ainsi sa pièce est une matière vivante et crispante, qui brûle la langue et le cerveau. « L amour c est le gaz carbonique du sang. L amour c est une punition. Dans le futur, personne n aimera. L amour sera supprimé. Une barbarie révolue, incompréhensible et antidémocratique. Tout le monde rira de nous, pauvres fous aimants. » Née en 1972, Sara Stridsberg a travaillé sur les thèmes de la destruction et de l aliénation dans la littérature, de Médée à Sarah Kane. Elle a reçu en 2007 le Grand Prix de littérature du Conseil nordique pour son deuxième roman La Faculté des rêves qui l a révélée en France.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.