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La critique de la religion chez Hobbes. Une contribution à la compréhension des Lumières (1933-1934)
Strauss Leo ; Pelluchon Corine
PUF
17,50 €
Épuisé
EAN :9782130546887
Die Religionskritik des Hobbes est un texte inachevé qui a été publié pour la première fois en 2001 par Heinrich Meier. L'intérêt de cette ?uvre de jeunesse est de montrer le lien entre la critique de la religion de la Révélation et la pensée politique moderne. Strauss explique que la critique de la religion est la fondation de la politique de Hobbes. Cette science politique n'est donc pas une conséquence de la méthode euclidienne appliquée au politique ni un effet de son phénoménalisme ou de son matérialisme, mais elle renvoie à une conception de l'homme et du monde, voire à une " théologie " caractéristique de ce que Strauss appelle les Lumières radicales. La " motivation " de Hobbes est liée à deux objectifs, qui apparaissent clairement dans la version anglaise du Léviathan et mobilisent de manière stratégique la science de la Bible : il s'agit d'abord de rendre impossibles toute politique théologique et toute philosophie politique classique. Hobbes combat la tradition, c'est-à-dire l'Eglise et la théologie, jugées responsables des guerres de religion, en s'appuyant sur l'autorité de l'Ecriture et il déduit de la Bible la subordination du religieux au politique. Mais une fois que Hobbes s'est servi de l'autorité de l'Ecriture pour récuser la double autorité, il va entamer une critique de la religion de la Révélation qui est une véritable sape, passant ainsi de l'épicuréisme aux Lumières radicales. Hobbes modifie le socinianisme de ses prédécesseurs, abandonne la référence au Dieu compatissant et radicalise l'argument cartésien du Deus deceptor : il n'y a de salut et d'enfer que terrestres et seules la science et la politique permettent à l'homme de survivre dans un monde incompréhensible.
Léo Strauss (1899-1973) étudie et confronte, dans cet ouvrage, le libéralisme de la philosophie classique, inséparable de la vertu de modération, avec les prétentions des progressistes modernes.
Léo Strauss (1899-1973) est une des grandes figures de la philosophie politique du XXe siècle. Si ses ?uvres sont devenues aujourd'hui des classiques, l'homme reste mal connu. Philosophe allemand émigré aux États-Unis dans les années trente, grand connaisseur de l'antiquité grecque, juif soucieux d'être fidèle à son peuple et solidaire de ses souffrances, Léo Strauss déploya durant toute sa vie une réflexion critique sur la politique et son histoire en se situant à la charnière des sagesse juives et hellénistiques. Dans l'article qui donne son titre au recueil, l'auteur s'interroge sur ce que c'est qu'être juif : est-ce appartenir à une religion, à une culture, au malheur ? Il répond à la difficile question de la transmission de la judéité, pourquoi rester juif, en démontrant qu'il est impossible de faire autrement.Entre révélation et raison, entre Athènes et Jérusalem, Strauss chemine avec une clarté et une simplicité exemplaires qui donnent à comprendre, que l'on partage ou non ses analyses, les enjeux de la philosophie politique occidentale.C'est avec Droit naturel et histoire que Strauss s'imposa en France. On pourra lire pour découvrir sa pensée politique : La Cité et l'Homme et Qu'est-ce que la philosophie politique ? Sur le thème de la judéité, on comparera avec intérêt les positions de l'auteur avec celles d'Hannah Arendt dans La Tradition cachée. --Emilio Balturi
Les Lois ne sont pas le dialogue de Platon le plus connu, ni a fortiori le plus commenté. Strauss nous en donne ici un commentaire magistral : serré, il épouse toutes les sinuosités du texte et en révèle toute la subtilité. Ce commentaire, publié après la mort de l'auteur, mais entièrement terminé, est le fruit d'une vie entière de méditation de l'oeuvre de Platon. A ce titre, il constitue un exemple privilégié de l'" art de lire" les textes de l'antiquité de Léo Strauss – qui nous transmet ici ce qu'il tient pour l'héritage de la pensée platonicienne, ou de la philosophie politique classique. Le dialogue des Lois, en tant qu'il traite les questions de la loi politique et de la loi divine, a très tôt alimenté les réflexions de Strauss sur le problème théologico-politique. Dans sa présentation, Olivier Berrichon-Sedeyn s'attache à situer cet ouvrage dans l'oeuvre de Strauss et à en dégager l'enjeu général.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Résumé : Le problème, c'est l'obéissance. Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brillante : d'où vient donc notre docilité ? Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? Pour Frédéric Gros, c'est en repérant les styles d'obéissance qu'on se donne les moyens d'inventer de nouvelles formes de désobéissance. Sous sa plume, la pensée philosophique, en même temps qu'elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. A l'heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d'humanité.