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Septembre. Une peinture d'histoire de Gerhard Richter
Storr Robert ; Urquhart Brian
DIFFERENCE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782729119454
La destruction des tours jumelles du World Trade Center, à New York le 11 septembre 2001, fut un acte d'une violence atroce, d'une audace, d'une ampleur et d'une originalité aussi dévastatrices que bouleversantes. Si, comme l'affirme Robert Storr, l'art contemporain en ce qu'il a de meilleur nous offre un moyen de contempler les paradoxes de la vie moderne, alors le 11 septembre est le défi le plus difficile à relever qu'il ait jamais eu à affronter. Dans son introduction à la grande rétrospective Gerhard Richter organisée au Museum of Modern Art de New York en 2002, Robert Storr dresse le portrait de Richter en ces termes: "Un peintre moins conceptuel stricto sensu que philosophique dans les grandes lignes, un penseur d'avant-garde, mais un praticien souvent traditionnel, un des artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle et un explorateur en première ligne du XXIe siècle, Richter est un poète fou d'images, un poète de la vivacité et de la retenue, du doute et de l'audace".
A l'occasion de la recréation du bosquet du Théâtre d'Eau, les Editions Dilecta publient en coédition avec la galerie Perrotin un ouvrage retraçant la création des Belles Danses de l'artiste français Jean-Michel Othoniel, première installation contemporaine pérenne dans les jardins du château de versailles depuis 300 ans. Redessiné par le paysagiste Louis Benech, le bosquet du Théâtre d'Eau accueille trois sculptures-fontaines de Jean-Michel Othoniel, posées à fleur d'eau dans les bassins. Composées d'entrelacs et d'arabesques en perles de verre, elles évoquent le corps en mouvement et sont directement inspirées des ballets donnés par Louis XIV et de L'Art de décrire la danse, de Raoul-Auger Feuillet (1701). Véritables calligraphies issues d'une réécriture de la notation des pas de danse, ces sculptures redonnent vie à L'Entrée d'Apollon, au Rigaudon de la Paix et à la Bourrée d'Achille. Robert Storr, critique d'art et curateur américain, analyse ces réalisations exceptionnelles de Jean-Michel Othoniel à Versailles, au regard de l'art contemporain. Les nombreux échos évoqués entre le siècle du Roi Soleil et l'oeuvre de Jean-Michel Othoniel éclairent ainsi subtilement la poétique de l'artiste, ouvrant ainsi la frontière entre les arts, et révélant les riches références qui émanent de ces sculptures intemporelles. Dans Les Belles Danses, Jean-Michel Othoniel présente également la genèse de son travail à travers croquis, aquarelles, dessins techniques et autres documents. Composé comme un ballet baroque, ce livre illustré de nombreuses photographies montre Les Belles Danses évoluer au fil des saisons, confrontées aux éléments et aux lumières changeantes du ciel de Versailles. L'ouvrage dévoile ainsi les différentes étapes de leur création, rassemblant images d'archive, références de l'artiste et notes dévoilant les secrets de la conception de ces oeuvres.
Louise Bourgeois constitue une monographie sans équivalent en France. Ecrit par l'un des meilleurs spécialistes de l'artiste, l'ouvrage somme propose une vision transversale et complète de son oeuvre grâce à une structure originale qui dresse à la fois un portrait intime de la femme et déploie un examen approfondi de l'oeuvre à travers plus de 900 illustrations. Louise Bourgeois (1911-2010), sculptrice et plasticienne française naturalisée américaine, est une des artistes majeures de la fin du xxe et du début du xxie siècle. Arrivée à New York en 1938, elle croise le surréalisme, importé par les artistes européens en exil, puis les grands courants de l'art américain d'après-guerre, créant un oeuvre basé sur la mémoire et l'intimité des émotions. Entièrement autobiographique, son langage personnel intègre tous les matériaux et toutes les formes, touchant aux pratiques les plus contemporaines. Après des périodes successives de succès et de retraits, Louise Bourgeois accède à la notoriété en 1982 lors de sa rétrospective au Museum of Modern Art. Tout au long d'une carrière de près de soixante-dix ans, elle a créé un corpus d'oeuvres riche et toujours innovateur. Bien que la peinture, le dessin, la gravure et la performance aient aussi leur place dans son oeuvre, l'artiste est surtout connue pour ses sculptures, qu'elles soient intimes (Femme-maison, Fillette) ou monumentales (Maman, Spider). Aujourd'hui collectionnée dans les plus grands musées du monde, l'oeuvre complexe et protéiforme de Louise Bourgeois continue de fasciner la jeune génération d'artistes et la critique.
L'abstraction gestuelle qui recouvre entièrement une surface est une peinture américaine par excellence. L'affirmation pourrait induire une certaine gêne, ou même un état d'alerte, à notre époque, sans doute la plus chauviniste depuis des décennies dans l'histoire de notre nation – sauf que l'artiste dont je vais parler est né à Ceylan et a grandi en Grande-Bretagne. Il n'en est pas moins new-yorkais depuis 1972, ce qui fait de la biographie de Julian Lethbridge une histoire d'immigration typiquement américaine – et donc celle d'une immigration réussie. Dans l'ensemble et à long terme, les tableaux de JULIAN LETHBRIDGE sont des machines perpétuellement en mouvement dont le dynamisme bourdonnant dénonce que la peinture all over de type américain constitue une parenthèse encore loin d'être refermée dans l'histoire de l'art moderne – un travail qui attend en permanence d'être effectué.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).