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Le village de Jerf el Ahmar (Syrie 9500-8700 avant J-C). L'architecture, miroir d'une société néolit
Stordeur Danielle ; Guilaine Jean
CNRS EDITIONS
69,00 €
Épuisé
EAN :9782271087409
Il y a 12000 ans, un village, parmi les premiers de l'humanité, s'installe sur les rives de l'Euphrate syrien. Découvert en 1989, le site archéologique de Jerf el Ahmar est devenu l'un des jalons majeurs de la " révolution néolithique ". Vers 9500 av. J. -C. , l'art de bâtir y atteint un niveau inédit. Ici s'inventent les premières formes de maisons rectangulaires, chaînages d'angle, escaliers, toitures complexes et autres énigmatiques " bâtiments collectifs ". Des quartiers se forment et s'organisent savamment. Des places se dégagent. Les constructions témoignent d'une créativité intense alors même qu'apparaissent timidement les formes d'une première agriculture. Danielle Stordeur, qui a dirigé la fouille jusqu'à la disparition du site sous les eaux d'un barrage en 1999, analyse dans ces pages toutes les métamorphoses architecturales de Jerf. Dans un premier temps, l'ensemble des constructions est décrit selon trois éclairages : techniques, formes, usage. Puis l'archéologue nous présente le village et précise ses transformations. En passant d'un épisode à l'autre, elle montre comment la préparation du terrain se fait plus collective, les espaces communs se multiplient, des bâtiments communautaires sont édifiés. Et comment une différenciation sociale apparaît. Dans ce site, où l'occupation a été continue, même lorsqu'un incendie détruit tout, on décèle les signes clairs des mécanismes de transmission et de mémoire. Dans cet ouvrage accessible, écrit de manière didactique, Danielle Stordeur ne livre pas seulement les résultats de ses fouilles. Elle mène l'enquête en passant d'une pièce à l'autre, du grenier à la cave, en nous frayant un chemin à travers le labyrinthe des piliers et des murs. Elle accumule les indices pour éclairer des savoir-faire, pour nous révéler les dynamiques de l'espace villageois et les transformations de l'organisation sociale. Dans une période sans écriture, l'architecture de Jerf se mue en un miroir fragile et précieux de la société néolithique.
Vandenberghe Christian ; Stordeur Sabine ; D'Hoore
Le Travail Humain est une revue scientifique pluri-disciplinaire qui publie des articles originaux en français ou en anglais, pertinents à l'étude de l'activité au travail, plus particulièrement dans les domaines suivants : physiologie et psycho-physiologie ergonomiques (y compris les neurosciences, l'anthropométrie et la biomécanique), psychologie ergonomique (en intégrant les approches différentielles), formation (de l'étude des mécanismes d'apprentissage à la gestion des formations et à l'étude des qualifications), psycho-sociologie du travail et des organisations, sécurité et fiabilité humaine, psycho-pathologie du travail, ergonomie et méthodologie. La revue publie également des numéros spéciaux. Les textes peuvent s'inscrire dans des perspectives diverses, mais ils doivent apporter des justifications vérifiables aux conclusions qu'ils proposent. Chaque article, présenté selon les " Instructions aux auteurs ", est soumis à deux experts au moins, qui donnent leurs avis sur l'acceptation et suggèrent éventuellement des révisions.
Apprendre à apprendre: un nouvel objectif bien difficile pour l'enseignement aujourd'hui!Voici, mis à la disposition de chaque enseignant, un outil pour réaliser un état des lieux des pratiques quotidiennes. La présentation très méthodique des représentations de l'apprentissage, indique clairement l'intention de l'auteur d'en faire un modèle d'analyse du fonctionnement de la classe.
La différenciation, outil de base de la lutte contre l'échec scolaire, est un concept flou qui pose aujourd'hui de nombreuses questions. N'est-ce pas l'école qui est en difficulté ? Ne serait-il pas temps d'abandonner des principes méthodologiques qui ne profitent finalement qu'à ceux qui savent déjà ? Peut-on modifier les pratiques pour obtenir d'autres résultats ? Afin de répondre à ces questions, l'auteur de cet ouvrage commence par définir le concept de différenciation et interroger quelques idées en vogue dans l'enseignement afin d'en analyser le bien-fondé. La différenciation est ensuite analysée au regard des conceptions du rôle de l'école, des disciplines d'enseignement, des productions demandées aux élèves, de l'organisation du travail (en groupe ou individuel) et des processus d'enseignement. Des ensembles de critères d'observation (ECO) de la manière de fonctionner des enfants et les différents types de rétroactions de l'enseignant pour mieux accompagner les apprentissages sont analysés. Les dernières réflexions mettent en évidence que les valeurs données aux différences orientent fortement l'organisation des groupes classes et leur animation. Enfin, plusieurs activités concrètes et détaillées sont proposées en fin d'ouvrage (et en ligne) pour illustrer les propositions théoriques et montrer qu'elles sont pratiquement réalisables.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.