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Le sentier forestier et autres nouvelles
Stifter Adalbert ; Moutin Nicolas ; Jourdan Fabien
BELLES LETTRES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782251830100
Présentation de l'éditeur Souvent considéré à tort comme un pâle représentant du Biedermeier, Adalbert Stifter (1805-1868) a pourtant suscité les éloges de Nietzsche, Hofmannsthal, Thomas Mann et plus récemment de Kundera. Surtout connu en France pour son roman intitulé L'Arrière-saison (1857), il est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles rassemblées sous le titre d'Études (1850). Le présent volume en propose trois: Le Sentier forestier (1844), Le Sceau des Anciens (1844) et Le Sapin aux inscriptions (1843).La première raconte l'histoire d'un homme qui semble destiné à rester un sot après avoir reçu l'influence de parents fantasques et d'un oncle qui lui donne le surnom ridicule de Tiburius, pris pour son véritable prénom. Cet homme sera transformé par un cheminement sur un simple « sentier forestier » qui le rendra à une vie meilleure en l'ouvrant à la plénitude de ce qui est. Cheminement qui passe par une union progressive à la nature. Cheminement qui culmine dans la rencontre, tout aussi inopinée, de l'amour: une jeune cueilleuse de baies achève l'éveil à la vie. La guérison morale transforme le sot en un « cadeau de Dieu », selon la promesse que portait son véritable prénom, Théodore.Le Sceau des Anciens évoque un destin contraire. Hugo, jeune homme trop parfait, ne peut parvenir au bonheur échu à Théodore, faute de renoncer à l'honneur de ses ancêtres dont le sceau de son père est l’emblème. Apprenant que Céleste, la femme qu'il aime, était mariée, il la rejette. La bien-aimée a une parole décisive: « mon péché est plus humain que ta vertu ». Bien des années après, la parole finit par germer et Hugo jette enfin le sceau maléfique dans une gorge profonde. Il laisse ses biens au bel enfant né de ce péché, dans l'espoir qu'ils portent cette fois le sceau du renouveau.Une laitière transformée en rocher, un aveugle miraculeusement guéri, la Vierge qui apparaît sur un sapin: la dernière nouvelle, Le Sapin aux inscriptions transporte le lecteur dans un univers imprégné de merveilleux. Le motif de l’empreinte y est repris et transformé: il s'agit cette fois de serments d’amour gravés sur un petit sapin destiné à devenir immense. L'intrigue évoque le conte de fées: Hans, un bûcheron, aime Hanna, à qui il offre les plus somptueuses parures. Délaissé pour Guido, prince charmant venu chasser, Hans, tenté par le meurtre, est arrêté par l'apparition de la Vierge et renonce à la vengeance. Hanna et Hans connaissent deux destins en miroir: pour la première, l'accomplissement de ses souhaits devient malédiction; le second reçoit la grâce de Marie.Stifter peint donc des personnages transformés par la nature dans laquelle ils évoluent. Tiburius, Hugo et Hanns subissent tour à tour l'envoûtement des forêts de montagne et accèdent à une forme de beauté morale. Nicolas Moutin est professeur en lycée. Fabienne Jourdan est chercheur au CNRS. Elle est l'auteur aux Belles Lettres d'une traduction commentée du Papyrus de Derveni (2003), d'une monographie sur le Poème judéo-hellénistique attribué à Orphée (2010) et d'Orphée et les Chrétiens en deux volumes (2010 et 2011).
On découvrira, dans ces récits, deux aspects très différents, opposés même, et étonnamment complémentaires, du génie d'Adalbert Stifter (1805-1868). Celui qui donne son titre au recueil, Les grands bois, se déroule dans un monde familier à l'auteur, les monts de Bohême, les forêts profondes qui ont enchanté son existence, par ailleurs douloureuse et frustrée. L'art de Stifter (qui fut aussi un peintre de haute valeur, dont les paysages n'ont pas vieilli) est à l'image de ces horizons où les détails s'harmonisent, se fondent dans la profonde unité du destin. Or ce même homme, dont les monts de Bohême semblent fermer l'horizon (et qui, vers le sud, n'a jamais dépassé Trieste), écrit aussi Abdias, histoire d'un juif de Tripoli, à demi nomade, drame du désert, lent et fascinant comme les contes de l'Orient, d'un pur tragique. L'oeuvre de Stifter va bien au-delà de ces récits, mais ils sont au carrefour de ses hantises et de ses rêves, comme ces tables d'orientation qui donnent à rêver au promeneur.
Adlabert Stifter (1805 - 1868), pour Nietzsche le plus grand prosateur de langue allemande du XIXème siècle, fut, avant de devenir écrivain, un peintre paysagiste reconnu. Le Condor, sa première nouvelle, publiée en 1841, a pour héros un jeune peintre qui sacrifie l'amour à sa carrière. L'auteur, toujours épris des paysages que la terre et le ciel offrent aux hommes, nous en décrit ici d'entièrement nouveaux, ceux superbes et effrayants que l'héroïne découvre durant un vol en aéronef au-dessus des Alpes. Une preuve de courage et d'indépendance féminine qui ne lui portera pas bonheur.
On parle des "longueurs célestes" de Beethoven, de même on pourrait parler des "lenteurs célestes" d'Adalbert Stifter. Considéré comme l'un des plus grands prosateurs de langue allemande, l'écrivain autrichien Adalbert Stifter (1805 - 1868) fut aussi un célèbre peintre de paysages et un pédagogue professionnel. Toute son ?uvre a pour cadre les Alpes, ses neiges éternelles et ses vallées frappées par la foudre, qui enseignent à l'homme la modestie de sa place dans l'univers en même temps qu'elles le persuadent de son appartenance à un ordre supérieur. Ordre auquel le mène, outre la contemplation esthétique, la Nüchternheit (la sobriété) qui n'est pas sans rappeler le comportement des adeptes de la philosophie zen.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.