
Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel
Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une "baisse de la valeur esprit'. Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l'humanité quelques décennies plus tard - là où nous en sommes? En 1939, seulement 45% des Français écoutent la radio, et la télévision n'existe pas encore. En ce début de XXe siècle, les objets communicants poursuivent les temps de cerveaux disponibles où qu'ils aillent, du lever au coucher. Un capitalisme s'est imposé, que l'on dit tantôt"culturel', tantôt "cognitif', mais qui est avant tout jusqu'à présent l'organisation ravageuse d'un populisme industriel tirant parti de toutes les évolutions technologiques pour faire du siège de l'esprit un simple organe réflexe: un cerveau rabattu au rang d'ensemble de neurones, un cerveau sans conscience. En 2005, le Medef réunissait son université d'été sous la bannière du" réenchantement du monde'. Ce livre propose de le prendre au mot: réenchanter le monde, c'est nécessairement revisiter et réévaluer le rôle de l'esprit dans l'organisation de l'économie. Biographie de l'auteur Bernard Stiegler est philosophe. Avec Georges Collins, Marc Crépon, Catherine Perret et Caroline Stiegler, il a co-fondé l'association Ars Industrialis.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 06/10/2008 |
| Poids | 138g |
| Largeur | 107mm |
| SKU: | 9782081217843 |
| wmi_id_distributeur: | 12707000 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | 12707000 |
| Availability Value: | 1 |
| Availability Label: | 2-4 jours |
| Match Result: |
Array
(
[availability] => 1
[name] => 12707000
[active] => 1
)
|
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782081217843 |
|---|---|
| Titre | Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel |
| Auteur | Stiegler Bernard |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 107 |
| Poids | 138 |
| Date de parution | 20081006 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue. De la pharmacologie
Stiegler BernardQu'on l'admette ou qu'on le dénie, chacun sent bien qu'à présent l'avenir de la vie terrestre se trouve mis en jeu dans une urgence inouïe. Et chacun sait que, depuis la séquence historique qui s'est engagée en 2007 et qui paraît avoir déclenché ce qu'on appellerait en physique nucléaire une réaction en chaîne, chaque pas compte et semble se surcharger systémiquement de conséquences très difficilement réversibles - sinon absolument irréversibles. Cette crise est sans précédent d'abord en cela. Si krisis signifie bien et d'abord décision, elle est critique comme jamais: elle révèle que le destin humain - qui est un destin inéluctablement technique et technologique - est pharmacologique au sens où, en grec, le pharmakon est à la fois le remède et le poison. Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin - au sens où il faut y faire attention: c'est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c'est une puissance destructrice. Tel est aussi le feu dans la mythologie grecque. Devenu technologie industrielle, le pharmakon est de nos jours hégémoniquement contrôlé par l'économie, c'est-à-dire par le marketing, et c'est une calamité. Cet état de fait, qui a installé une économie de l'incurie génératrice d'une bêtise systémique, signifie que la question du soin - que l'on appelle aussi le care - est une affaire d'économie politique, et non seulement d'éthique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,90 € -

De la misère symbolique
Stiegler BernardCet ouvrage réunit les deux volumes de De la misère symbolique: L'Epoque hyperindustrielle (Galilée, 2004) et La Catastrophe du sensible (2005). Bernard Stiegler y poursuit sa réflexion sur la canalisation de la libido des consommateurs vers les objets de la consommation. Notre époque se caractérise comme prise de contrôle du symbolique par la technologie industrielle. L'esthétique y est devenue à la fois l'arme et le théâtre de la guerre économique. Il en résulte une misère, le conditionnement se substituant à l'expérience. Cette misère est une honte, celle qu'éprouve parfois le philosophe. La "honte d'être un homme" est suscitée d'abord, aujourd'hui, par cette misère symbolique telle que l'engendrent les "sociétés de contrôle". Il s'agit donc, d'une part, de comprendre les tendances historiques qui ont conduit à la spécificité du temps présent, mais aussi de fourbir des armes: de faire d'un réseau de questions un arsenal de concepts, en vue de mener une lutte. Le combat à mener contre ce qui, dans le capitalisme, conduit à sa propre destruction, et à la nôtre avec lui, constitue une guerre esthétique. Elle-même s'inscrit dans une lutte contre un processus qui n'est rien de moins que la tentative visant à liquider la "valeur esprit", comme le disait Valéry.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -

La technique et le temps. Tome 3 : Le temps du cinéma et la question du mal-être
Stiegler BernardTroisième tome de La technique et le temps, Le temps du cinéma et la question du mal-être peut cependant être lu de façon autonome : les problématiques qui, ayant été instruites dans les deux premiers ouvrages, sont indispensables à la compréhension de celui-ci, y sont réintroduites, creusées et réexaminées. A certains égards, on pourrait même dire que Le temps du cinéma et la question du mal-être constitue une bonne introduction à La Faute d'Epiméthée (T1, Galilée, 1994) et à La Désorientation (T2, Galilée, 1996). Entre la parution de La Désorientation et le moment où j'achève ce nouvel ouvrage se sont écoulées cinq années. Ce qui, il y a cinq ans, devait initialement constituer le troisième tome de La technique et le temps, était déjà écrit sous une forme presque définitive depuis 1992, et aurait pu et dû paraître aussitôt après La Désorientation. Diverses causes ont contribué non seulement à différer cette publication, mais à en modifier en profondeur à la fois le contenu et l'ordre de parution. Ce qui devait être le troisième tome, Le Défaut qu'il faut, est désormais précédé par ce Temps du cinéma, ainsi que par un ouvrage à paraître prochainement, Symboles et diaboles. Dans le dernier chapitre de La désorientation, j'avais introduit la thèse selon laquelle les objets temporels industriels constituent l'élément déterminant du siècle : Les industries de programmes, et plus particulièrement l'industrie médiatique de l'information radiotélévisée, produisent en masse des objets temporels qui ont pour caractéristique d'être écoutés ou regardés simultanément par des millions, et parfois des dizaines, des centaines, voire des milliers de millions de "consciences" : cette coïncidence temporelle massive commande la nouvelle structure de l'événement, à laquelle correspondent de nouvelles formes de conscience et d'inconscience collectives. J'avais repris sous une autre forme cette même idée sur la quatrième page de couverture : Un objet est "temporel" lorsque son écoulement coïncide avec le flux de la conscience dont il est l'objet (exemple : une mélodie). Dans la nouvelle calendarité, les "flux de conscience" de la collectivité mondiale se déroulent en coïncidence avec les écoulements temporels des produits des industries de programmes, dont il résulte un bouleversement du processus même de l'événementialisation (de "ce qui arrive", de ce qui a lieu, de ce qui conjugue l'espace au temps, comme temps). Bouleversement qui affecte aussi l'événement biologique, commande le "temps réel" numérique, etc. Analyser l'industrialisation de la mémoire, c'est ouvrir à nouveau la question philosophique de la synthèse (de l'unité du flux de la conscience, du jugement) - mais à nouveaux frais : en rupture avec ce qui, dans la philosophie, ne peut pas penser la synthèse qu'est déjà la prothèse. C'est cette question de la synthèse, pensée à partir d'une prothéticité originaire, qui constituera le coeur de la réflexion menée ici à partir d'une nouvelle lecture de la Critique de la raison pure.ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,00 €
Du même éditeur
-
L'ABCdaire de Van Eyck
Sausset DamienRésumé : Damien Sausset est commissaire d'exposition, critique et journaliste.EN STOCKCOMMANDER4,95 € -
L'ABCdaire de la photographie
Amar Pierre-JeanPierre-Jean Amar est photographe créateur. Enseignant à l'Université de Provence, il est également l'auteur de plusieurs ouvrages sur la photographie.EN STOCKCOMMANDER4,95 € -
L'ABCdaire de l'art contemporain
Francblin Catherine ; Leydier Richard ; Sausset DaQuand on voyage dans L'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet.ÉPUISÉVOIR PRODUIT4,95 € -
L'ABCdaire du design
Guillaume Valérie ; Heilbrunn Benoît ; Peyricot OlQuand on voyage dans L'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet.ÉPUISÉVOIR PRODUIT4,95 €
De la même catégorie
-
La philosophie pour ceux qui ont tout oublié
Soumet Hélène ; Kerdraon Anne-Laure ; Durand ClairRésumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 € -
Les grands philosophes dans votre poche. Spécial bac
Girac-Marinier CarineRésumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,35 € -
Homo Sacer. L'intégrale 1997-2015
Agamben Giorgio ; Raiola MarilèneRésumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,00 € -
Qu'est-ce que l'esthétique ?
Jimenez MarcRésumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 €








