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Nietzsche et la critique de la chair. Dionysos, Ariane, le Christ
Stiegler Barbara
PUF
35,50 €
Épuisé
EAN :9782130543763
On croit que Nietzsche affirme inconditionnellement le corps et la vie. Mais, en mettant le corps " à la place de l'âme et de la conscience ", il n'aurait rien fait d'autre que d'incarner la subjectivité des Modernes dans la corporéité, poursuivant jusqu'à son terme l' " achèvement des Temps modernes " (Heidegger/. Nous contestons ces deux hypothèses. Le " concept de Dionysos " (Ecce Homo) ne conduit ni à l'affirmation inconditionnelle de la vie, ni à celle des corps vivants que nous sommes, mais à leur critique, à la première tentative d'une critique de la chair. Si la critique qui s'engage ainsi reprend celle de Kant, elle se déplace dans un tout autre domaine. Il ne s'agit plus de partir des réquisits de la connaissance, ni de l'expérience et de son besoin d'unité, mais des exigences de l'excès du flux (Dionysos) - qui réclame d'être délimité (Apollon), puis incorporé, organisé et aimé par une oreille en chair (Ariane). Ce qui se trame entre Dionysos, Apollon, Ariane et le Crucifié n'est pas un ornement littéraire. C'est la première histoire philosophique de l'amour (et du désamour) entre la chair et le flux.
Nous vivons dans une civilisation menacée d'effondrement. Ce que l'auteur appelle l'âge de l'entropocène, néologisme issu du terme entropie qui, en physique, désigne l'état de désordre d'un système. Dans cet ouvrage, Bernard Stiegler montre que ce désordre touche toutes les sphères du vivant et des sociétés. Changement climatique, extinction des espèces, affection des écosystèmes, intelligence artificielle aveugle, emprise de la post-vérité, automatisation généralisée... comme si nous avions enfanté un monde, inspiré par l'utilitarisme et les techniques non réfléchis, sur lequel nous n'avions plus aucune prise. Nous sommes au temps de l'insoutenabilité, pas simplement de la croissance économique, mais également des organisations sociales et de la manière dont les humains comme véritables sujets se pensent et se déploient... A nous l'urgence de développer les termes d'une alternative dans laquelle penser serait un véritable acte de conversion et de solidarité.
4e de couverture : La conviction qui nous anime en prenant aujourd'hui la parole, c'est que plutôt que de se taire par peur d'ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l'espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l'omerta n'est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l'avenir du vivant.
Malgré le naufrage et la multiplication des alertes, le cap est à ce jour inchangé : c'est l'adaptation de toutes les sociétés au grand jeu de la compétition mondiale. Une marée de gilets jaunes a pourtant surgi sur le pont, bientôt rejointe par d'innombrables mutineries pour défendre les retraites, l'éducation et la santé. Reste, pour aller du cap aux grèves, à conjurer l'obsession du programme et du grand plan, qui paralyse l'action. Et à passer de la mobilisation virtuelle des écrans à la réalité physique des luttes et des lieux.
Résumé : Et après que les GAFA aient construit leur fortune grâce à nos données personnelles, c'est au tour d'acteurs comme Engie, Bouygues, Suez, Vinci, Véolia, etc. de capter les données personnelles des habitants et de faire de l'espace public un marché privé au détriment de l'intérêt général La question de la restitution de la souveraineté numérique aux individus et aux Etats plutôt qu'aux entreprises privées hypercapitalistes fait partie aujourd'hui des débats de société. Ce livre explique comment recréer des "communs urbains , comment repenser les ressources et leurs rapports aux localités, comment créer de nouveaux services urbains, ce que peuvent inventer les offices de gestion de l'habitat social dans ce nouveau contexte, ce que la haute connectivité change pour les habitants. Bernard Stiegler explore aussi ce qui se passe du côté des territoires d'habitats précaires, aux frontières externes du développement et de la croissance.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.