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Chicken Street
Sthers Amanda
GRASSET
17,04 €
Épuisé
EAN :9782246690719
Chicken street, c'est la rue principale de Kaboul... Dans cette rue vivaient deux juifs, les deux seuls juifs de Kaboul, qui se sont faits très discrets sous le régime des Talibans. Dans la réalité, ces deux juifs ont vraiment existé. Tout le reste, dans ce roman, appartient à la fiction... Alfred et Simon. Le premier est "écrivain public", le second fabrique des chaussures. Ils sont bien obligés de se fréquenter pour les fêtes religieuses, mais ils s'insupportent l'un l'autre. Ils se détestent - avec beaucoup d'amour. Quand s'ouvre ce roman, Alfred, l'écrivain public, confie à son ami Simon qu'il est fou d'amour pour une jeune Afghane, Naema, qui a été séduite et engrossée par un journaliste américain. Alfred est chargé d'écrire à cet Américain pour lui apprendre l'état de la jeune fille. Le tout se passe dans l'immédiat "après Taliban" mais dans un climat d'intolérance, de lapidation, d'antisémitisme...
« Saviez-vous qu en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes? D abord parce qu ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l exige la loi afin qu ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël?Et puis un rabbin est né pour le contredire: Moshe, qui ne supporte pas cette dérive et encore moins qu Harry arrondisse ses fins de mois en vendant de la viande impure aux restaus branchés de Tel Aviv, ça les mène forcément vers des discussions politiques. Et qu y a-t-il de plus critique qu un juif pour parler de la politique intérieure d Israël? Vous connaissez ce dicton sans doute: quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis.David, le fils d Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit aussi mais son père ne lui répond jamais, incapable d imaginer son fils dans les bras d un homme.La fille d Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d amour et va le retrouver ailleurs en chemin.Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d amour et ses zones d ombre comme si cela pouvait l aider à affronter la vie et son issue.C est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu on n a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C est un roman d amour. »
« Quand j?avais six ans, mon oncle Benoît s?est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu?il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux: Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s?occupait de nous n?était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j?ai des enfants, l?âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l?âge de Benoît. Depuis plus d?un an, Benoît hante mes rêves et me dit qu?il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c?est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n?est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s?abatte, que l?histoire se répète, pour rompre le charme. »
Résumé : La vie, en général, n'en finit pas de faire des promesses qu'elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir - et telle est bien l'histoire d'Alexandre, le héros de ce roman. On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l'amour, le soleil, l'Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s'avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait : "Le bonheur, ce n'était donc que cela ?" Dans ce roman qui se déploie entre Paris et l'Argentario, cette presqu'île bénie de Toscane, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles - et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres. Cette histoire, on l'aura deviné, concerne la plupart des hommes qui entrent dans l'existence en grands vivants. Qui en jouissent. Et qui, par négligence, y font d'irrémédiables dégâts. Surtout dans le coeur des femmes qui ont pris le risque de les aimer.
Amanda Sthers a déjà publié, chez Grasset, "Ma place sur la photo" et "Chicken Street". "Le vieux juif blonde", créé au théâtre des mathurins en 2006, est sa première pièce de théâtre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.