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Billancourt
Stéphani Antoine ; Bon François
CERCLE D'ART
39,60 €
Épuisé
EAN :9782702207314
Les trente et une images de Billancourt sont le fruit de plusieurs séances de prises de vues dans l'usine Renault de l'île Seguin. Antoine Stéphani a été parmi les sept photographes autorisés par Renault à pénétrer dans le site fermé. Dans ce haut lieu chargé de la mémoire sociale et industrielle du XXe siècle, il a privilégié avant tout un travail sur l'espace et sur certains des objets qui l'occupent encore. La composition rigoureuse, le rapport de l'espace et de la lumière, son observation détachée révèlent un aspect inattendu du lieu et le font apprécier esthétiquement, indépendamment de son identité et de son histoire. Significatif de l'art de la photographie, le regard ici équilibre information objective et subjectivité. Par les vues d'Antoine Stéphani, on entre dans Billancourt par d'immenses volumes vides dont la perspective nous absorbe comme dans une cathédrale alors que la lumière se déverse par la verrière. Cohabitent une archéologie sombre, un espace qui semble prêt encore à accueillir les ouvriers et des lieux ressemblant à des compartiments d'un vaisseau intergalactique abandonné. Le présent de l'endroit manifeste par des traces de toute sorte le passé mythique, mais suggère aussi un futur imaginaire. On y découvre des labyrinthes de tuyauteries, des machines monstres, des machines presque sculptures. Alors que désormais les fonctions de ces installations nous sont inconnues, leur forme élaborée semble absurde. Elles sont devenues des machines dadaïstes, comme autant de métaphores ironiques du mythe de l'ère industrielle. Alignées sur le pont-toit de l'usine-vaisseau, elles semblent attendre un nouveau départ vers le large. Or nous savons, avec François Bon, qu'elles disparaîtront bientôt les premières au moment du démontage définitif de l'usine. La série Billancourt d'Antoine Stéphani nous révèle un lieu chargé de mémoire, interdit et condamné à disparaître. Mais elle révèle aussi un photographe qui peut à la fois susciter l'émotion et stimuler notre imagination. Billancourt, mémoire fer, par François Bon"Nous quittons un siècle dont l'automobile a été l'un des principaux symboles. Elle a réorganisé le territoire, changé la donne des villes, transformé même l'art de la guerre. Et des trois, elle a reçu. Les dictateurs, les puissants passent devant les foules en voiture, et la famille française des années 50 que photographie Doisneau part à la conquête des collines en 4CV. L'aventure de l'automobile a duré un siècle, avant d'être rongée du dedans, devenue produit, étouffant les villes. Billancourt en fut le symbole, et le seul. Parce que l'utopie d'une île usine, bien en vue là où Paris respirait par sa première autoroute. Parce que château clos et secret, où l'industrie avait enfin palais complet, avec fonderies et selleries, pour fabriquer, après les chars et les canons des premiers temps, des moteurs d'avion, des locomotives, puis cette petite voiture crapaud par quoi les familles des villes s'en iraient reconquérir les provinces. Ce siècle a été l'ultime siècle du fer. Des forges pour pistons et vilebrequins, de l'emboutissage et du cisaillage des tôles, des tours et fraiseuses pour les alésages des soupapes, des machines à souder pour l'assemblage des châssis et moteurs. Et tout ceci fut dans l'île usine, ses dédales et ses cours. L'homme qui porta cette utopie (pourtant périmée sitôt qu'advenue, parce qu'incapable de grandir), construisit bien d'autres usines. Il avait des rêves d'empire, changea la notion même de capitaine d'entreprise, régulant le commerce, le crédit, achetant des carrières et des forêts, mais se brisa pour n'avoir su comprendre que l'art d'industrie doit garder une boussole aux temps troubles. Quarante ans de plus, et ce que Billancourt tout ce temps symbolise, c'est les mains qui s'y activent, agrafent, soudent, portent, vissent. Des milliers de mains. Milliers de visage qui chaque matin franchissent les deux ponts de l'île. Et de dix ans en dix ans, la profonde transformation des visages. Billancourt les symbolise tous, les hommes de métal, n'importe où qu'en ce pays ils travaillent, et maintenant ne travaillent plus. L'usine a fermé. Dix ans close. On a accordé quelques autorisations, très rares. Un homme est là, seul, son appareil photo sur un trépied. Il y a toute cette profusion à dire. Il y a cet univers rugissant encore de tous ses fantômes. Lorsqu'en ce pays nous disons Billancourt, nous en parlons comme chose nôtre. De mémoire nôtre, possession commune. Ces photographies ont choisi de palper les transparences de l'air, sous la nef qui s'écroule, et presque remettre en mouvement ces manettes de bronze, ou rouvrir ces casiers de fer où chacun, le matin, laissait sa peau civile pour l'habit ouvrier. Ce qu'il y a ici de beauté n'est pas une beauté de destruction ni de ruine. Elle est ce qui reste du travail, quand tout le reste du travail et des hommes est parti, sauf ce qui s'y cherchait de sens pour l'aventure commune. Écrivant sur Billancourt à partir des photographies d'Antoine Stéphani, il me semblait mystérieusement tout reconnaître d'avance. Même sans requérir mon enfance de fils et petit-fils de garagiste de village, et de ce qu'était à nos yeux de gosse la majesté d'une usine automobile, au temps de la splendeur. Même sans requérir mes incursions d'adulte dans Billancourt en son déclin. Il se trouve que, de tout le vivant de cette usine, les photographies y étaient interdites. Du grouillement des hommes dans le vacarme du fer, de l'utopie qui s'accrochait là aux rampes de ciment, aux échelles de fer, nulle image. Rien que la proue de cette usine, tranchant droit l'eau du fleuve Seine, et convoquant en nous le siècle qui nous fit, et nos parents. Notre tâche, à Antoine Stéphani et moi-même, nous l'abordions comme responsabilité : comment saisir, dans l'abstraction vide de ce qui reste de Billancourt, l'impalpable d'une légende dont nous étions déjà le réceptacle ?" Le photographe Antoine Stéphani est né en 1948. Pour lui, photographier est avant tout appréhender des lieux de silence, lieux naturels ou de mémoire - montagnes, musées, palais ou usines désaffectées -, où résonne la présence humaine. Il a publié aux Éditions Cercle d'Art : Les ailes et le sablier, le jardin-musée du Père-Lachaise (1997) La montagne des dix mille bouddhas (2002).L'écrivain François Bon est né à Luçon (Vendée) en 1953. Il a récemment publié Rolling Stones, une biographie (2002) et Tous les mots sont adultes (2000) aux Éditions Fayard, ainsi que Mécanique (2001) aux Éditions Verdier. Sur les thèmes évoqués dans Billancourt, il a aussi publié Temps Machine aux Éditions Verdier (1993) et Sortie d'usine aux Éditions de Minuit (1982).
Le guide Hachette des vins 2025. Un guide sélectif : 35 000 vins goûtés à l'aveugle par des dégustateurs professionnels ; 7 000 vins retenus, notés de 1 à 3 étoiles, avec indications de garde ; 500 coups de coeur. 2 000 bons rapports qualité/prix ; Plus de 500 vins bio. Une guide indépendant et objectif : inscription des vins libre et gratuite ; Aucune publicité directe ou indirecte des producteurs ; Dégustations impartiales et à l'aveugle. Le livre de cave : vous achetez du vin régulièrement et souhaitez gérer votre cave ? Rien de plus facile grâce à ce livre de bord qui vous permettra de garder en mémoire : l'identité du vin, le prix et le lieu d'achat, la date d'apogée prévisionnelle, les quantités conservées et l'emplacement dans votre cave, le commentaire de dégustation du Guide Hachette des Vins et le vôtre pour les confronter, les souvenirs du jour où vous l'avez dégusté et les mets que vous avez savourés.
Le neutrino est l'une des particules élémentaires dles plus mystérieuses. Depuis que Wolfgang Pauli a prédit son existence, en 1930, les physiciens n'ont eu de cesse de le traquer et d'étudier ses propriétés. Car cette particule étrange, sans charge électrique, de masse quasi nulle et interagissant très faiblement avec la matière, pourrait permettre de percer bien des mystères de la physique des particules et de l'Univers. Antoine Kouchner et Stéphane Lavignac retracent l'histoire passionnante du neutrino et nous font découvrir les grandes expériences consacrées à ce messager de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.
L'intention initiatrice du présent dossier était de créer les conditions d'une réflexion sur la place ou le rôle de la Grande Guerre dans les processus de la création artistique à destination privée ou publique, qu'ils soient engagés par ses expérimentateurs plus ou moins directs comme par les artistes n'ayant pas été impliqués dans le conflit. Sur la base de l'étude de cas ou de la réflexion d'ensemble, il s'agissait d'appréhender la guerre au regard de sa dimension inspirationnelle en s'intéressant à l'artiste (peintre, sculpteur, photographe, verrier, installateur, auteur de bande dessinée) confronté à différents besoins, désirs ou intentions souvent interférents, dont plusieurs sont ici identifiés par les contributeurs.
Résumé : A l'instar des précédents "guides complets" sur le Forex et les CFD, cet ouvrage donne tous les outils nécessaires pour engager et réussir son activité de trading sur les matières premières (métaux, énérgie, ressources céréalières bétaillères). En concentrant toutes les informations en un seul volume, les auteurs s'adressent autant à l'investisseur aguerri qu'au novice : présentation des différents marchés de matières premières, des instruments d'investissement disponibles, des intervenants, des indices à suivre ; organisation et conseils de trading : les mécanismes boursiers, effet de levier, choix du courtier, description d'un trade de A à Z. Enfin, les auteurs font une présentation solide des fondamentaux de l'analyse technique et de l'analyse fondamentale appliquées aux matières premières.
Roi emblématique pour les Français, François Ier a pourtant été battu politiquement et militairement, contrairement `à un certain nombre d'idées reçues. Il prendra pourtant une revanche artistique et culturelle d'une ampleur inédite, comme le révèlent l'exposition consacrée par le Domaine de Chantilly au "Siècle de François Ier'" et ce livre. François Ier est un roi mécène, pionnier de la Renaissance. En son temps, les chefs-d'oeuvre contemporains, les tableaux de Clouet ou les dessins de Primatice, les livres enluminés par les plus grands artistes, les pièces d'orfèvrerie et de mobilier, brillent de mille feux pour illustrer la beauté et la magnificence de son règne. Premier monarque véritablement collectionneur, François Ier fait naître une tradition qui lui survivra. Chantilly offre les plus beaux emblèmes de cette institution qui s'illustre remarquablement dans le domaine du livre. Enfant du siècle, le roi est contemporain de toutes les grandes découvertes savantes et géographiques. Le livre imprimé qui fleurit sous son règne est une conquête que le roi saura capter à son profit. La création littéraire prospère alors. Rien d'étonnant donc à ce que François Ier ait laissé le dernier mot aux écrivains.