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LES CONCEPTS SCIENTIFIQUES. Invention et pouvoir
Stengers Isabelle ; Schlanger Judith Epstein
FOLIO
15,11 €
Épuisé
EAN :9782070326242
Invention et pouvoir : deux questions qui mettent sous tension le problème de l'activité scientifique aujourd'hui. Invention, diront ceux pour qui cette activité est d'abord productrice de sens, création sans cesse relancée de nouvelles interrogations, de nouvelles possibilités de mise en relation. Pouvoir, répondent ceux qui se demandent par quel hasard cette créativité "inventive" crée des rapports de domination sans cesse plus intenses et plus étendus sur la nature et sur les sociétés humaines. Comment parler de la puissance inventive des sciences sans que cette puissance se mue en justification de son pouvoir? Comment dire à la fois que les sciences "ne respectent pas" les faits et que pourtant elles ne sont pas vouées à la position unilatérale du juge qui, selon Kant, n'apprend pas mais requiert les réponses ? A cette question, aucune "théorie de la connaissance" ne peut répondre, car il s'agit à proprement parler de questions politiques. Mais politiques également sont alors les positions des épistémologues, des scientifiques, des historiens lorsqu'ils traitent de la définition des sciences, de leurs droits et leurs devoirs. Comment apprendre à parler des sciences sans ratifier les prétentions de ceux qui parlent "au nom de la science" ?
Résumé : Le génie de Freud est d'avoir transformé ce qui faisait obstacle dans l'hypnose, en moteur même de l'intervention clinique : c'est ce qu'il a appelé le " transfert ". La scène analytique devient alors le laboratoire où la névrose de transfert, analysable, se substitue à la névrose ordinaire qui était incontrôlable. La suggestion, qui était utilisée par tous les guérisseurs avant Freud, devient un instrument contrôlable. Voilà le coup de génie freudien. Deux ans avant sa mort, dans Analyse avec fin, analyse sans fin, Freud a reconnu les limites de l'instrument qu'il avait ainsi forgé. Du coup, l'idée que l'invention freudienne est en rupture radicale avec toutes les autres techniques doit être réinterrogée.
Depuis qu'elles existent, les sciences dites exactes se prétendent différentes des autres savoirs. Comment comprendre cette prétention ? Faut-il, à la manière des épistémologues anglo-saxons ou de Karl Popper, tenter d'identifier les critères qui la justifient ? Peut-on, suivant le modèle nouveau des études sociales des sciences, y voir une simple croyance ? Ce livre propose un dépassement fructueux de l'opposition, apparemment irréductible, entre ces deux approches des sciences. Et si la tension entre objectivité scientifique et croyance était justement constitutive des sciences, enjeu des pratiques inventées et réinventées par les scientifiques ? Réussir à en parler avec humour, sans en faire un objet de vénération ni de dénonciation, en restant au plus proche de la passion des scientifiques, tel est ici le pari d'Isabelle Stengers. Mais ce livre ne se limite pas à un discours sur les sciences. Il s'agit plutôt de prolonger l'histoire de leur invention. Comment comprendre les liens multiples entre la science et les pouvoirs qui la mobilisent aujourd'hui ? Comment concevoir les rapports entre science, expertise et démocratie ? La nouveauté de L'Invention des sciences modernes est de faire de ces différents problèmes intellectuels, pratiques et politiques les enjeux du processus par où pourrait s'inventer et se renouveler l'identité même des sciences.
Pourquoi les sciences modernes n'avancent-elles que sur le mode guerrier - guerre du scientifique contre ses concurrents, du savant contre le "charlatan", du "nouveau" contre l'"ancien"? Pourquoi ces sciences s'affirment-elles sous le jour le plus faux: triomphe d'un savoir enfin objectif, neutre et désintéressé, produit par une démarche méthodique, humble et sereine? Et pourquoi, lorsque les scientifiques osent dire leurs rêves et leurs ambitions, est-ce si souvent la spéculation arrogante et la polémique qui s'expriment? Pourquoi, par exemple, la physique moderne est-elle habitée par la conviction qu'elle seule peut percer l'énigme de ce monde, énigmatiquement intelligible comme l'a dit Einstein? Mais surtout, et inséparablement, comment créer d'autres manières de faire exister parmi nous les passions des scientifiques? Est-il possible de les reconnaître sans les insulter, sur un mode qui les civilise, qui leur permette de s'affirmer sans nier les autres aventures humaines? C'est pour tenter de répondre à ces questions qu'Isabelle Stengers revisite dans ce livre ambitieux - initialement publié en sept tomes - quelques grands moments de l'histoire des savoirs scientifiques, mais aussi quelques effets catastrophiques d'une présentation des sciences qui les oppose à l'opinion. Contre la façon dont les sciences dites "humaines et sociales" ont identifié raison et critique, Isabelle Stengers tente de répondre à la question cosmopolitique: comment les pratiques modernes, qui ont mis au jour les microbes et les électrons, les pratiques techniques, qui créent un autre ordre de savoirs, et les pratiques non modernes, qui échappent au savoir scientifique, pourraient coexister en paix
Les scientifiques se sentent trahis. Ils dénoncent une montée de l'irrationalité et du relativisme sceptique. Mais ils savent aussi que leur ancienne alliance avec l'Etat est morte: celui-ci ne rêve plus que de brevets, de percée technologique, d'économie de la connaissance. Enfin, ils sont confrontés, comme onl'a vu dans le cas des OGM, à un nouveau type de"public" posant des questions gênantes au lieu defaire confiance au progrès. Ce public, gênant maispertinent, pourrait bien être un allié indispensablepour les scientifiques menacés d'asservissement, mais une telle alliance a un prix: elle demande queles scientifiques rompent avec les mots d'ordre quifont d'eux la tête pensante d'une humanité enprogrès. Le pari de ce livre est que les scientifiques peuvent se présenter avec d'autres mots que ceux qui opposent la science à ce qui ne serait qu'opinion, croyance ou superstition. Il tente de forger de tels mots, qui permettent d'affirmer ensemble, sans confusion ni hiérarchie, des pratiques qui divergent, par exemple celle des pèlerins s'adressant à la Vierge et celle qui a autorisé à attribuer une masse au neutrino.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"