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Les rémunérations obscènes
Steiner Philippe
ZONES
12,20 €
Épuisé
EAN :9782355220418
Les rémunérations - salaires, bonus, stock-options, retraites "chapeau", Golden hello - flambent aux sommets de la pyramide sociale. Régulièrement, la presse se penche sur ces "très hauts revenus", offrant à l'homme ordinaire un aperçu du monde des "surhommes" du capitalisme moderne. Et, en janvier 2010, le président Barack Obama demandait - en vain - que Wall Street cesse de verser des "bonus obscènes" aux banquiers, alors que la crise de 2008 a plongé dans la misère des millions d'Américains. Dans cet essai vif et documenté, Philippe Steiner met au jour l'ampleur de ces rémunérations obscènes. Il montre comment les économistes prétendent en expliquer la formation, au prix de contorsions compliquées sur le thème de la concurrence. Et, à partir de la vision alternative que propose la sociologie, il s'intéresse aux réactions de l'opinion publique face aux informations médiatiques. Les réactions morales ne seraient-elles que l'expression de la méconnaissance des "lois de l'économie mondialisée"? La manifestation pathétique de l'impuissance? Ou plutôt le ferment d'une force politique de contestation, tant les rémunérations ont partie liée avec un mouvement profond du capitalisme financier contemporain, creusant toujours plus les inégalités économiques?
Plutôt que de prendre comme point de départ les individus ou le système qu'ils forment et qui les dépasse, la sociologie relationnelle prend acte de la dimension relationnelle du social dans nos pratiques et dans celles des administrations. Depuis la fin du XXe siècle, l'analyse de réseau social (Harrison White), la théorie des champs (Pierre Bourdieu) et la théorie de l'acteur-réseau (Bruno Latour) ont développé cette approche en l'adossant à des méthodes de recherche originales, novatrices et déjà durablement inscrites dans la sociologie contemporaine. Ces sociologues proposent une compréhension nouvelle du social, lequel n'est plus fait de classes ou d'individus, mais de relations comprises comme des déformations de l'espace social. Ces relations définissent des positions, des oppositions et des séries de réseaux qui se font, se défont, se croisent et se heurtent.
Résumé : Considérée comme la plus grande avancée thérapeutique du dernier tiers du XXe siècle, la transplantation d'organes pose un problème inédit. Avec le " greffon ", ou organe à transplanter, une nouvelle ressource sociale apparaît, ressource essentiellement produite par la mort. Du coup, la mort elle-même devient une ressource qu'il faut optimiser. La loi, les relations familiales et la technologie médicale y contribuent, mais sans parvenir à produire un volume suffisant de greffons. A la différence du plasma ou des gamètes, l'organe est " incorporé " et " appartient " à ce titre à la personne. Sous réserve de l'accord de celle-ci ou de sa famille. il peut certes passer d'un corps à un autre, mais sans jouir pour autant d'un statut juridique clair qui lui permettrait d'entrer de plain-pied dans le commerce social. Cette grande question contemporaine est pour la première fois abordée clans toutes ses dimensions par Philippe Steiner. La transplantation d'organes a déjà entraîné la transgression de deux frontières : celle de la vie et de la mort et celle de la peau. Elle suggère maintenant d'en franchir une troisième, celle du commerce marchand. Déjà l'Iran a légalisé la vente d'organes, et la Chine s'est faite exportatrice des greffons prélevés sur les condamnés à mort exécutés. La traversée de telles frontières politiques pose le problème de la commercialisation de l'humain et, au-delà, celui de notre humanité. En ce sens, la sociologie économique de la transplantation proposée par Philippe Steiner est une forme de l'anthropologie politique du monde contemporain.
Cinquième édition de cette synthèse de référence sur le père fondateur de la sociologie en France. Emile Durkheim (1858-1917) est considéré comme le fondateur de la sociologie en France. Ce livre explique comment et pourquoi ses apports le placent au premier rang des classiques de la sociologie mondiale. Il met au centre de sa présentation le processus de socialisation en prenant notamment appui sur l'étude classique du phénomène du suicide que Durkheim a présentée dès 1897. Il prolonge ensuite cette présentation avec la théorie très puissante que Durkheim a proposée de la formation des croyances religieuses. Cette nouvelle édition met enfin à jour les discussions sur la pensée de Durkheim.
Résumé : A partir des réflexions de Max Weber sur la sociologie du droit et de la religion, cet essai de sociologie de la connaissance distingue quatre types de connaissances économiques : celle des profanes, celle des marchands et celles des économistes. Cette dernière a deux composantes que sont la rationalisation matérielle et la rationalisation formelle de la connaissance économique. La connaissance formellement rationnelle, ou encore la théorie économique, se caractérise par son abstraction, sa complétude et la cohérence logique avec laquelle elle développe les conséquences du principe éonomique (recherche du gain monétaire net maximal). La connaissance matériellement rationnelle, proche de la première, s'en distingue par le fait qu'elle introduit, à un moment ou à un autre du raisonnement, un principe extérieur à la logique économique, c'est-à-dire des exigences éthiques ou politiques (par exemple : l'indépendance politique ou une justice autre que celle du marché). En raison de la diversité des connaissances éonomiques, l'ouvrage insiste sur le caractère conflictuel de cette science sociale : conflits entre les connaissances rationnelles et celles qui ne le sont pas, bien sûr, mais aussi conflits entre les économistes eux-mêmes selon qu'ils penchent vers telle ou telle forme de rationalisation de la connaissance. Le développement de l'économie politique en France, entre 1750 et 1850, sert de terrain d'application de ce modèle wéberien de sociologie de la connaissance, dont la portée peut aisément être prolongée jusqu' à aujourd'hui.
Mona Chollet s’attaque ici à l’image de la sorcière pour mieux déconstruire ce que la culture patriarcale verse sur l’image des femmes d’aujourd’hui et nous inviter à s’accepter pleinement telles que nous sommes. Elle explore les 4 facettes qui ont amené à la persécution des sorcières : l’indépendance, le non-désir de maternité, la vieillesse et le savoir, notamment scientifique. Avec un texte piquant et vif, elle invite à une lutte pleine de sororité et à redorer l’image de la sorcière à la manière des féministes américaines. Un livre essentiel et passionnant.
Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.Table des matières : RemerciementsPréface, par Maïa Mazaurette1. La peur du plaisirDans une culture obsédée par le sexe, tout le monde ne se sent pas nécessairement à l'aise.2. Une histoire de l'oubliComment des siècles d'ignorance vis-à-vis de l'anatomie féminine ravagent encore aujourd'hui la santé des femmes ? et comment l'une d'elles s'est rebiffée.3. Un point fixe dans un monde en mouvementQu'est-ce qu'un orgasme, après tout ? Tout dépend si vous posez la question à un scientifique, un poète ou un mystique.4. JouerTout ce que veulent les filles, c'est s'amuser. Elles ne font rien d'autre que s'amuser, et cela brouille les limites entre la thérapie, le porno, la santé, le mysticisme et la prostitution. Bienvenue dans ce monde à la fois sans gêne et sauvage, ce monde de l'underground sexuel féminin d'aujourd'hui.5. Le plaisir est-il nécessaire ?L'égalité sexuelle se limite-t-elle vraiment à l'égalité face à la jouissance ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce droit au plaisir auquel nous aspirons ?Bibliographie.
Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure. A la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde. Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.
Le célèbre couple de sociologues de la bourgeoisie livre son autobiographie, des mémoires qui retracent près de six décennies d'une vie studieuse, amoureuse et engagée. L'un issu d'une famille ouvrière des Ardennes, l'autre fille d'un notable de Lozère, ils se rencontrent en 1965 à la bibliothèque de la faculté de Lille. Ils ne se quitteront plus. Etudes de sociologie, mariage précipité, séjour en coopération dans le Sahara marocain, rencontre avec Pierre Bourdieu, entrée au CNRS et puis, à la fin des années 1980, décision de prendre les nantis comme objet d'investigation, avec un premier livre écrit à quatre mains, Dans les beaux quartiers. On les suit dans leur découverte de cet autre monde social, du Jockey Club aux chasses à courre, en passant par l'Automobile Club de France et ses réceptions au champagne. On accède ainsi aux coulisses d'une recherche qui suppose souvent de déployer des trésors d'ingéniosité pour accéder aux enceintes feutrées de l'entre-soi où se côtoient les grandes familles. Ce récit agrémenté de nombreuses anecdotes peut se lire tout autant comme une introduction à leurs travaux que comme la traversée d'une époque par un duo singulier, témoin bicéphale des mutations de la société française et de ses élites sur un demi-siècle.