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L'ART D'EDUQUER. Regard sur Thérèse d'Avila
Stein Edith
AD SOLEM
12,35 €
Épuisé
EAN :9782940090389
Pour Edith Stein, l'éducation n'est pas d'abord l'affaire de convenances sociales à maîtriser. C'est avant tout l'art de faire d'un être humain un homme, car seul l'humain doit apprendre à devenir homme, pour réaliser dans son être " l'essence homme ". Et cette essence, Edith Stein la voit dans le Christ, comme dans son archétype. Si bien que l'art d'éduquer est pour elle identique à une mission de maternité spirituelle : l'éducateur chrétien forme un homme pour qu'il devienne à son tour un autre Christ. Tel est l'enseignement de cet essai sur l'art de l'éducation à l'école de Thérèse d'Avila, écrit pour la " Formation de la femme dans le peuple allemand ", alors qu'Edith Stein poursuit ses recherches à l'Institut pédagogique de Munster. A la politique d'éducation du gouvernement nazi, Edith Stein oppose l'exemple d'une femme, Thérèse d'Avila, dont la vie et l'?uvre ne cessent de rayonner sur une multitude d'hommes et de femmes depuis quatre siècles : " La mort de notre Sainte Mère n'a pas mis un terme à son merveilleux travail d'éducation. Son effet s'étend au-delà des frontières de son peuple, de son Ordre, et va jusqu'à toucher ceux qui se trouvent hors de l'Eglise. La force de son langage, la sincérité et la simplicité du style de ses écrits ouvrent les c?urs et déposent en eux la vie divine. Le nombre de ceux qui lui doivent d'avoir trouvé le chemin de la Lumière ne sera connu qu'au jugement dernier. " Présentation et notes du Père Didier-Marie Golay, ocd, qui éclaire d'une lumière nouvelle et inédite le rôle que joua la lecture de la Vie de Thérèse dans l'itinéraire spirituel d'Edith Stein
Résumé : Oeuvre qui se situe au terme d'une évolution à la fois intellectuelle et spirituelle au cours de laquelle l'auteur s'est occupée à la fois de questions de psychologie, de phénoménologie et de scolastique dans ses rapports à la pensée contemporaine. Cette soeur prolongea l'enseignement du mystique espagnol en une véritable philosophie de la personne
Ce premier volume d'anthropologie comprend les cours qu'Edith Stein dispensa pendant le semestre d'hiver 1932-1933 à l'université de Munster, dans le cadre de l'Institut allemand de pédagogie scientifique (Deutschen Institut fur wissenschaftliche Pädagogik). Devant un auditoire composé de futurs professeurs de l'enseignement catholique, Edith Stein procède à une réduction phénoménologique afin de déterminer ce qui constitue le noyau intime de la personne humaine. L'homme est examiné d'abord en tant que corps matériel, c'est-à-dire à partir de son mode premier d'apparaître dans le monde, puis comme organisme, être animé et enfin être spirituel. Edith Stein intègre l'anthropologie aristotélicienne adoptée par saint Thomas d'Aquin à l'intérieur d'une perspective phénoménologique qui conçoit la personne comme un être intentionnel, ouvert aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur, et dont la personnalité se constitue à partir d'un centre le noyau de l'âme et à travers une triple appartenance : à une communauté humaine, à une culture et à une religion. Comme l'écrit Edith Stein en conclusion, dans des lignes qui forment la transition entre la dimension philosophique et la dimension théologique de son anthropologie, "intériorisée, comme il convient à son sens véritable, la vérité dogmatique possède la plus grande vertu pédagogique. L'homme en a besoin pour devenir ce qu'il doit être. Aucune science de l'éducation ne pourra donc parvenir à atteindre ses objectifs, si elle ne s'efforce pas de savoir ce que veut dire vivre de la foi ?; et si elle n'enseigne pas à atteindre ce qui est le but de l'existence en apprenant à vivre en s'appuyant sur la foi".
Dans "Vie d'une famille juive" , Edith Stein a livré les souvenirs de ses premières années jusqu'à l'époque de sa thèse. Le premier volume de "Correspondance" d'Edith Stein prend en quelque sorte le relais : il couvre la période de la fin de sa thèse (1917) à son entrée au carmel (15 octobre 1933). Ses lettres sont une source très riche de renseignements sur le mouvement phénoménologique, les cercles féministes, les activités catholiques, la persécution contre les juifs dans ces années décisives. La lettre la plus célèbre, celle adressée au pape en 1933, est un manifeste de résistance spirituelle au nazisme. De nombreuses lettres adressées à des jeunes en formation appartiennent au genre des conseils spirituels. Dans la diversité des styles, cette correspondance est un "autoportrait" pris sur le vif, non seulement d'Edith Stein mais de cette époque de l'entre-deux-guerres, sous de multiples points de vue : sociologique, pédagogique, féministe ou philosophique, particulièrement en ce qui concerne l'histoire de la phénoménologie.
Ce livre offre la première traduction française de l'intégralité des Poésies composées par Edith Stein, traduites et présentées par Cécile Rastoin. On retrouve dans ces poésies tous les grands thèmes de la spiritualité de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (quête de Dieu, consolation de l'Esprit Saint, présence de Marie, Croix de Jésus). On découvre aussi une Edith Stein plus littéraire, dont les poésies révèlent une connaissance profonde des grandes ?uvres de la littérature allemande, surtout celle de Schiller. Cette édition bilingue allemand/français constitue également la première édition critique des poésies d'Edith Stein, puisque celles-ci n'ont pas encore été publiées en allemand.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.