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Brouillages
Stefansson Jón Hallur ; Boury Eric
GAIA
21,30 €
Épuisé
EAN :9782847201109
A Reykjavik, des couples coulent, des cadavres remontent à la surface. Björn, un architecte prospère et bien sous tous rapports, découche de plus en plus souvent... jusqu'au matin où il ne revient plus. Le flic chargé de l'enquête, brisé par un chagrin d'amour; a les nerfs à vif. Il n'est pas le seul. Dans l'entourage de Björn - des gens très ordinaires: pas un moins dérangé que l'autre - tous s'entre-déchirent et chacun se consume, d'angoisse, de fantasmes, de rancune. Au beau milieu évolue un tueur à gages japonais, seul à échapper aux passions humaines. A moins que son c?ur ne se mette, lui aussi, à faire des siennes... Stefànsson brosse avec un humour cynique un univers où la violence des désirs n'a d'égal que la mesquinerie du quotidien, où des personnages sous pression semblent courir à leur propre perte, tout en cherchant à sauver les apparences. Mais dans ce petit monde qu'est Reykjavik et sous la lumière permanente de l'été islandais, il est bien difficile de garder un secret.
Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n'est jamais trop tard tant qu'on est en vie. Aussi longtemps que quelqu'un est vivant". A la mesure de l'univers est la suite du roman D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds. Ari rentre en Islande après avoir reçu une lettre de son père lui annonçant son décès imminent. Le jour se lève sur Keflavík, l'endroit le plus noir de l'île, à l'extrémité d'une lande à la végétation éparse et battue par les vents. Ici, la neige recouvre tout mais, partout, les souvenirs affleurent. Ari retrouve des connaissances qu'il n'a pas vues depuis des années. Ses conversations et ses rencontres le conduisent à s'interroger et finalement à accepter son passé : les deuils, les lâchetés, les trahisons, afin de retrouver celui qu'il était, et qui s'était perdu "au milieu du chemin de la vie" . Comme dans la première partie de son diptyque, Jón Kalman Stefánsson entremêle les époques, les histoires individuelles et les lieux : le Norðfjörður, dans les fjords de l'Est, où évoluent Margrét et Oddur, les amants magnifiques, et Keflavík, ce village de pêcheurs interdits d'océan, très marqué par la présence de la base militaire américaine. Dans une langue à la fois simple et lyrique, nourrie de poésie et de chansons de variétés, agissant comme autant de madeleines de Proust, l'auteur nous parle de mort, d'amour, de lâcheté et de courage. Mais ce récit délivre aussi un message d'espoir : même si le temps affadit les plus beaux moments, ces derniers restent vivants au coeur de l'homme, car le langage a le pouvoir de les rendre éternels. L'amour est le ciment et la douleur du monde.
Les habitants de Seyoisfjörour redoutent les incendies criminels qui menacent depuis quelque temps la bourgade islandaise. Smári, le brigadier-chef, est doté d'une intime connaissance des protagonistes. Presque trop intime. Appelé en renfort de Reykjavík, l'inspecteur Valdimar Eggertsson apporte un regard d?étranger, d?homme de la capitale. Deux hommes que rien n?oppose, sauf peut-être un bon verre de Pilsner sans alcool, péché-mignon de Valdimar, et qui laisse plutôt Smári de glace?
Quatrième de couverture Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre. Par la grâce d’une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation…
Était-ce ce qu'il venait de vivre en mer, était-ce pour cette raison qu'il ne voyait vraiment Margrét que maintenant ? Il peinait tant à détacher d'elle son regard qu'il s'était entaillé la main gauche avec le couteau. Une coupure profonde. Le sang avait coloré la lame avant de goutter sur le poisson. Il avait levé la tête vers Margrét. Ils s'étaient regardés droit dans les yeux, le sang coulait, c'était septembre, les montagnes parsemées d'entailles avaient blanchi en une nuit, le voile de neige qui les couvrait était si léger qu'il ne parvenait pas à adoucir les arêtes acérées et leur colère noire." À travers trois générations, le portrait d'une Islande sauvage, âpre et nostalgique se dessine. On y croise Ari, éditeur exilé au Danemark, et le douloureux souvenir de sa mère ; son grand-père Oddur, capitaine courageux, mais aussi sa grand-mère Margrét, à la sensualité rare. Au croisement de la folie et de l'érotisme, la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.Notes Biographiques : Jón Kalman Stefánsson, né à Reykjavík en 1963, est poète, romancier et traducteur. Il est notamment l'auteur d'Entre ciel et terre, de La tristesse des anges, du Coeur de l'homme et de Ásta. D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds a reçu le Grand Prix SGDL de traduction 2016. Son oeuvre a reçu les plus hautes distinctions littéraires de son pays, où il figure parmi les auteurs les plus importants.
Soldat, cordonnier puis ivrogne à Helsinki en cette fin de XIXe siècle, Ortchik Klein est juif. Ou du moins l'est-il jusqu'à sa "protochristianisation", à laquelle il ne survivra d'ailleurs pas. Quelques instants avant de mourir, il donne un nom à l'enfant que sa femme vient de mettre au monde: Orvar. A naissance atypique, vie atypique. Le petit Orvar ne fait rien comme les autres. Il essaie ainsi de comprendre les élucubrations hébraïques des fidèles de la synagogue et s'en ouvre à ces derniers. C'est là qu'il découvre une grande règle de l'existence: certaines questions méritent de ne pas être posées. Devant le niveau d'érudition affligeant de son entourage, Orvar se tourne vers les livres et n'en ressort plus. Ou du moins le voudrait-il... Car le monde entier semble se liguer contre lui pour l'empêcher de choyer ses chers livres: la fille aînée de l'oncle qui exploite des mineures dans son usine, le rabbin analphabète qui lui fait cours ou encore les taties de la Garde de la défense spirituelle. Que faudra-t-il pour qu'on lui fiche la paix? A court de solutions, Orvar voit un beau jour son souhait exaucé, mais pas comme il l'entendait... Avec un style aussi pétillant qu'inimitable, Daniel Katz signe ici l'un de ses romans les plus aboutis, mêlant un humour incisif à un récit savamment orchestré, entre contexte historique et imagination débordante.
Résumé : En 1970 dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et rêve de devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. Velibor fait l'inventaire de ses souvenirs, une enfance sous une bonne étoile, rouge, et une adolescence rock'n roll. Avec une mère catho et un père partisan, ce sera Jésus contre Tito, le match rejoué chaque soir à la maison. Entre Jack London et Pelé, The Clash et Bukowski, le poète en devenir sera maudit, assurément.
Les petits et grands tracas de Jóhann Pétursson, enfant des quartiers populaires de Reykjavík dans les années 60. Le jour où il donne un coup de marteau sur la tête d'Óli, il ne tarde pas à regretter son geste. Mais ce n'est pas sa faute si Óli a placé sa tête sur le chemin du marteau. C'est la faute de son père qui n'a pas rangé le marteau, la faute du marchand de marteau, la faute du fabricant... D'une écriture simple, incongrue et débordante, Einar Már Guðmundsson nous place au coeur de l'univers du jeune Jóhann où l'imagination anime chaque détail. Notre héros saupoudre avec gourmandise son récit de digressions et mêle à ses rêves éveillés des anecdotes racontées avec une jubilation naïve.
Quelque part à l'est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier. Déboule un homme à longue moustache qui réclame urgemment la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le bandit moustachu, découvrant qu'il ne jure que par la bouillie de haricots blancs. Accessoirement ce bandit se révèle être un Robin des Bois de grand chemin, et commet l'imprudence de révéler sa planque, un trésor amassé pour être redistribué aux nécessiteux. Ni une ni deux, l'envieux Marinescu commet l'irréparable, vole le trésor et tue le bandit moustachu. Dans un dernier souffle, celui-ci maudit Gheorghe et toute sa descendance sur plusieurs générations, jusqu'en l'an deux mille. Et en effet. En effet, c'est une hécatombe, enfants, cousins, neveux, tantes et nièces, tous sont frappés de malédiction. Encore que, parfois, la légende du bandit moustachu serve aussi de prétexte à quelques manigances et entourloupes à la bonne marche des moeurs. Les décennies défilent, les villes d'Europe aussi, on voyage un peu dans la famille Marinescu, à Paris ou Vienne, on se jalouse et on se brouille, puis parfois seulement on se réconcilie. Parallèlement au récit de la dynastie, une jeune femme épouse un pianiste français, juste avant l'an deux mille, et rêve d'un enfant Marinescu : Ada-Maria est issue de cette famille maudite, la fille du Dr Tudoran et de Margot-la-vipère, Margot l'héritière de la fortune. Ada-Maria ne porte plus le nom de Marinescu, mais rêve d'un enfant qui le porterait. Fût-il maudit.