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Jours d'Alexandrie
Stefanakis Dimitris ; Roblin-Cassabaloglou Marie
VIVIANE HAMY
24,50 €
Épuisé
EAN :9782878583366
Trois figures se détachent de façon emblématique: Antonis Hàramis, le Grec, chef de famille, issudes milieux les plus pauvres d?Athènes, qui a réussi à devenir l?industriel du tabac le plus importantd?Egypte, Elias Hoùri, « le Libanais » distant, mystérieux, manipulateur, polyglotte, point dejonction de tous les personnages, une sorte de plaque tournante humaine. Et Yvette Santon, lafemme libre, Française au caractère bien trempé. Autour d?eux gravite une pléiade de personnagesd?origines et de conditions très diverses. Mais surtout, au-dessus de tout et de tous, Alexandrie,véritable catalyseur, où les fortunes se nouent et se dénouent, où tous les miracles sont possibles.Le roman se divise en trois parties qui « collent » aux périodes historiques correspondantes. Lelecteur découvre la chronique de trois générations d?une même famille, dont chacune épouse uneépoque bien distincte de l?histoire de la ville. Selon les mots de l?auteur, « la première est lagénération qui s?est imposé certaines valeurs morales que la deuxième a contestées et dont latroisième a choisi de se séparer ». L'action débute à l'aube de la première Guerre mondiale. Legrondement des différents fronts de la guerre en Europe arrive à Alexandrie via les pagescensurées des journaux, tandis qu'au sein de la communauté hellénique le déchirement entreroyalistes et partisans de Venizélos fait rage. En même temps, le commerce et la guerre, lapolitique et l'amour créent de complexes combinaisons, dont Antonis Hàramis, le patriarche, subitles conséquences. Dans la deuxième partie, correspondant à l?entre-deux-guerres, l?action quittel?Orient pour joindre l?Europe via Berlin, Munich, Vienne, Turin, Venise, Paris, pour enfin revenir àAlexandrie, au début de 1933, au moment où Kostis Hàramis prend le relais de la direction del'usine paternelle en même temps que celui de la narration. La seconde guerre mondiale constituela troisième partie du livre. Relayée, ici, par d?autres cités orientales ou occidentales, Alexandrie est un creuset de populations évoluant autour de la communauté hellénique. De par leur internationalisme, les Alexandrins sont conscients de l?émergence du fascisme, du nazisme, de nationalismes exacerbés, mais ils occultent les inégalités sociales qui sont à l?origine de ces bouleversements. A la marge de leur quotidien dominé par l'amour, la volupté, le commerce et la politique, se déchaînent deux guerres mondiales, le déclin des empires maritimes et la montée du nationalisme égyptien. Mais de tous les grands événements, les conflits, les contradictions et la fin inéluctable, seuls demeurent la nostalgie et le parfum du mythe d'une ville dont le nom résonne, encore aujourd'hui, aux quatre coins de la Méditerranée et du monde.
Résumé : La maladie artérielle des membres inférieurs touche un grand nombre de patient qui souffrent de douleurs à la marche (claudication intermittente) voir de douleurs de repos avec ou sans plaies cutanées. L'artériographie de contraste reste le "gold standard", mais c'est un examen invasif avec son lot de complications. L'artériographie ultrasonique est un examen échographique permettant, d'une part, de visualiser des lésions et, d'autre part, de fournir des informations hémodynamiques. Cette examen est fiable et inoffensif. Il peut être répété autant de fois qu'on le désire. La singularité de cet ouvrage est d'être lu très facilement, car très didactique avec des schémas, des dessins et des images pour chaque segment artériel des membres inférieurs. Ce livre apporte aux radiologues, futurs radiologues, et chirurgiens impliqués dans la prise en charge de la pathologie artérielle périphérique un aperçu sémiologique de base traitant de manière systématique chaque segment artériel. Le praticien dispose ici d'un ouvrage particulièrement didactique, directement utilisable en pratique quotidienne.
Résumé : Au tournant des années 2000, Albert Camus débarque à Mykonos et retrouve la Méditerranée qu'il a tant aimée. Il est accompagné d'Ariane, qui y voit une seconde chance pour l'écrivain d'achever son roman, Le Premier Homme. Sous le soleil implacable de l'été, dans l'ambiance dionysiaque des Cyclades, Camus tente de réconcilier les souvenirs de sa vie passée avec une époque qui n'est pas la sienne. Ariane, elle, cherche le mythe de l'écrivain. Cet été n'est pas seulement un pari sur le temps perdu. C'est un voyage romanesque, lumineux et drôle, une méditation sur l'adolescence éternelle, l'amour, la littérature et les aspirations de chacun. Né en 1961 dans les Cyclades, Dimitris Stefanakis signe un émouvant hommage à Albert Camus. Auteur acclamé en Grèce pour ses romans, c'est avec Jours d'Alexandrie qu'il s'est fait connaître en France, où il a reçu le prix Méditerranée étranger 2011.
Paris, avril 1939- Le bien existe en nous. Le mal, nous l'inventons par nécessité, ne l'oublie pas, déclara Miguel Tharabon.Puis il se carra dans sa chaise et se tut, fumant sa pipe, son verre de Martell Napoléon à la main, les yeux tournés vers l'Opéra. C'était un après-midi du début avril 1939 au Café de la Paix, devant la place inondée de passants, de voitures et d'autobus. Aux feux de signalisation, les véhicules attendaient le signal du départ, et les piétons traversaient, descendaient les marches du métro en croisant ceux qui montaient. Des nuages lourds annonçaient la pluie ou l'arrivée d'une nouvelle guerre.Tel était du moins l'avis de don Miguel, qui, entre alcool et tabac, prophétisa: «Nous quittons une guerre civile pour entrer dans une guerre mondiale imminente.» Après la prise du pouvoir par Franco, il était une fois de plus exilé à Paris. Il avait passé la frontière en février, alors que tombait la Catalogne. Je lui avais téléphoné quelques jours plus tôt pour solliciter un rendez-vous, qu'il avait accepté aussitôt. Sa voix était claire et juvénile.- Tu es donc le petit-fils de Philippe Thébault?- En effet.- J'ai bien connu ton grand-père.- Je le sais, don Miguel. C'est lui qui m'a parlé de vous. Il vous tenait en haute estime.- C'est réciproque. Un homme exceptionnel. Que devient-il?- Il nous a quittés l'an dernier, hélas.- Il est mort? Mais il était plus jeune que moi!- Il n'était pas très âgé, c'est exact. Mais il pensait avoir bien rempli sa vie.- C'est cela qui compte.Je comprenais, en l'observant, pourquoi mon grand-père le considérait comme le plus bel homme de son temps. J'avais proposé de nous retrouver au Café de la Paix, et tandis qu'il entrait, droit, bien bâti, l'oeil sombre, je pensai: «Un vrai cosmopolite!»Il portait une ample gabardine ceinturée, un feutre noir et une écharpe de soie rouge. A un tel homme on pouvait pardonner une légère boiterie. La façon dont il s'appuyait sur sa canne d'ébène dégageait un charme incontestable. J'aurais parié, tant il semblait à l'aise, qu'il était un habitué des lieux. Il affirma pourtant n'y avoir pas mis les pieds depuis des années.- Pourquoi m'as-tu fait venir ici?- Tout le monde connaît le Café de la Paix, n'est-ce pas?- Qu'est-ce qui te fait croire que je ne connais pas Paris? Ne serait-ce que pendant mes années d'exil...- Vous le connaissez, bien sûr, dis-je, embarrassé, et il sourit.- Je peux t'en raconter, des histoires, sur le Café de la Paix à mon époque... Un autre temps...Et il se lança, comme le font les personnes âgées dès qu'elles trouvent une oreille complaisante. Je guettais une pause pour glisser un mot; pas moyen: je dus attendre qu'il n'ait plus envie de parler. Le garçon apporta les consommations sur un plateau d'argent.- Philippe Thébault, donc... reprit-il enfin.- Oui, j'ai le nom de mon grand-père. Il m'étudia du regard.- Pas seulement le nom.- Vous trouvez que je lui ressemble, vous aussi?- D'autres te l'ont dit?- Que j'ai ses yeux, sa couleur de peau et de cheveux...- Et sans doute un petit quelque chose de plus. Son regard, son sourire. Es-tu comme lui têtu et intransigeant?- On le prétend.- Mais tu es plus maigre.- II avait pris du poids avec l'âge. En fait, je fais une enquête pour une revue et j'aurais besoin de votre aide.- Je t'écoute.
Résumé : "On dirait que tous les livres du monde sont rassemblés ici." Et s'il n'y avait pas que les livres... Raskolnikov, Emma Bovary, Hamlet, Joseph K, Lolita, Gatsby, etc.; et si nous retrouvions face à face ces personnages mythiques de la littérature ? Chez Eole, le patron du café éponyme, c'est possible. Les personnages prennent vie, ne reste plus au client qu'aller à leur rencontre.
Résumé : "Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
Résumé : Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.