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À la vieille Parque. Poèmes
Stéfan Jude
GALLIMARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782070714551
Le titre indique, dit l'auteur lui-même dans Dialogue des Figures, à propos de La Jeune Parque de 1917, la distance entre deux jalons marquant la continuité historique : du poème jadis unifié aux disjonctions du titre multiplié et se référant, par antiphrase, à la désuétude poétique même, "résidu romantique d'une technologie littéraire du passé", comme la définissait naguère N. Schöffer. Après des Dédicaces d'ouverture à la Parque même, celle qui épargne encore, dix Hommages à de semblables efforts solitaires - E. de Guérin aussi bien que Giacomelli - précèdent Titres, concession à la lecture apprise, puis Odes à Pascin, d'inspiration non pas "érotique" mais charnelle, enfin Stygiennes, pièces finales emportées au fleuve d'oubli. L'Envoi signe le salut à tous ces "Ils" que restent les poètes dans la bouche d'autrui.
Le quatrième recueil de Jude Stéfan se compose de quatre parties : Amante littérature, C'est toi beauté que je loue, Les Fomoires, La mer sa sépulture. Une centaine de poèmes de quatorze ou quinze vers. Sur la poésie, sur la femme et les femmes, sur la mort et les morts, Stéfan fait "uvre originale, par la complexion du vers, sa contraction, sa syntaxe latine renversée qui apporte au poème français une fraîcheur oubliée. Sa langue ne se tord que parce qu'il y a une torsion de l'être sous le poids de ce qu'il doit dire, et qui est le triomphe toujours révoltant de la mort. Cette poésie est à la fois le tourment et la joie, le sel sur les plaies et le feu dans les mots.
Poèmes qui se présentent tantôt sous forme de petits tableaux à la manière des maîtres hollandais, tantôt sous forme de méditations denses qui, en dépit de leur brièveté et sous la séduction de la simplicité, sont riches de prolongements. Une première partie - Le Gibet - obéit à l'horreur de devoir résister à la mort ; la seconde - Le Répit - à l'allégresse juvénile de l'oubli ; la troisième - La Nudité - chante l'amour navré introduisant ainsi au thème final de La Mort dans la quatrième partie, le tout cherchant, en une dialectique désespérée, à résoudre cette antinomie. Ces poèmes obéissent à l'alternance prose et poésie, désastre et grâce, laisser-aller et rigueur. Ainsi ils se sont eux-mêmes voulus Poèmes de Prose, sortes de contre-vers baroques, hommages à une beauté absente et d'elle pardonnables.
Dix nouvelles : dix niveaux extraordinairement différents dans la pensée, l'analyse, la vérification psychologique, permettant à l'auteur de La Vie de mon frère le déploiement baroque, intimiste, morbide et sarcastique de son talent. Qu'il s'agisse de La Crevaison où nous saurons tout sur la solitude d'un vieil homme obsédé par sa fille absente ; du Nettoyeur de tranchées qui nous propose les fantasmes les plus féroces et les plus saugrenus d'un enfant prédisposé au crime ; d'Une journée sans homme où le narrateur passe par les jeux d'un érotisme dément avant de retrouver sa femme, l'unité du ton est musicalement assurée à travers une volonté glacée de distance, de cruauté et d'humour. Atteindre ainsi les secrets les plus inavouables de la sexualité ou de la mort devient, grâce à l'outil visionnaire de l'écrivain, une authentique et sombre oeuvre d'art.
Disparates, ces poèmes le sont moins que l'auteur veut bien le dire. Car une vraie homogénéité se dégage de l'ensemble, qui tient à la voix singulière du poète, à sa stylistique ainsi qu'à sa fidélité aux thèmes qui fondent sa poésie : l'amour, la beauté des femmes, la pitié pour les chiens, la mort et les hommages aux maîtres anciens. Disparates, ces poèmes ne le sont que comme les instants ou les éclats d'une vie vécue et écrite dans la fidélité à soi-même. De là cette franchise et cette crudité du trait qui caractérisent l'?uvre poétique de Jude Stéfan.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.