Ces actes tirés du colloque, organisé les 4 et 5 décembre 2015 à l'université de Limoges par le Groupement de Recherche sur l'Administration Locale en Europe (GRALE-CNRS), l'Observatoire sur les mutations institutionnelles et juridiques (OMIJ) et l'Association des Communautés de France (AdCF), démontrent la rupture dans les moyens mis en oeuvre par l'Etat français pour recomposer son territoire. Après avoir longtemps tenté la carte de l'incitation, le Parlement joue dorénavant celle de l'obligation avec des dispositifs contraignants d'une part de fusions d'intercommunalités avec la loi NOTRe du 7 août 2015 et d'autre part de regroupements de régions avec la loi du 16 janvier 2015. Pour autant, malgré leurs nombreux enjeux, ces ambitieuses réformes se heurtent à de nombreuses résistances. Grâce, d'une part, à l'exégèse des rapports officiels et des débats parlementaires relatifs aux collectivités territoriales et aux intercommunalités et, d'autre part, à l'analyse critique de la portée des réformes mises en oeuvre en matière de recomposition territoriale sous la Ve République, les auteurs de cet ouvrage décortiquent tout d'abord les enjeux et obstacles formels et conceptuels, ensuite les enjeux et obstacles financiers, humains et géo-spatiaux, en outre les enjeux et obstacles institutionnels, et enfin les enjeux et obstacles fonctionnels de la décentralisation. Ils passent au crible tour à tour la destinée des départements, l'intérêt des métropoles, la portée des schémas départementaux de coopération intercommunale, le défi des communes nouvelles, la cohérence de la nouvelle répartition des compétences sans oublier de traiter les épineuses questions de la réalité de la démocratie locale, de la fragilité des finances locales, de la mobilité des agents publics, de la pérennité des territoires ruraux, de la réorganisation des administrations déconcentrées et des spécificités de l'Outre-mer.
L'impuissance est un mal très répandu, en particulier chez les intellectuels. Ce mal est souvent la cause de drames navrants. En effet, "l'homme impuissant, à l'encontre de la femme frigide, se sent infériorisé, la femme restant femme malgré tout et fière même parfois de cette insensibilité ; lui, il souffre en mâle de cette incapacité physique" . Une grande partie des hypocondres, des envieux, des solitaires, des originaux, des ermites, se recrute parmi les hommes impuissants. Dans son ouvrage, Wilhelm Stekel, après une analyse très poussée des divers aspects de l'impuissance et une sérieuse recherche de ses causes, après une impressionnante série d'observations médicales, aboutit à la conclusion que l'impuissance ne se soigne pas par des traitements physiques, chimiques et thérapeutiques ; dans l'immense majorité des cas, c'est une souffrance psychique, un déséquilibre mental qui se soignent et se guérissent par des moyens psychiques.
Tel un Phénix, les villes renaîtront de leurs cendres ! Plongées en sédation profonde par les confinements, les couvre-feux et les règles de distanciation sociale, toutes les villes de France sont en capacité de transformer leurs faiblesses en forces si elles saisissent les opportunités de la revitalisation et la régénération urbaines. Si ces notions sont parfois confondues, elles décrivent des réalités différentes bien qu'elles s'avèrent complémentaires. La revitalisation urbaine aboutit, en effet, à redonner de la vitalité aux villes alors que la régénération urbaine conduit à renouveler ce qui y est altéré. La revitalisation et la régénération urbaines doivent, par conséquent, être menées de concert pour assurer la résurrection des villes face à la Covid-19. Sans prétendre à l'inatteignable exhaustivité, cet ouvrage ambitionne, d'une part, de tirer les enseignements les plus saillants de la revitalisation et la régénération urbaines, notamment dans le cadre d'un contexte de crise sanitaire, et d'autre part, de brosser à grands traits le tableau des opportunités à saisir pour garantir la résurrection des villes face à la Covid-19.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.