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Quel âge post-séculier ? Religions, démocraties, sciences
Stavo-Debauge Joan ; Gonzalez Philippe ; Frega Rob
EHESS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782713224836
Que signifient les discours actuels en faveur du "post-séculier" ? Et pourquoi faudrait-il en finir avec l'âge séculier ? Qui l'exige ou le demande ? Quels sont les événements qui le requièrent ? Ces dernières années, un débat sur la place de la religion dans les démocraties libérales s'est engagé dans le monde intellectuel. Si certains ont parlé d'un âge séculier et d'autres d'une "société post-séculière", c'est parfois la dynamique même de sécularisation de l'espace public qui semble avoir été remise en cause. Plus profondément, ce sont les rapports entre religions, sciences et démocraties qui ont été questionnés. En faisant délibérément usage de ces termes au pluriel - pour indiquer qu'il existe différentes formes de religion, plusieurs genres de sciences et plusieurs conceptions de la démocratie - les contributions rassemblées dans ce volume entendent sonder ces rapports et cette pluralité. Le lecteur y trouvera la traduction française de plusieurs interventions de John Dewey sur l'antinaturalisme et la religion, des contributions de pragmatistes contemporains et des enquêtes sur le rôle public de la foi ou sur la mise en cause de l'autorité épistémique des sciences, aussi bien aux Etats-Unis, qu'en Europe et en Afrique du Nord.
Résumé : Leur diplôme en poche, Jack, Ben et David, amis de toujours, s?offrent une aventure lointaine. Pour ne pas faire comme les autres, ce sera l?Ouganda. Un pays dont ils ne savent rien, pas même les dangers. Un voyage dont ils ne reviendront pas tous...Des années plus tard, Jack Carrigan est devenu une légende au sein de la police londonienne. Il se voit chargé d?une enquête épineuse : le meurtre sauvage de Grace Okello, jeune étudiante d?origine ougandaise. S?agit-il d?un vulgaire crime crapuleux, ou bien ce meurtre est-il lié aux découvertes de la jeune fille sur les groupes rebelles qui se disputent son pays ? Cette enquête va plonger Carrigan, dans l?univers violent de la diaspora africaine et les refuges d?ex-enfants soldats pour le guider jusqu?aux secrets bien gardés de l?ambassade. L?enquête, efficacement racontée, vacille de fausses pistes en impasses, de surprises sanglantes en horreurs macabres. L?Alsace.
A travers de courtes histoires de 2 pages, découvrez les mésaventures de Jean-Kader qui veut devenir un Super Héros, mais qui se trouve poursuivi par un policier le soupçonnant de vol. Après deux tomes de la série Dugly (Paquet), Stivo, dont le blog est visité quotidiennement par près de 4000 personnes, nous livre ici un album hilarant préfacé par les "Kaïras Shopping'."
Dans les régions rurales au sud de l'Ethiopie, à la frontière avec le Kenya, la vie sociale des pasteurs nomades garri s'organise autour de l'organisation de l'accès à l'eau. Basé sur un travail de terrain de longue durée, cet ouvrage permet, à partir d'une anthropologie politique de la gestion de l'eau, d'étudier différents enjeux comme ceux des processus de construction des identités ethniques, des intérêts de l'Etat éthiopien à incorporer les nomades dans l'ordre politique national, ou des stratégies mises en place par les pasteurs garri vis-à-vis de l'Etat et des ONG.
Résumé : Vous voulez devenir la star du lycée ? Etre connu de tous ? Aller de groupe de copains en groupe de copains ? Pourquoi ne pas vendre votre âme au diable, comme Marcus ? Eh oui ! C'était la seule solution pour obtenir un démon personnel ! Chlémnonoricon Pandaemonicus, dit "Clay" , peut vous accorder tous vos voeux, à raison d'un par jour (tout de même ! ). Grâce à lui, Marcus parviendra-t-il à ne plus être un loser ? Mais surtout, arrivera-t-il à se rapprocher de Jesslinda ?
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.