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Les paroisses et la cité. Nuremberg du XIIIe siècle à la Réforme
Staub Martial
EHESS
35,00 €
Épuisé
EAN :9782713217999
Nuremberg fut l'une des villes les plus importantes d'Occident à la fin du Moyen Age. Métropole comparable du point de vue économique et culturel aux grandes cités d'Italie, elle ne peut être comprise sans ses deux paroisses, Saint-Laurent et Saint-Sébald. Leur histoire ne cesse d'interférer avec celle de la commune entre le XIIIe siècle et la Réforme, dont Nuremberg fut l'un des centres. La bureaucratisation des paroisses a sans doute été favorisée par cette évolution. Pour autant, elle ne saurait à elle seule rendre compte de leur histoire. L'objet de ce livre est de montrer l'espace que les paroisses laissaient aux solidarités. Les innombrables fondations pieuses dont elles s'enorgueillirent en furent le moyen. C'est d'elles et de la manière dont, à travers elles, les générations de la fin du Moyen Age façonnèrent les paroisses qu'allait sortir le bouleversement culturel qui, à terme, devait rendre possible la Réforme. Celle-ci se situe par là même dans la continuité du tournant pastoral des XIIe-XIIIe siècles, avec l'obligation annuelle de la confession auriculaire, l'aveu du péché et la naissance du Purgatoire. Si les sectes ont, depuis Tocqueville, Weber et Troeltsch, été considérées comme un facteur déterminant de la genèse des sociétés modernes, il est temps de reprendre le dossier de la paroisse occidentale, qui a trop longtemps été réduite à un instrument du conformisme religieux.
Résumé : Samuel, 18 ans, est à la rue. Sans travail, sans ressources et sans petite-amie - Susanne l'a quitté quand il a arrêté sa formation d'apprenti - il doit souvent mendier ou dormir sur des bancs publics. Cette vie de bohème ne peut pas durer éternellement, alors quand on lui propose un poste d'éducateur dans un centre pour jeunes défavorisés, le jeune homme saute sur l'occasion. Au côté de ces garçons de 14 à 16 ans pour qui il se démène, Samuel commence lui aussi à reprendre goût à la vie et démarre sa métamorphose... En mettant en avant l'importance des échanges et de la discussion, Eric Adrien Staub compose un texte juste et actuel sur le thème de la réinsertion. Sous sa plume, la compassion et l'optimisme viennent à bout des pires difficultés de la vie.
La transhumance, le nomadisme et la migration ont rythmé, et rythment encore, le quotidien d'une part importante de la population africaine. La mobilité, vecteur d'opportunités agricoles, marchandes et sociales, matrice d'espoir, apparaît pour de nombreux jeunes africains comme l'unique porte de sortie. De par son manque en main d'œuvre et sa mise à l'écart de la communauté internationale au cours des années 1990, la Libye s'est largement ouverte aux pays situés au sud du Sahara. Des accords sur la libre circulation des personnes ont été signés entre Tripoli et les pays d'Afrique noire, mais sur le terrain, la grande majorité des migrations reste clandestine ce qui en assure la réversibilité au gré des options géopolitiques libyennes. En août 2004 dans le cadre d'un reportage, Vincent Staub s'est rendu à Agadez et à Dirkou dans le nord du Niger, à la rencontre des migrants en route pour la Libye, porte entrouverte sur l'Europe. Le présent ouvrage résulte d'observations de terrain et d'un travail universitaire dans le cadre d'une formation en relations internationales au Centre d'études diplomatiques et stratégiques de Paris.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".