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Le chemin des anguilles
Starova Luan ; Içartéguy Clément d'
DES SYRTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782845451469
L'exil hante la vie et l'oeuvre de Luan Starova. "Le Chemin des anguilles évoque une tragédie séculaire; celle des peuples aux destins constamment déchirés, des familles déracinées aux espérances toujours contrariées", écrit Maurice Druon. Et c'est ainsi: Luan Starova fait partie de ces vieux sages des Balkans qui écoutent et transmettent cette douleur en la transformant en chant. Le roman tourne autour de la figure du Père, le "gardien" de la bibliothèque familiale, incarnant tout à la fois, mémoire, expérience et histoire. Revenu de Constantinople, il se retrouve au bord du Lac situé non loin de l'embouchure et de la source du fleuve. A l'image de ce Lac, devenu personnage à part entière du livre, le Père se trouve à la tête d'une famille, toujours venue de quelque part et retournant quelque part. Ses livres sont écrits dans tous les alphabets, ses cartes géographiques sont de toutes les couleurs, et sur le globe rapporté de Constantinople - on peut suivre les mouvements des anguilles. Quel est ce chemin qui n'est ni une initiation, ni un pèlerinage, ni même une émigration, mais la pénible conquête d'une vie? Le Chemin des anguilles devient "non seulement une merveilleuse oeuvre littéraire mais aussi un livre d'une poétique historique et d'une dimension mythique" (Edgar Morin).
La légende d'une terre, la Camargue, qui s'isole de la guerre de 1940, se coupe de l'Histoire officielle, vit en autarcie, puis, à la fin du XXe siècle, devient le territoire des utopies révolutionnaires, le laboratoire hors la loi et secret des temps futurs... La saga d'une famille, les Bloom: notamment trois enfants qui ressuscitent la momie du pharaon Akhenaton, lui font jouer le rôle du Christ; et un brillant jeune homme, David, qui veut changer l'humanité depuis ses racines, en voyageant dans les "souterrains de l'Histoire", prophète des aspirations du XXe siècle.
Résumé : La malédiction de l'exil pèse comme une fatalité sur certains peuples. Par-delà le changement des idéologies, passé et présent se conjuguent dans le choc douloureux d'une histoire toujours recommencée. Dans ce nouveau livre de Luan Starova, le troisième paru en français (après Le Temps des chèvres et Les Livres de mon père), on retrouve la chronique de l'exil familial replacée, cette fois, dans la perspective du retour : le retour au pays d'origine, mythiquement érigé en symbole de la famine exilée. L'auteur retrace alors le pénible épisode de son voyage dans l'Albanie natale, qui coïncida avec la sombre période du stalinisme vieillissant, lorsque le régime d'Enver Hodja voulut éradiquer les trois confessions qui, pendant des siècles, avaient coexisté sans heurts. Cette mise à mort de toute foi était censée trouver un accomplissement- grotesque -dans la création de musées de l'athéisme, dont celui de Shkodër fut l'exemple le plus caricatural. Le narrateur va se trouver ainsi impliqué dans une farce au goût d'enfer. Le rêve du retour se heurte pour lui à la désastreuse réalité d'une idéologie qui broie des vies humaines en exploitant l'ancestrale pulsion d'auto-immolation qui se perpétue de nos jours encore dans ces régions. Il faut se rendre à l'évidence : le vrai retour est impossible. Seul l'exode continue.
Résumé : Le personnage principal de la saga balkanique de Luan Starova, le père, a vécu la chute de trois empires : ottoman, nazi puis stalinien. Il en a été le grand perdant avec sa famille, sauvant uniquement ses livres, mais sauvé aussi par eux dans leur traversée des empires. Ce récit est l'épopée des livres de sa bibliothèque, chacun recelant une histoire liée à celle des autres. L'auteur nous restitue ainsi la chronique des cinquante ans de cette bibliothèque qui est aussi la chronique de l'exil de sa famille. Certains rayonnages représentent des époques, des chapitres, des tomes de cette histoire. Après la publication du Temps des chèvres, Luan Starova met encore une fois le lecteur occidental au contact des drames vécus par les ressortissants de la péninsule balkanique. Le personnage du père incarne de manière impressionnante l'histoire de toute une époque, celle du déclin de la domination ottomane, de l'apparition d'Atatürk, de la naissance d'un nouvel univers, déjà en proie à des drames inédits et qui n'ont pas encore refroidi de nos jours. Les Livres de mon père fait souvent songer aux ?uvres de Panait Istrati et de son ami Nikos Kazantzakis.
Résumé : Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous livre une clé susceptible de nous aider à mieux déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à la fois si proches et mystérieux, la force des traditions, jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment dans la résistance à l'obscurantisme et à la dictature communiste. Le Temps des chèvres évoque la période de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche, envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner. Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes. Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par certains côtés une roborative leçon d'espoir, elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent à façonner un " homme nouveau " et une salutaire méditation sur l'impermanence des choses en général, en particulier sur la précarité que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement acquis.
Le livre qu'on va lire opère une double résurrection : celle d'une femme russe du XXe siècle hors du commun et celle d'une oeuvre méconnue", selon Etienne Fouilloux, le préfacier. Petite-nièce du témoin du duel de Pouchkine, née à Athènes en 1879, demoiselle d'honneur de la dernière impératrice de Russie, sous-officier d'un escadron de Cosaques pendant la guerre, bibliothécaire et moniale catholique dans le Petrograd révolutionnaire ; collaboratrice de Gorki, arrêtée en 1923 pour ses activités religieuses, condamnée à dix ans de camp (Irkoutsk, Solovki), libérée en 1932 grâce à Gorki et sa femme, rachetée au gouvernement soviétique par son frère pour pouvoir émigrer en France ; tertiaire dominicaine et cheville ouvrière de la revue Russie et Chrétienté (Istina), Julia Danzas part en 1939 pour Rome, où elle meurt en 1942 : en vérité, elle connut, selon son expression, une "existence extraordinairement mouvementée". Julia Danzas laisse une oeuvre philosophique méconnue, un témoignage unique (le premier d'une détenue) sur ses années de Goulag (Bagne rouge, 1935), des études sur l'histoire du christianisme et la pensée religieuse russe. Plusieurs importants écrits inédits sont publiés dans cet ouvrage pionnier : deux journaux intimes (1914-1922) relatant une expérience mystique sans équivalent dans la littérature russe, des autobiographies, une étude sur Raspoutine et l'impératrice. Comparable sur bien des points à ceux d'Etty Hillesum, de Margarete Buber-Neumann ou d'Edith Stein, l'itinéraire de Julia Danzas éclaire non seulement l'histoire de la Russie entre tsarisme et communisme, mais aussi et surtout des trésors inconnus de la vie intellectuelle et spirituelle russes.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
Leontiev Konstantin ; Lepekhine Mikhaïl ; Roure Ne
En retraçant le parcours mystique du père Clément Zederholm, protestant allemand converti à l'orthodoxie et tardivement consacré moine, Constantin Leontiev nous fait découvrir le célèbre monastère d'Optino, près de Moscou, où Zederholm s'était retiré, et nous conduit jusqu'au mont Athos en Grèce, haut lieu de la spiritualité orthodoxe universelle. À travers la monographie de son grand ami et interlocuteur, l'auteur nous livre le portrait complexe et passionné d'un intellectuel brûlant d'une foi exigeante jusqu'à l'excès, rompu au débat théologique et nourri de ses contacts avec les célèbres personnalités orthodoxes, grecques et slaves, de la seconde moitié du XIXe siècle. Quiconque s'intéresse à l'expérience humaine, à la question slavophile ou au débat dogmatique, trouvera ici matière à enrichir ses connaissances du monde orthodoxe, du monachisme et de ses starets, et des pères de l'Église. Leontiev rédigera cet ouvrage après avoir lui-même pris ardemment part au débat philosophique, politique et religieux qui a marqué la Russie de son époque. Libre-penseur, visionnaire, convaincu du rôle messianique de la Russie orthodoxe, il mènera une vie agitée avant de finir ses jours au monastère de la Trinité-Saint-Serge, près de Moscou. C'est là qu'il prendra lui aussi l'habit monacal sous le nom de Clément, ultime hommage à celui qui fut son guide spirituel. Foi et raison, Orient et Occident, temporel et éternel, personnel et universel... Autant d'interrogations auxquelles cette biographie permettra de donner réponse.