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Delphine
STAEL MADAME DE
DES FEMMES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782721002150
Delphine fut, dès sa parution en 1802, très mal reçue. Passe encore en France : Bonaparte détestait Madame de Staël, mais en Angleterre, en Suisse... , le livre était vendu en masse, mais lu avec rage, commenté avec fureur... Montrer comment une femme, belle, riche et libre, dont le seul crime est d'avoir tenté d'être une personne à part entière, est poussée au désespoir par le simple jeu de la société virile. Voilà la gageure que Madame de Staël a tenue dans Delphine. L'auteure, comme son personnage principal, s'y permet de sentir, de penser et surtout de parler... La conspiration du silence est brisée : les femmes parlent... Delphine n'est pas seulement un roman d'amour déchirant et le récit d'une amitié inquiétante, c'est le regard que porte Madame de Staël sur l'histoire, la société et la morale du coeur. Et cela dans une langue qui est celle du raisonnement, celle que l'auteure croyait la plus propre à convaincre : à cette époque, la langue des hommes par définition. ". . C. H.
Résumé : Delphine d'Albémar est une femme jeune, veuve, riche et cultivée ; elle dispose de sa personne, de ses idées, de son coeur et de ses biens : c'est une femme libre. Une héroïne qui va vivre un amour impossible, empêché par la fatalité de la distance et de l'interdit. En entretissant des vies, à travers les voix haletantes qui s'expriment par lettres (échangées entre 1790 et 1792) et en puisant dans son expérience personnelle, Mme de Staël analyse ce qu'a de cruel et d'injuste la condition féminine de son époque. A sa parution en 1802, le roman fait sensation. Ennemie déclarée de Napoléon Bonaparte, Mme de Staël est condamnée à l'exil dès 1803 : c'est une consécration. Car Delphine met en scène l'écart entre les avancées de la Révolution et le conservatisme de la société, dans un pays meurtri qui a besoin de compassion. Rejouant une période traumatique de l'histoire de France, le roman vise à guérir la grande souffrance du temps et à restaurer la communauté désunie. Mme de Staël participe ainsi au travail de deuil de la nation. Héritière des Lumières, elle se tient au seuil de deux siècles, entre une société d'Ancien Régime et une nouvelle ère, dont la forme politique tremble, encore incertaine. Romancière dans un monde où les femmes sont réduites au silence et à l'esclavage, elle fait elle-même une révolution. Ce temps n'est pas si reculé, et les problèmes que Mme de Staël soulève n'ont rien d'inactuels.
MacKinnon Catharine A. ; Lenoir Noëlle ; Albertini
Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe. Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux Etats-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque " cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ". " "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux Etats-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. " Eric Fassin, 2005.
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.
Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (Etats-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes. Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.