Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cultures & Sociétés N° 6, Avril 2008 : Visages du religieux dans le monde contemporain
Ménard Guy ; St-Germain Philippe ; Goguel d'Allond
TERAEDRE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782912868558
Cultures & Sociétés a choisi de consacrer l'un de ses premiers numéros au thème de la religion. Inutile de dire qu'il y aurait eu des dizaines d'angles d'approche possibles d'une telle thématique, à commencer par l'interrogation de la place de la religion dans l'espace public, qui a nourri de nombreux et importants débats, au cours des années récentes, aussi bien en France qu'au Québec. Inutile également d'ajouter que, compte tenu des dimensions somme toute modestes du présent dossier, il fallait renoncer d'emblée à toute prétention pour ne pas dire à tout fantasme d'exhaustivité. On a donc choisi de privilégier ici un regard sur les nouveaux visages du religieux dans la société et la culture contemporaines. On le fera en proposant un certain nombre de "coups de sonde" significatifs, et en poursuivant l'objectif d'une meilleure compréhension d'une réalité religieuse marquée par ce que plusieurs contributeurs considèrent comme les avancées de la postmodernité. La notion est assurément discutable voire polémique. On n'en fera donc pas un dogme mais plutôt une hypothèse heuristique potentiellement féconde. D'aucuns, y compris parmi ceux qui ont contribué à donner ses lettres de créance à cette "hypothèse postmoderne" , préféreront aujourd'hui parler de modernité "avancée" ou "tardive" , voire d' "hypermodernité" . On gardera surtout à l'esprit le fait que, à l'encontre des prédictions plutôt naïves de la modernité positiviste, la religion semble bien loin d'avoir été irréversiblement "reléguée aux poubelles de l'histoire" . On pourrait être tenté d'ajouter : "pour le meilleur comme pour le pire" si cela avait quelque sens dès lors qu'il est question d'une dimension anthropologique constitutive de l'humain. Force est en tout cas d'admettre que nous pouvons toujours, aujourd'hui, observer de nombreux visages bien vivants du religieux, certains enracinés dans le passé de fort anciennes traditions, mais d'autres émergeant sous nos yeux pour peu que nous prenions la peine de les garder ouverts en circulant dans la société et la culture de ce temps.
La théorie de la religion implicite s'intéresse à la question de savoir si la vie ordinaire ne contient pas, en elle-même, quelque chose comme une religiosité inhérente. Les médias font d'ailleurs souvent allusion à certaines pratiques comme à une religion (la religion du sport, par exemple) et dans le langage courant nous associons parfois tel comportement à un rite religieux (ainsi certains disent lire religieusement le journal). " S'intéresser à la religion implicite, écrit Edward Bailey, c'est demander aux gens ce qui les anime ; c'est essayer de les faire parler de leurs buts dans la vie et de leur vision du monde ; c'est tenter de voir ce qui les allume et les motive vraiment ; c'est chercher à cerner comment ils expriment - avec quels mots, quelles images, quels symboles - ce qui, pour eux, a un sens ; c'est essayer, en somme, de comprendre comment ils se voient eux-mêmes et quel idéal - étoile ou chimère, ce n'est pas à nous d'en juger - ils poursuivent dans la vie. " A travers la notion de religion implicite il s'agit donc à la fois de s'interroger sur ce qu'est la religion et de réviser l'idée selon laquelle elle aurait depuis longtemps déserté notre monde.
Série "Statistiques et Mathématiques appliquées" nouvelle édition Les progrès de l'informatique et de la télématique nous offrent des données quantitatives en nombre croissant, internes à notre organisation ou externes à celle-ci. L'avenir appartient à ceux et à celles qui pourront exploiter cette information. Dans cette perspective, le livre constitue un exposé moderne et facilement abordable des méthodes de prévision à court terme. L'accent est mis sur les concepts et leurs applications, dans une tentative d'unification des méthodes. Le livre s'appuie sur de nombreux exemples et exercices. Il s'impose à tous ceux qui veulent baser leur action sur des prévisions optimales et souhaitent à cette fin n'utiliser les progiciels existants, ainsi qu'aux étudiants de tous niveaux qui y trouveront des explications claires et intuitives.
Pendant des siècles, du Moyen-âge à la Révolution, l'abbaye Royale de Fontevraud a été peuplée par des générations de moniales mais aussi de religieux voués à la pénitence et à la prière ; Pendant cent cinquante années, de la fin de l'Empire napoléonien à la République gaulliste, l'abbaye, devenue une immense prison pénale, a renfermé des dizaines de milliers de délinquants et de criminels, dont des femmes et des enfants. "De toutes les Centrales de France, Fontevrault est la plus troublante. C'est elle qui m'a donné la plus forte impression de détresse et de désolation, et je sais que les détenus qui ont connu d'autres prisons ont éprouvé, à l'entendre nommer même, une émotion, une souffrance comparables aux miennes. " Par ces termes qui ouvrent son Miracle de la rose, Jean Genêt contribue à donner de la Centrale de Fontevrault l'image forte d'un lieu qui ne peut laisser indifférent : une maison de force et de correction dans une abbaye royale, une véritable cité carcérale au milieu d'un vaste ensemble monastique. Dans le présent ouvrage, la démarche de l'auteur n'est pas d'abord celle de l'historien, bien qu'il connaisse parfaitement les lieux, mais plutôt celle du témoin qui veut préserver de l'oubli une certaine mémoire. Depuis 1979, il a pu côtoyer détenus et gardiens jusqu'à la fermeture définitive du Centre de détention en 1985 et c'est en grande partie dans leurs témoignages qu'il a puisé les éléments de ce livre.
Dans son Homo ludens, Johan Huizinga a mis en lumière ce qui rapproche le jeu du secret, du mystère, de l'action sacrée - bref, du rite. Réciproquement, l'action rituelle est un spectacle, une représentation dramatique, une figuration, un geste répétitif et réglé : en d'autres termes, un jeu. Quelle que soit sa valeur, ce rapprochement entre le jeu et le rite est apparu comme un outil à la fois provocant et prometteur. D'autant plus que, à bien des égards, la culture contemporaine manifeste un engouement considérable pour d'innombrables formes ludiques, du sport professionnel aux jeux vidéo, en passant par les " jeux de société ", les quiz, les jeux de " hasard " et les séductions du show business. A partir de l'analyse d'une " action ludique ", quelle qu'elle soit - voyages à Las Vegas de touristes captivés par le Caesars Palace, engouement pour la téléréalité, fascination pour les jeux " de rôle " ou pour les jeux vidéo d'horreur -, il serait ainsi possible de déboucher sur le rite. Mais, à l'inverse, en examinant un rite - liturgie eucharistique, manifestation du 1er mai, remise des médailles olympiques, pèlerinage à Compostelle ou à Katmandou -, c'est bel et bien au jeu que l'on aurait le sentiment d'aboutir. Pourrait-on dès lors, au sens strict - et non à celui d'une vague analogie -, poser une équivalence entre rite et jeu ? Telle est en tout cas la question qui sert de fil conducteur à cette réflexion collective qui dégage, sous divers angles et à propos d'un grand éventail de manifestations culturelles anciennes et récentes, la force anthropologique et la persistance du jeu autant que du rite. "
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
Guelfi Julien ; Mathé Georges ; Debré Bernard ; Mi
Le débat sur l'euthanasie comporte une forte charge irrationnelle parce qu'il nous renvoie, chacun et chacune, à notre propre mort, parce qu'il suscite des images où chacun projette ses peurs et ses fantasmes, parce qu'il fait appel pour un certain nombre d'entre nous à des observations ou des expériences vécues, parfois douloureuses. Cela pose deux questions fondamentales : A partir de quels critères peut-on juger qu'une vie vaut ou ne vaut pas d'être vécue ? Qui peut se donner le droit d'en décider ? A ceux qui pensent que le droit à l'euthanasie serait un progrès de la société, ce livre apporte des éléments d'appréciation sur les implications médicales, psychologiques et sociales. Il révèle des réalités méconnues ou passées sous silence.
La pensée scientifique et l'essor du capitalisme ont favorisé le déclin des valeurs patriarcales et de la religion. L'approfondissement de la démocratie nous a fait sortir de l'obscurantisme et de l'intolérance, mais ces progrès ont des contreparties : l'hypermodernité estompe les différences entre les sexes et les générations, entre le maître et l'élève. Les grandes personnes s'infantilisent en s'affranchissant de leurs responsabilités et répugnent à frustrer leur progéniture. Le jeune devient, pour la première fois dans l'histoire, notre modèle et notre horizon. L'adulte tend à perdre la raison dans sa folle passion - pédofolie - pour un enfant devenu à la fois fétiche et tabou. Cet affolement face à l'enfant évoque en négatif la représentation du pédophile ; l'adulte obsédé par sa "bien-traitance" et sa protection se défendrait-il inconsciemment contre ses propres tendances incestueuses ? Etouffés par l'amour anxieux de leurs parents ou perdus au sein de familles sans cesse recomposées, les jeunes alimentent les consultations de psys qui évoquent le terme fourre-tout de "trouble du comportement". Les situations évoquées dans cet ouvrage amènent alors à poser la question : Faut-il soigner l'enfant, ses parents... ou la société ?