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Pour la liberté d'expression ! Livre du centenaire du Pen Club français
Spire Antoine ; Paton Laurence ; Clancier Sylvestr
BORD DE L EAU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782356878977
Les Pen clubs sont nés au lendemain de la Première guerre mondiale terriblement meurtrière pour réunir par-delà les frontières les écrivains - poètes, dramaturges, essayistes, éditeurs, romanciers - dont les nations s'étaient combattues. Un peu dans l'optique de l'utopie, courante à l'époque, du "plus jamais ça". C'est dans ce terrible contexte qu'en 1921, quelques écrivains, hommes et femmes de convictions humanistes et pacifistes, à Londres en particulier, Catharine Amy Dawson, John Galsworthy et H. G. Wells, et à Paris, autour d'Anatole France, de Romain Rolland et de Paul Valéry, décident de former un cercle littéraire destiné, dans un esprit universaliste, à jeter par-delà les nations des points favorables à la paix et à la liberté d'expression dans le monde. Pendant l'occupation nazie, ce fut Benjamin Crémieux, le secrétaire général du Pen club français, un écrivain exemplaire par son courage et son abnégation, qui entreprit de sauver des dizaines d'écrivains étrangers réfugiés en France. Il mourut dans les camps de la barbarie nazie. Ce livre résume l'apport de ces grands esprits à la littérature et à la solidarité des écrivains par-delà les frontières. Profondément européenne, l'association française adhère à la structure internationale des Pen clubs qui irradie dans 145 pays. Pour autant, il nous a fallu souligner la spécificité du Pen club français. En nous appuyant sur des archives largement inédites, nous montrons combien les Pen clubs contribuent à un combat sans relâche pour la liberté d'expression et de création. Le livre met en lumière l'ampleur des menaces subies par des auteurs dont le seul tort est d'utiliser librement leur plume. De l'Allemagne nazie la Russie de Poutine ou à la Turquie d'Erdogan en passant par la Birmanie, la Chine, l'Afghanistan ou la Syrie, ils sont des milliers à avoir été, ou être encore, victimes de censures, d'agressions, d'emprisonnements, de tortures ou d'assassinats. "Dans un monde où les voix indépendantes sont de plus en plus réduites au silence, le Pen club n'est pas un luxe, c'est une nécessité", écrivait Margaret Atwood en 1984. Voilà qui est d'une inquiétante actualité.
Cette somme de réflexions constitue une approche à la fois biologique, clinique, sociologique, économique et philosophique de l'emprise de la génétique et des technologies de l'A.D.N. sur la clinique et la recherche fondamentale en cancérologie. Ce livre est aussi une lecture du discours qui, analysant les interactions entre les effets de l'environnement au sens large et des dispositions génétiques, remplace la notion de déterminisme génétique par celle de prédisposition génétique.
Ses collègues appellent Reuven Feuerstein "le Professeur". Il est aussi considéré comme "celui qui transforme". Il aime à dire: "Les chromosomes ne doivent pas avoir le dernier mot." Depuis plus de quarante ans, le professeur Reuven Feuerstein anime et inspire ceux qui le côtoient, par la force de sa pensée, par son optimisme et par son dévouement. A travers des milliers de patients, le Professeur Feuerstein a acquis la conviction qu'il était possible d'apprendre à apprendre, et ce, d'une manière continue. Son programme d'enrichissement instrumental consiste à créer chez tous ceux qui présentent un immobilisme intellectuel les conditions physiologiques et psychologiques leur permettant de faire face, de manière autonome, aux différents événements auxquels ils seront confrontés.
Depuis 2003, la ville d'Evry est le théâtre de rencontres entre intellectuels, praticiens, universitaires, hommes politiques, artistes, philosophes, sociologues, médecins, psychanalystes, biologistes, imams, rabbins, jésuites... Ce livre s'interroge sur la transmission des valeurs entre les générations. Et quelles valeurs transmettre ? Comment agir lorsque les questions morales sont bousculées par les progrès de la science, le développement de l'individualisme ? Les problèmes sont abordés comme ils se posent au quotidien : à l'école, au travail, dans la ville, le quartier, etc.
Les études confirment la prévalence du cancer chez les personnes âgées. Plus l'âge augmente, plus le pourcentage de cancers dans une génération croît. En France, 5% des personnes âgées de 50 ans et plus déclarent être atteints par un cancer. Si le cancer du sein, le cancer du côlon, etc. sont des maladies qui touchent d'abord les personnes âgées, c'est parce qu'un ensemble de mutations et d'événements concourt à leur formation. Et comme l'espérance de vie de millions d'individus s'accroît grâce aux progrès scientifiques et sociaux, la fréquence des cancers augmente. Quelles conséquences existentielles et donc médicales faut-il tirer de ces évolutions épidémiologiques ? Et si l'expérience du grand âge est une expérience du temps, quelle est l'approche du temps de vie qui doit être mise en œuvre ? " La vieillesse n'est pas seulement un fait biologique, médical et social, elle est aussi un fait vécu. C'est le sujet humain lui même qui est concerné au premier chef. Son "grand âge", sa "vieillesse" sont d'abord des manières de vivre son intériorité et sa vie concrète, et ces manières de vivre sont les sentiments et les actions d'un sujet. Ce sont ces sentiments et ces actions, c'est-à-dire les contenus vécus par un sujet, qui doivent être interrogés pour éclairer la nature, ou plutôt la signification du grand âge. " Robert Misrahi, philosophe Un livre bilan qui n'évite pas les questions essentielles que nous devrons affronter demain collectivement...
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.