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Prisonniers au château d'If et aux îles du Frioul. Alsaciens et Allemands internés à Marseille en 19
Spieser Jean-Louis ; Le Naour Jean-Yves
GAUSSEN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356981127
Août 1914 : l'armée française fait une courte incursion en Alsace, puis, contrainte de se replier, elle arrête des milliers de civils, fonctionnaires (alsaciens ou allemands venus d'outre-Rhin après 1871) occupant des postes dans l'administration impériale, ou simplement personnes perçues comme germanophiles et donc soupçonnées d'espionnage. L'histoire de ces milliers d'Allemands et d'Alsaciens, déportés par l'armée française en 1914, est tombée dans l'oubli. Des centaines d'entre eux furent internés au large de Marseille dans les premiers mois du conflit, au château d'If, puis sur les îles du Frioul où ils rejoignirent des compatriotes arrêtés sur l'ensemble du territoire national au simple motif qu'ils étaient ressortissants d'une nation ennemie ; les uns travaillaient en France depuis des années, d'autres eurent juste le malheur de se trouver sur un bateau qui avait fait escale à Marseille fin août 1914. Jean-Louis Spieser a retrouvé et traduit onze de leurs témoignages. D'origines très diverses, ils racontent tous l'histoire pitoyable de femmes, d'enfants et d'hommes prisonniers dans des conditions effroyables. Ces textes révèlent une page de la guerre peu glorieuse et encore inconnue du grand public. "Pourtant, estime Jean-Louis Spieser, un siècle après, on peut bien en parler, non ? Je ne veux pas que ces voix tombent dans l'oubli".
C'est en juin 1915 que Nathan Katz est interné au camp de prisonniers de Nijni-Novgorod. Comme Etty Hillesum au camp de Westerbork, il écrit ce qu'il voit. Les paysages grandioses de la plaine russe en hiver. Mais aussi, sous forme de courtes nouvelles, des por-traits : un camarade de détention, une infirmière... Cela aurait pu n'être que le témoignage d'un soldat prisonnier de guerre en Russie de juin 1915 à août 1916. Mais c'est le premier livre de Nathan Katz et il préfigure déjà toute son oeuvre. Autodidacte passionné de littérature, jeté dans la guerre et blessé à 21 ans, il passe tout le temps de sa captivité à une seule chose : travailler sur lui-même. Et ce travail est avant tout, comme le proclame le sous-titre du livre, Un combat pour la joie de vivre : " J'aimerais bien savoir, écrit-il, qui pourrait m'interdire de me sentir libre ici, dans un camp de prisonniers, entouré de hauts murs certes, mais où le soleil brille dans la cour. " Ne croirait-on pas lire le journal d'Etty Hillesum au camp de Westerbork ? Ecrit en langue allemande (l'Alsace était annexé au Reich depuis la défaite de 1870), Das Galgenstüblein raconte le devenir d'une conscience qui, jetée dans la mêlée d'une guerre, parvient à se former et à se dépasser en se hissant à l'universel. " Ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre littéraire, écrit Jean-Paul Sorg dans sa préface. C'est mieux que cela ! [...] C'est une confession singulière, à nulle autre pareille, qui prend place doucement ? à pas de colombe ? dans le champ de la littérature spirituelle mondiale, cent ans après sa première édition. "
Lorsque la jeune Révolution française publie en 1789 la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la Guyane est sans doute la plus obscure des colonies françaises. Ses frontières sont mal établies, sa superficie assez peu étendue. Les Indiens peu nombreux, se sont repliés dans les forêts, le commerce avec la métropole est réduit. Les autorités y dénombrent : 10 430 esclaves noirs, 253 enfants de race blanche, 483 personnes de couleur libres, 763 colons blancs de sexe masculin, 330 femmes blanches et 350 militaires. La déclaration des Droits de l'Homme est suivie de l'abolition de l'esclavage en 1794. Abolition sur laquelle, le Premier consul Napoléon Bonaparte revient en 1802, non sans contorsions juridiques. Entre-temps, dès 1791, la France a développé, à l'intérieur du nouveau cadre des Droits de l'Homme, un certain nombre de mesures touchant la citoyenneté - ou l'exclusion de celle-ci. Ce travail législatif se traduit par une réinvention de la notion d'émigré et par l'élaboration d'une nouvelle conception de la déportation. De ce bricolage juridique, la Guyane sera le laboratoire, véritable "sous-monde" construit sur un non-droit aménagé par les régimes successifs qui se succèdent au XIXe siècle. A l'ombre de la "liberté chérie", se développe un espace officiel de "liberté trahie". Miranda Spieler est la première à s'être penchée sur les archives administratives mal conservées, mal connues et peu étudiées de la Guyane des XVIIIe et XIXe siècles. Elle suit avec attention le travail législatif et ses nombreuses contradictions, renforcées par des pratiques pour le moins brouillées et embrouillées. Aux esclaves ou anciens esclaves (l'abolition définitive est décrétée en 1848) s'ajoutent à partir des années 1820 les bagnards et forçats installés dans le "pénitencier" guyanais. Là encore, la citoyenneté est suspendue sans véritable issue juridique. Au travers du cas guyanais - qu'elle fait revivre de manière saisissante - Miranda Spieler met en valeur les contradictions et les non-dits de la citoyenneté, telle qu'elle s'est construite en France mais aussi, plus largement, dans les pays occidentaux. Liberté, Egalité, Fraternité - certes. Mais qu'en est-il en pratique ?
Résumé : De juillet 1870 à juin 1871, le fusilier Fritz Fischer est en campagne : il se bat plusieurs fois, marche beaucoup et découvre un pays : la France ! 2 500 km à pied, une centaine de cantonnements différents, les uns le temps d'une nuit, d'autres interminables comme les deux mois passées dans la boue devant Metz, de grandes batailles (Gravelotte, Orléans...) et des escarmouches, des contacts rugueux ou amicaux avec les civils, les bons camarades et les pleutres, les conflits avec la hiérarchie, les chefs respectés et les officiers incompétents, autant d'occasions de multiplier les anecdotes ... En 1895, à partir des notes prises au jour le jour et des lettres envoyées à ses proches, le fusilier Fritz Fischer du régiment brandebourgeois n° 36 a reconstitué l'intégralité de sa campagne de France. Dans l'avant-propos il précise n'avoir pas du tout "songé à enjoliver ou à déformer quoi que ce soit, voire à attirer l'attention sur sa propre personne". Ce dernier point est un petit mensonge, car notre homme a quelque tendance à fanfaronner, mais cela en fait un narrateur attachant et souvent drôle, qui nous fait vivre de l'intérieur et dans le camp des vainqueurs, cette guerre oubliée.
Spieser Jean-Michel ; Boespflug François ; Labruss
Résumé : L'histoire des dernières décennies attire de nouveau l'attention vers "l'autre Europe", l'Europe orthodoxe du Sud-Est européen. Les longs siècles de domination turque, quelques décennies passées derrière le "Rideau de fer", ont fait oublier aux Européens de l'Ouest la longue histoire commune du monde occidental médiéval et du monde byzantin dont l'Europe orthodoxe est l'héritière directe. Les textes rassemblés dans ce livre veulent montrer que, par-delà les intenses et complexes relations qui se sont tissées durant tout le Moyen Age et malgré l'apparent éloignement des derniers siècles, le monde byzantin est encore présent dans l'Europe contemporaine. Des frontières remontent à son existence; ses formes artistiques ont été une source pour l'art du XXe siècle; il alimente encore la réflexion historique et la réflexion politique. Quelques spécialistes du monde byzantin ou de domaines divers, où ils ont trouvé sa trace, suivent ces pistes dans les textes qu'ils publient ici.
Bérard Philippe ; Bouvier Michel ; Bernuy Jean-Lou
Michel Bouvier s'intéresse depuis plus de 20 ans à l'histoire de la vigne et du vin. Producteur dans le Lubéron, il a étudié l'archéologie de la vigne et du vin. Il s'est en particulier intéressé aux vins de l'Antiquité (... jusqu'à en produire lui-même!) Philippe Bérard, se passionne depuis longtemps pour les outils et les hommes qui ont façonné le vignoble. Ingénieur et collectionneur d'objets liés à la vigne qu'il a rassemblées au fil de ses voyages en France et à l'étranger, il a créé l'exposition-spectacle Sacrée vigne! que l'on peut voir à l'Imaginarium de Nuits-Saint-Georges (groupe Boisset).
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.