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Les personnes . Essais sur la différence entre "quelque chose" et "quelqu'un"
Spaemann Robert ; Robilliard Stéphane
CERF
42,90 €
Épuisé
EAN :9782204089876
La notion de personne connaît de nos jours une vogue ambiguë dans les débats éthiques ou les discours politiques: on ne souligne parfois le respect dû à la personne que pour mieux suggérer que tous les hommes ne sont peut-être pas des personnes. Entre le point de vue purement intérieur du "sujet" et la perspective externe (celle du sociologue, par exemple) dans laquelle "les individus" sont saisis, les personnes, qui n'existent qu'au pluriel et dans une communauté de reconnaissance de l'unicité de chacune, sont le lieu fragile où s'atteste la dignité humaine. Spirituelles mais faites de chair et de sang, libres mais toujours ancrées dans un contexte, les personnes sont les êtres qui ont une nature. Déployant toute la richesse de cette expression, alternant, dans un style limpide, les exemples concrets et les références précises à l'histoire de la pensée, Robert Spaemann propose ici une synthèse magistrale entre l'engagement résolu et la profondeur philosophique.
Cet ouvrage est la version écrite d?une série de conférences radio prononcées par le philosophe Robert Spaemann en 1981. Chacun des huit chapitres présente un concept déterminé (l?éducation, la justice, conviction et responsabilité, la sérénité...) en l?enracinant dans une question que rencontre toute personne qui réfléchit sur son existence et son action : moi et les autres, mon intérêt et les valeurs, la fin justifie-t-elle les moyens ?... L?auteur n?en reste pas à une explication du sens commun, il analyse les textes fondateurs de la philosophie morale (Platon, Aristote, Marx, Freud...).
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.