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Le droit d'exercice des vétérinaires étrangers et/ou juifs avant, pendant et après Vichy. Le parcour
Soyeux Yves ; Larcher Gérard
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782336572840
La France, berceau de l'enseignement vétérinaire créé à la fin du XVIIIe siècle, a très tôt accueilli des élèves étrangers dans les écoles nationales vétérinaires. Une fois diplômés, certains d'entre eux ne rejoignaient pas leur pays et restaient exercer en France. La plupart ont alors été plus ou moins rapidement naturalisés. Cette tradition d'accueil, notamment à partir des pays de l'Europe centrale et orientale, s'est accentuée dans le premier quart du XX e siècle. Mais le sentiment xénophobe qui se développe dans les années 30 va conduire le législateur à réserver l'exercice des professions médicales et paramédicales, dont celle des vétérinaires, aux Français. Seuls les vétérinaires déjà installés sont autorisés à poursuivre à vie leur activité. Ces droits acquis sont remis en cause par le régime de Vichy qui restreint le droit d'exercice aux seuls Français nés de père français. Des dérogations restent possibles pour les Français nés de père étranger, et, à titre exceptionnel, pour les vétérinaires étrangers précédemment autorisés à exercer. Une cinquantaine de vétérinaires ont sollicité l'autorisation d'exercer. Elle est refusée pour six d'entre eux, dont Léon Palaria, juif roumain qui connaîtra un sort tragique. Dans le même temps, la législation antijuive de Vichy se met en place, notamment pour les professions libérales. Du fait du faible effectif de Juifs au sein de la profession vétérinaire, celle-ci échappa à cette législation, aucun numérus clausus ne lui fut imposé. En s'appuyant sur l'analyse des textes, les archives administratives et la jurisprudence, cet essai présente la genèse et l'évolution de ces législations. Il en décrit l'application concrète pour les individus concernés, en insistant davantage sur ceux qui en ont subi les conséquences funestes
Céleste Albaret fut la gouvernante et la seule confidente de Marcel Proust pendant les huit dernières années de son existence, durant lesquelles il acheva l'écriture de son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour, elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à 82 ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : "Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux."
Linck Fabrice ; Soyeur David ; Kempf Nicolas ; Gou
Résumé : Depuis la fondation du camp romain d'Argentoratum jusqu'aux révoltes paysannes du XVIe siècle, suivez la naissance et l'évolution de Strasbourg au fil des grandes secousses de l'Histoire ! Grâce à ses bandes dessinées enrichies de documentaires passionnants, ce Docu-BD vous entraîne, entre grands événements et petites anecdotes, au coeur de la cité alsacienne !
Résumé : Découvrez la saga millénaire des empereurs de Chine ! Son premier volume est consacré à Qin Shi huang, l'enfant captif qui a fini par unifier les sept Royaumes combattants pour devenir le premier empereur, immense souverain pour certains, dictateur médiocre et sanguinaire pour d'autres...
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.